Général : le Sud n’a jamais été aussi calme depuis des années, mais le Hamas prépare la guerre
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Général : le Sud n’a jamais été aussi calme depuis des années, mais le Hamas prépare la guerre

Israël répondra “avec toutes les forces disponibles” s’il est attaqué, prévient le commandant du Sud, Eyal Zamir

Gadi Eizenkot, à gauche, chef d'état-major, et le directeur du Commandement de la région Sud, le général Eyal Zamir, au centre, inspectent le "tunnel terroriste" creusé par le Hamas depuis la bande de Gaza jusque dans le sud d'Israël, le 18 avril 2016. (Crédit : unité des portes-paroles de l'armée israélienne/Flash90)
Gadi Eizenkot, à gauche, chef d'état-major, et le directeur du Commandement de la région Sud, le général Eyal Zamir, au centre, inspectent le "tunnel terroriste" creusé par le Hamas depuis la bande de Gaza jusque dans le sud d'Israël, le 18 avril 2016. (Crédit : unité des portes-paroles de l'armée israélienne/Flash90)

Les communautés israéliennes bordant la bande de Gaza jouissent de la période la plus calme depuis des années, a déclaré mercredi un général israélien, qui a également prévenu que le Hamas utilisait la période de calme pour reconstituer ses forces pour une nouvelle confrontation.

Le général Eyal Zamir, qui dirige le Commandement du Sud de l’armée israélienne, a déclaré que bien qu’Israël ne commencera pas une nouvelle guerre, s’il est attaqué, l’armée répondra « avec toutes les forces disponibles », a annoncé la Deuxième chaîne.

Israël a combattu une guerre de 50 jours contre les hommes du Hamas dans la bande de Gaza à l’été 2014 mais depuis, le fragile cessez-le-feu a été maintenu, le calme n’étant brisé que par des attaques sporadiques à la roquette et des frappes de représailles israéliennes.

La guerre était le troisième affrontement entre Israël et Gaza depuis 2008, et était une tentative de réduire les tirs de roquettes qui étaient devenus quotidiens pour les Israéliens vivant près de la bande de Gaza depuis 2001.

S’exprimant devant des responsables du mouvement des kibboutz, Zamir a déclaré que les deux années écoulées depuis la guerre de 2014 avaient été « les plus calmes, relativement, depuis des décennies » et que de nouvelles familles s’étaient installées dans le Néguev, dans le sud d’Israël, une région qui compte plusieurs collectifs agricoles.

Un membre palestinien des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, pendant une parade militaire anti-Israël marquant le 2° anniversaire de la mort des commandants militaires du Hamas Mohammed Abu Shamala et Raed al-Attar, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza,le 21 août 2016. Crédit : AFP/Said Khatib)
Un membre palestinien des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, pendant une parade militaire anti-Israël marquant le 2° anniversaire de la mort des commandants militaires du Hamas Mohammed Abu Shamala et Raed al-Attar, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza,le 21 août 2016. Crédit : AFP/Said Khatib)

Plusieurs responsables israéliens ont prévenu depuis un an que le Hamas tentait de reconstituer ses forces, son arsenal de roquettes et son réseau de tunnels souterrains, dont certains entrent en Israël.

Israël a annoncé avoir récemment déployé un système souterrain visant à trouver et détruire ces tunnels.

Malgré le calme relatif, les derniers mois ont été marqués par plusieurs affrontements le long de la frontière, entraînant des peurs d’un nouveau conflit.

Ce mois-ci, des coups de feu ont été tirés depuis le nord de la bande de Gaza contre les soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière, et trois combattants du Hamas auraient été blessés après la réponse de l’armée israélienne, des obus de mortiers visant un poste du Hamas, selon des médias palestiniens.

Les tensions le long de la frontière ont aussi augmenté le 22 août, quand une roquette gazaouie a atterri à Sdérot, ville du sud d’Israël, entraînant des représailles israéliennes contre 50 « atouts stratégiques majeurs du Hamas » à l’aide de tanks et de l’aviation.

Le Hamas avait rapidement affirmé que la réponse était une tentative d’Israël de modifier le statu quo à Gaza, ce qu’Israël avait confirmé.

« Vous ne pouvez pas attendre que l’Etat d’Israël permette [au Hamas] de se réarmer, de voler de l’argent aux habitants de Gaza. Ils lèvent des impôts et ne construisent pas des immeubles, mais des tunnels », avait déclaré le lendemain le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, depuis une base militaire de Galilée.

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