Inculpation après l’attaque à la voiture-bélier à Jérusalem du 6 février
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Inculpation après l’attaque à la voiture-bélier à Jérusalem du 6 février

Sanad al-Turman est visé par des charges de terrorisme pour une attaque sur des soldats israéliens avant une cérémonie au mur Occidental à Jérusalem le mois dernier

Sand Al-Turman, le suspect d'une attaque à la voiture bélier qui a blessé une dizaine de soldats israéliens à la Première Gare de Jérusalem il y a quelques semaines, est présenté au tribunal de Jérusalem le 11 mars 2020. 
(Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)
Sand Al-Turman, le suspect d'une attaque à la voiture bélier qui a blessé une dizaine de soldats israéliens à la Première Gare de Jérusalem il y a quelques semaines, est présenté au tribunal de Jérusalem le 11 mars 2020. (Photo par Olivier Fitoussi/Flash90)

Mercredi, les procureurs ont inculpé Sanad al-Turman de faits de terrorisme pour une tentative de meurtre lors d’une attaque à la voiture bélier du mois dernier qui a blessé une dizaine de soldats israéliens à Jérusalem.

Le document d’inculpation explique qu’avant le lever du jour le 6 février, Sanad al-Turnam a foncé avec sa voiture contre un groupe de soldats de la brigade Golani qui se trouvaient dans la rue David Remez de Jérusalem devant la Tahanat HaRishona un centre populaire de divertissement, blessant 12 d’entre eux.

L’armée a déclaré que les soldats appartenant à brigade Golani se trouvaient à la la Tahanat HaRishona pour une « visite du patrimoine » avant une cérémonie d’intronisation qui devait avoir lieu tôt le matin au mur Occidental.

Selon le dossier d’inculpation, Turman a remarqué des soldats en train de faire leur visite, « réduisant sa vitesse, roulant à côté des soldats et envisagent de mener un attentat à la voiture-bélier », avant de se rendre compte que cela ne réussirait pas. Il a alors quitté la zone.

Pourtant, six minutes plus tard, il est revenu sur place et a décidé de renverser les soldats. « Il a appuyé sur l’accélérateur, a pris de la vitesse et a dirigé sa voiture en direction des soldats » qui étaient déjà par terre, relate le document d’inculpation.

Les médecins sur les lieux d’une attaque à la voiture-bélier présumée à Jérusalem, le 6 février 2020 (Crédit : MDA)

La famille de Turman a affirmé que ce n’était pas une attaque terroriste, mais plutôt un accident de la route après qu’il est monté accidentellement sur le trottoir avec son véhicule.

Après l’attaque, ce dernier a rapidement quitté la scène, abandonnant son véhicule dans la ville cisjordanienne de Beit Jala, au sud de Jérusalem. Il a été arrêté au carrefour du Gush Etzion dans le centre de la Cisjordanie. Le service de sécurité du Shin Bet avait annoncé qu’il s’agissait d’un résident de 25 ans du quartier de Jérusalem-Est d’A-Tur. Il n’avait pas d’antécédents d’activités terroristes.

Des officiels de la sécurité ont fermement démenti l’idée qu’il s’agissait d’un accident et l’affirmation selon laquelle Turman était en chemin pour se rendre quand il a été arrêté. Les officiels ont déclaré qu’il avait forcé un barrage de sécurité avant de s’enfuir et que des soldats présents au moment de l’attaque n’avaient pas sorti leurs armes pour qu’il ne se sente pas en danger.

Selon les officiels de sécurité, Turman avait publié plusieurs messages sur Facebook signalant éventuellement ses intentions, écrivant notamment : « J’ai trouvé mes réponses » ou alors « quiconque cherche la paix avec l’ennemi vit dans l’illusion. Ne jamais se rendre ».

L’incident est intervenu en pleine montée des tensions après la publication du plan de paix du président Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Des soldats de la brigade Golani, quelques heures après avoir été blessés lors d’une attaque à la voiture-bélier, participent à leur cérémonie d’intronisation, le 6 février 2020. En médaillon : l’assaillant présumé Sanad al-Tourman. (Armée israélienne, médias sociaux)

Le même jour de cette attaque à la voiture bélier, un soldat israélien a été légèrement blessé dans une attaque à l’arme à feu le long d’une route à proximité de l’implantation du centre de la Cisjordanie de Dolev, et un officier de la police des frontières a été légèrement blessé quand un terroriste a ouvert le feu sur lui à proximité du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem.

La veille, le groupe terroriste du Hamas avait appelé les Palestiniens à renforcer les confrontations avec Israël après que les forces de sécurité israélienne ont abattu un adolescent palestinien qui, selon Tsahal, avait lancé un cocktail Molotov sur des soldats lors d’affrontements dans la ville cisjordanienne de Hébron. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a fréquemment encouragé les Palestiniens en Cisjordanie à défier les forces de sécurité israéliennes et les habitants d’implantations.

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