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La vente de S-300 à l’Egypte laisse Israël indifférent

Tout en mettant en garde contre l'acquisition par l'Iran du système russe, l'Armée de l'Air est plus optimiste à propos du Caire

Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0  via Wikimedia Commons)
Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0 via Wikimedia Commons)

Le Commandant de l’Armée de l’Air, Amir Eshel, a balayé les inquiétudes concernant l’acquisition par l’Egypte du système de défense aérienne russe S-300.

Lors d’une conférence, Eshel a fait part mercredi de l’inquiétude d’Israël : avec la vente imminente du système S-300 à l’Iran, il serait plus difficile d’arrêter militairement le programme nucléaire de l’Iran, ce qui pourrait également rendre plus difficile de l’arrêter diplomatiquement.

« Il (un S-300 aux mains de l’Iran) est un très grand défi. Il est un problème stratégique bien avant d’être un problème opérationnel », a déclaré Eshel, selon l’agence Reuters.

« Quelqu’un qui dispose d’un S-300 se sent protégé et peut agir de façon plus agressive de ce fait. »

Interrogé pour savoir si Israël était également préoccupé par les informations du mois de mars qui suggéraient que l’Egypte allait également acquérir le système, Eshel a répondu : « Vous plaisantez ? Nous sommes en paix avec eux. »

Des informations non confirmées sur cette vente à l’Egypte ont été publiées en mars par l’agence de presse russe TASS, affirmant que Le Caire s’apprêtait à acquérir des batteries du système Antey-2500, une variante du S-300, pour plus d’un milliard de dollars.

« Nous sommes tous pour que l’Egypte obtienne des États-Unis ce dont elle a besoin pour la lutte antiterroriste », aurait récemment dit un officier militaire israélien de haut rang cité par l’agence Reuters.

« Le problème est que le S-300 n’a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme. »

Un responsable américain a déclaré à l’agence de presse qu’il avait entendu des doutes « en sourdine » sur le contrat avec l’Égypte, mais que « les Israéliens semblaient s’y être résignés », selon les termes de Reuters.

« Ils ont un problème parce qu’ils nous disent que nous devrions donner (à l’Egypte) tout ce kit pour le Sinaï, et pourtant ils ont des problèmes avec certains autres systèmes d’armes. Ils savent que c’est un message ambigu, et ils ne veulent pas prendre de risque avec cela », a déclaré le responsable américain.

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