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Haut général iranien : Téhéran « a battu » les États-Unis devant le monde entier

Le chef des Forces Al-Qods, Qassem Soleimani, estime également que les Gardiens de la révolution "ont jeté les bases" de la défaite des ennemis régionaux de l'Iran

Le commandant des forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani. (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)
Le commandant des forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani. (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)

Un haut général des Gardiens de la révolution iraniens a clamé mardi que son pays avait « battu » l’armée militaire sous les yeux du monde entier, a rapporté l’agence de presse officielle de Téhéran.

Qassem Soleimani, chef des Forces Al-Qods, faisait peut-être ici référence au drone américain abattu par l’Iran en juin, à la suite de quoi le président Donald Trump avait approuvé une frappe aérienne de représailles, avant de l’annuler à la dernière minute.

S’exprimant lors d’une conférence des commandants des Gardiens de la révolution, il a également affirmé que ses troupes avaient « jeté les bases » de la défaite des ennemis régionaux de Téhéran.

Les tensions ont augmenté dans le Golfe persique depuis mai 2018 et la décision unilatérale de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et de réappliquer de lourdes sanctions pour mener une campagne de « pression maximum ». L’Iran a réagi ces derniers mois en réduisant ses engagements pris dans le cadre de l’accord, et les États-Unis ont déployé des soldats et des éléments militaires dans la région.

Les choses se sont aggravées après des attaques sur des installations pétrolières saoudiennes le mois dernier ayant sévèrement restreint la production de pétrole du pays.

Les rebelles houthis au Yémen en ont revendiqué la responsabilité, mais Washington a déterminé que les attaques avaient impliqué des missiles de croisière iraniens et équivalaient à « une déclaration de guerre ».

De son côté, l’Arabie saoudite, engagée depuis cinq ans dans une guerre de l’autre côté de sa frontière sud au Yémen, a accusé l’Iran d’avoir « sans aucun doute parrainé » les attaques.

Téhéran a démenti toute responsabilité.

Le commandant des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, a mis en garde que tout pays attaquant l’Iran serait le « principal champ de bataille » du conflit qui en résulterait.

Dimanche, le New Yorker rapportait qu’Emmanuel Macron avait failli réussir à organiser un entretien téléphonique entre Trump et son homologue iranien, Hassan Rouhani, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière. L’initiative n’a pas abouti en raison du manque de confiance accordée au président américain par le dirigeant iranien.

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