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Funérailles des 21 victimes de l’incendie à Gaza

Au moins 7 enfants figurent parmi les morts ; selon le Hamas, du carburant était stocké dans l'immeuble de trois étages dans le camp de réfugiés de Jabaliya

Des Palestiniens portent les corps de personnes décédées lors d'un incendie dans un appartement, dans le camp de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 18 novembre 2022. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Des Palestiniens portent les corps de personnes décédées lors d'un incendie dans un appartement, dans le camp de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 18 novembre 2022. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Des milliers de Palestiniens ont participé vendredi aux funérailles de 21 membres d’une famille élargie, morts dans l’incendie qui a ravagé une habitation de la bande de Gaza dans des circonstances encore floues.

Le Hamas, groupe terroriste islamiste au pouvoir dans l’enclave palestinienne depuis plus de 15 ans, a indiqué que du carburant était stocké dans l’immeuble de trois étages, situé dans le camp de réfugiés de Jabaliya, sans expliquer les causes du sinistre survenu jeudi soir.

« Nous ne savons pas exactement ce qu’il s’est passé », a déclaré Mahmoud Abou Raya, un proche des victimes, expliquant que le drame était survenu « lors d’une réunion de famille ».

Selon Salah Abou Leila, directeur de l’hôpital de Jabaliya, au moins sept enfants figurent parmi les 21 personnes ayant péri dans l’incendie que les pompiers sont parvenus à maîtriser.

Enveloppées dans des drapeaux palestiniens, les 21 dépouilles ont été transportées à travers une foule compacte dans le camp surpeuplé de Jabaliya vers le cimetière de Beit Lahia, commune limitrophe, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Nous n’avons pas les moyens d’éteindre les grands incendies, surtout dans les endroits étroits et les immeubles » de plusieurs étages, a déploré vendredi auprès de l’AFP un haut responsable de la Sécurité civile.

Israël, qui impose des restrictions sur les déplacements de biens et de personnes vers et à destination de Gaza, afin d’éviter tout détournement de matériel à des fins terroristes, a indiqué qu’il permettrait si nécessaire le passage à des blessés par le checkpoint d’Erez, mais la quinzaine de personnes blessées ont été hospitalisées à Gaza. Elles sont sorties de l’hôpital vendredi, d’après le ministère de la Santé dans l’enclave.

Des Palestiniens observent les pompiers palestiniens éteignent les flammes dans un appartement ravagé par un incendie dans le camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 17 novembre 2022. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Le sinistre « rappelle au monde le drame humain vécu par Gaza sous blocus », dépourvue de « moyens pour gérer les incendies », a estimé le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

Contrôlée par le Hamas depuis 2007, la bande de Gaza est un micro-territoire appauvri de quelque 2,3 millions de Palestiniens.

L’approvisionnement en électricité étant rare, les incendies domestiques sont fréquents dans l’enclave car les habitants recherchent des moyens alternatifs pour faire la cuisine et s’éclairer, y compris les lampes à pétrole.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, basée en Cisjordanie, territoire occupé par Israël, et qui n’a pas autorité à Gaza, a décrété une journée de « deuil national ».

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