« Gardiens des murs » : les actes antisémites ont quadruplé à Londres
Rechercher

« Gardiens des murs » : les actes antisémites ont quadruplé à Londres

Le Premier ministre a condamné la vague "intolérable" d'incidents antisémites, tandis que le maire de Londres a augmenté les patrouilles de police dans les quartiers concernés

Des activistes propalestiniens et leurs partisans brûlent un drapeau israélien lors d'une manifestation en soutien aux Palestiniens devant l'ambassade d'Israël à Londres, le 22 mai 2021. (Crédit :  JUSTIN TALLIS / AFP)
Des activistes propalestiniens et leurs partisans brûlent un drapeau israélien lors d'une manifestation en soutien aux Palestiniens devant l'ambassade d'Israël à Londres, le 22 mai 2021. (Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP)

La police londonienne a révélé avoir enregistré environ quatre fois plus d’incidents antisémites lors la guerre meurtrière de 11 jours que se sont livrés Israël et le Hamas dans la bande de Gaza en mai, qu’à n’importe quel autre moment au cours des trois dernières années.

Au total, 87 incidents antisémites ont été signalés, 65 de plus que le mois précédent, alors que le chiffre mensuel le plus élevé depuis mai 2018 était de 22 incidents, a déclaré la police à l’agence de presse britannique PA.

« Ce type de comportement et d’abus à l’encontre de tout individu ou groupe n’a pas sa place dans notre ville », a affirmé la police londonienne dans un communiqué. « Nous ne le tolérerons pas et nous agirons rapidement et fermement en réponse à tous les crimes signalés de cette nature ».

Cette recrudescence des actes antisémites s’inscrivait dans le contexte d’un nouveau conflit dans la bande de Gaza : du 10 au 21 mai, le Hamas au pouvoir à Gaza et l’armée israélienne se sont livrés une guerre de 11 jours.

La crise a eu de nombreuses répercussions sur les Juifs britanniques : à Londres, le mot « Hitler » a été écrit sur le plafond d’un immeuble et des pierres ont été lancées sur une maison habitée par des personnes juives.

Un résident du quartier de Stamford Hill, dans le nord de Londres, où vit une importante communauté juive hassidique, a déclaré que les pneus de plus de 30 voitures appartenant à des Juifs avaient été crevés.

Images de l’agression d’une femme juive enceinte à Stamford Hill, à Londres, le 18 mars 2021. (Capture d’écran/Twitter)

La police avait arrêté quatre personnes après la diffusion d’une vidéo les montrant en train de crier des insultes antisémites depuis une voiture. Deux hommes avaient également été inculpés dans le cadre d’une attaque sur un rabbin, frappé à la tête avec une brique de béton près de sa synagogue.

Un convoi de voitures filmé sur Finchley Road dont les passagers hurlent des insultes antisémites à Londres, le 16 mai 2021. (Capture d’écran)

Selon le Community Security Trust (CST), association militant contre l’antisémitisme à l’égard des Juifs britanniques, 116 incidents ont été signalés à travers le Royaume-Uni entre le 8 et le 19 mai.

Le Premier ministre Boris Johnson avait condamné la vague « intolérable » d’incidents antisémites, tandis que le maire de Londres Sadiq Khan avait augmenté les patrouilles de police dans les quartiers concernés.

Le CST a enregistré 1 668 incidents antisémites au Royaume-Uni en 2020 – son troisième chiffre annuel le plus élevé – et 1 813 en 2019.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...