GB: un homme emprisonné pour avoir menacé une députée
Rechercher

GB: un homme emprisonné pour avoir menacé une députée

Le prévenu a reconnu avoir envoyé une lettre faisant référence à la députée travailliste et pro-européenne Jo Cox, assassinée en 2016 par un sympathisant néo-nazi

La députée britannique Jo Cox (Crédit : Facebook)
La députée britannique Jo Cox (Crédit : Facebook)

Un homme a été condamné à un an de prison au Royaume-Uni pour avoir envoyé une lettre de menaces à une députée, a annoncé vendredi le parquet, qui a donné des conseils de prudence aux candidats aux élections, dans un climat tendu par la crise du Brexit.

Le prévenu, condamné à Sheffield, dans le nord de l’Angleterre, a reconnu avoir envoyé dans une lettre « Cox était la première, tu es la prochaine », à la députée indépendante Anna Soubry. Il faisait ainsi référence à la députée travailliste et pro-européenne Jo Cox, assassinée en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit, par un sympathisant néo-nazi, drame qui avait marqué l’opinion.

La lettre qualifiait aussi Mme Soubry, favorable à un second référendum sur le Brexit, de « traîtresse » et « sans valeur ». Le courrier avait été envoyé à sa permanence parlementaire de Nottingham (centre). Le prévenu fait également l’objet d’une interdiction de contacter la victime ou de s’approcher de son adresse dans sa circonscription pendant 10 ans.

De telles attaques sont « des attaques contre la démocratie dont les auteurs seront poursuivis », a déclaré dans un communiqué le procureur Gerry Wareham, espérant que la peine prononcée « dissuade quiconque envisagerait des actes aussi méprisables contre un parlementaire ou un candidat ».

L’atmosphère politique au Royaume-Uni a connu récemment un regain de tension à l’approche du Brexit prévu le 31 octobre, finalement repoussé de trois mois. Plusieurs dizaines de députés, dont des femmes politiques de premier plan, ont renoncé à se présenter aux élections du 12 décembre en raison de ce climat.

Le parquet britannique a publié vendredi sur son site des conseils à destination des candidats – comme ne pas faire de porte à porte seul, signaler tout fait de menaces ou violence – ainsi qu’un guide de 11 pages, réalisé avec la police et la commission électorale.

« L’intimidation et les comportements injurieux n’ont pas de place dans notre système politique », a déclaré le chef de la commission Bob Posner, cité dans un communiqué.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...