Israël annonce une future visite du ministre des Affaires étrangères bahreïni
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Israël annonce une future visite du ministre des Affaires étrangères bahreïni

Abdullatif bin Rashid al-Zayani sera le premier ministre du Golfe à se rendre publiquement dans l’État hébreu ; Manama n'a pas confirmé

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères bahreïni Abdullatif al-Zayani s'exprime lors de l'arrivée d'une délégation israélo-américaine à l'aéroport international de Bahreïn, le 18 octobre 2020 (Crédit : RONEN ZVULUN / POOL / AFP)
Le ministre des Affaires étrangères bahreïni Abdullatif al-Zayani s'exprime lors de l'arrivée d'une délégation israélo-américaine à l'aéroport international de Bahreïn, le 18 octobre 2020 (Crédit : RONEN ZVULUN / POOL / AFP)

Lors du plénum de la Knesset mardi, le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi a annoncé que son homologue à Bahreïn Abdullatif bin Rashid al-Zayani avait l’intention de se rendre prochainement en Israël.

Al-Zayani sera le premier ministre du petit royaume du Golfe à se rendre publiquement en Israël.

Lior Hayat, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a confirmé que le diplomate bahreïni prévoyait une visite, mais n’a donné aucun détail supplémentaire.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Bahreïn n’a pas confirmé qu’al Zayani avait l’intention de se rendre dans l’État hébreu.

Ashkenazi a spontanément annoncé les projets de voyage d’al-Zayani durant un discours précédant le vote visant à approuver l’établissement de relations diplomatiques entre Jérusalem et Manama, s’éloignant du texte de son allocution.

Il a remercié l’administration du président américain Donald Trump pour la négociation de l’accord Israël-Bahreïn, ajoutant que « nous devons aussi remercier le roi de Bahreïn, le prince héritier Salman Bin Hamad et mon homologue, le ministre des Affaires étrangères al-Zayani, qui viendra prochainement en Israël ».

« Au-delà de la reconnaissance, il y a un potentiel pour le changement. Une nouvelle ère s’ouvre à nous. L’ère d’un discours différent, sur la paix et la coopération, une nouvelle voie qui nous permettra de relier les pays du Moyen-Orient, des relations commerciales, touristiques, de transport, un partenariat, des relations d’humain à humain, de société à société, de commerce à commerce, pas seulement entre les gouvernements », a-t-il dit.

« Cette paix peut devenir une paix chaleureuse. C’est une opportunité pour appeler les Palestiniens à se joindre au dialogue et à ce chemin que nous commençons à tracer. Il est l’heure d’avoir un dialogue d’unité et de créer une paix véritable. Et oui, sans prérequis », a déclaré Ashkenazi face au plénum.

« Dans une certaine mesure, al-Zayani a été la figure de proue du processus de normalisation entre Bahreïn et Israël. Il a signé les Accord d’Abraham et une ‘Déclaration de Paix’ avec Israël le 15 septembre lors d’une cérémonie à la Maison Blanche. »

De gauche à droite : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin Zayed Al-Nahyan saluent du balcon Truman à la Maison Blanche après avoir participé à la signature des accords d’Abraham, par lesquels les pays du Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à Washington DC, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB/AFP)

Le 25 octobre, il a signé huit accords bilatéraux, notamment un « Communiqué conjoint sur l’établissement de relations diplomatiques, pacifiques et amicales » avec Israël durant une cérémonie à Manama.

« Nous saluons le gouvernement israélien pour sa réactivité dans la réalisation de ce pas historique », avait-il déclaré à l’époque.

Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Abdullatif bin Rashid al-Zayani, et le conseiller à la sécurité nationale israélien Meir Ben Shabbat, lors de la cérémonie de signature d’un accord de paix entre Israël et Bahreïn à Manama, le 18 octobre 2020. (Crédit :Matty Stern/Ambassade américaine à Jérusalem)

Le roi de Bahrein Hamad bin Isa Al-Khalifa « croit en l’importance du renforcement des valeurs de tolérance, de coexistence et de compréhension mutuelle entre les différentes cultures et les religions », a dit le haut diplomate, notamment dans une région où « les peuples ont souffert de nombreux conflits et luttes ».

« La question palestinienne doit être résolue par le biais de négociations directes entre les deux parties, pour parvenir à une solution qui satisfera les deux parties et permettra de parvenir à une solution à deux États, conformément aux principes de l’Initiative de paix arabe et au droit international », a indiqué al-Zayani.

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