GB : légère baisse de l’antisémitisme depuis le record de 2017
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GB : légère baisse de l’antisémitisme depuis le record de 2017

Le nombre d'incidents répertoriés par le CST (Community Security Trust) lors des six premiers mois de 2018 reste le plus important jamais enregistré après le record atteint en 2017

Un camion tagué avec une croix gammée ou des insultes dans un quartier hassidique de Londres, le 14 novembre 2016. (Crédit : Shomrim N.E. London/Twitter)
Un camion tagué avec une croix gammée ou des insultes dans un quartier hassidique de Londres, le 14 novembre 2016. (Crédit : Shomrim N.E. London/Twitter)

Le principal observatoire de l’antisémitisme de la communauté juive au Royaume-Uni a enregistré 727 incidents de haine au cours des six premiers mois de 2018, ce qui reste le chiffre le plus important jamais collecté après le triste record atteint en 2017.

Le rapport établi par le Community Security Trust, (CST), pour le premier semestre 2018 note une baisse de 8 % des incidents de haine anti-juive en comparaison avec la même période pour l’année 2017, a fait savoir le CST dans un document qui a été publié jeudi.

Dans la première moitié de l’année 2017, le CST avait enregistré 786 incidents, ce qui était un chiffre sans précédent depuis que l’organisation avait commencé son travail de contrôle des actes et paroles antisémites en 1984. L’année entière, un total de 1 414 incidents antisémites avait été répertorié – le bilan le plus lourd jusqu’à présent.

Les médias britanniques ont consacré une attention sans précédent à l’antisémitisme depuis 2015, suite à l’élection de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste. Politicien d’extrême-gauche, il a appelé le Hezbollah et le Hamas ses « amis » et il a défendu une fresque antisémite en 2013, entre autres scandales qui ont impliqué les politiques mises en oeuvre par son parti face à l’antisémitisme.

L’ancien responsable de l’organisation-cadre du Board of Deputies des Juifs britanniques a accusé Corbyn de nourrir « des points de vue antisémites » et la responsable actuelle de l’institution a estimé que la formation politique tentait de blanchir son problème de haine antijuive, dont le Board considère Corbyn comme partiellement responsable.

Corbyn, pour sa part, a promis d’expulser de ses rangs tout membre du Labour s’étant rendu coupable d’une déclaration antisémite.

Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste, se promène le long du pont de Westminster dans le centre de Londres, le 23 mars 2017 (AFP Photo / Daniel Leal-Olivas)

Néanmoins, la question de l’antisémitisme dans le parti du Labour apparaît de manière explicite dans seulement 34 incidents depuis le début de l’année 2018, a observé le CST.

Au cours de cette période, le CST a documenté 59 agressions physiques antisémites. Ce chiffre est de 26 % inférieur aux 80 actes de violence enregistrés pendant la première moitié de l’année 2017.

Une agression a eu lieu à Sussex, où un élève d’école élémentaire âgé de 11 ans a été violenté par ses camarades, cette année et l’année dernière, dans le cadre de son école et à ses alentours, à un certain nombre d’occasions. Les violences verbales contre la victime incluaient notamment « mort aux Juifs », « Hitler était vraiment le meilleur » et « brûlez tous les Juifs ».

Il y a eu 43 incidents portant sur des actes de vandalisme et de profanation de biens juifs au cours des six premiers mois de 2018, une baisse de 20 % par rapport aux 54 incidents de ce type enregistrés dans la première moitié de l’année 2017.

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