Hillary Clinton défend avec force l’accord sur le nucléaire iranien
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Hillary Clinton défend avec force l’accord sur le nucléaire iranien

La candidate démocrate aux élections présidentielles s'est dit convaincue que l'accord était aussi un développement positif pour la sécurité d'Israël

Hillary Clinton au Global Town Hall Crédit : capture d'écran YouTube, via US Department of State)
Hillary Clinton au Global Town Hall Crédit : capture d'écran YouTube, via US Department of State)

Hillary Clinton, favorite du camp démocrate dans la course à la Maison Blanche, a défendu mercredi avec force l’accord sur le nucléaire iranien, un texte « fort » qui devra, a-t-elle souligné, être appliqué avec la plus grande fermeté.

« Est-il parfait ? Bien sûr que non. Est-ce un accord fort ? Oui. (…) C’est la raison pour laquelle je soutiens cet accord », a déclaré l’ancienne secrétaire d’Etat lors d’une allocution à la Brookings Institution, dans le centre de Washington.

« Soit nous avançons sur la voie de la diplomatie (…) soit nous nous engageons sur une voie plus dangereuse menant à un avenir plus incertain et plus risqué », a-t-elle affirmé, affirmant sa conviction que cet accord était aussi un développement positif pour la sécurité d’Israël.

« Nous ne devons absolument pas rejeter (le texte) », a-t-elle encore ajouté. Les républicains, vent debout contre un accord qu’ils jugent dangereux, ont tenté en vain de rallier suffisamment d’élus démocrate pour faire barrage au texte au Congrès.

Reprenant largement la position mise en avant par l’administration Obama depuis plusieurs mois, Mme Clinton a martelé que son message à l’Iran serait sans ambigüité : « Les Etats-Unis ne vous laisseront jamais acquérir l’arme nucléaire ».

« Je n’hésiterai pas à agir militairement si l’Iran essaye de développer l’arme nucléaire », a-t-elle ajouté, affirmant aussi que les Etats-Unis devraient être prêts à réinstaurer des sanctions, de manière unilatérale si nécessaire, contre Téhéran.

L’ancien secrétaire d’Etat a déclaré mercredi matin qu’elle inviterait le Premier ministre israélien à une réunion à la Maison Blanche au cours de son premier mois dans le bureau ovale si elle venait à être élue présidente. L

A la tête de la diplomatie américaine de 2009 à 2013, Hillary Clinton a joué un rôle centrale dans la mise en place de la politique de l’administration Obama vis-à-vis de Téhéran, mélange de fermeté et de main tendue.

Elle a en particulier été en première ligne dans l’adoption en 2010 à l’ONU d’une série de sanctions économiques particulièrement pénalisantes pour l’Iran.

Dès la signature de l’accord, le 14 juillet à Vienne, elle avait exprimé son « soutien », tout en soulignant que la signature du texte n’était que le début d’un long processus.

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