Israël teste la cicatrisation par laser et fibre optique
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Israël teste la cicatrisation par laser et fibre optique

Cette technologie a été développée par des chercheurs rattachés à l’Ecole de physique de l’université de Tel-Aviv

Le campus de l'université de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Andrew Tobin)
Le campus de l'université de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Andrew Tobin)

Des chercheurs rattachés à l’Ecole de physique de l’université de Tel-Aviv ont développé une technique qui permettrait de greffer des cornées par un système combinant rayon laser et fibre optique, rapporte Silicon Wadi.

L’objectif de cette méthode est de remplacer les classiques points de sutures.

L’étude a été publiée dans la revue Proceedings of SPIE et a été réalisée avec la collaboration de plusieurs professeurs dont les docteurs David Varssano, Irina Barequet et Yishai Porat, sous la direction du professeur Abraham Katzir, directeur du groupe de recherches de physique appliquée à l’université de Tel-Aviv.

Ce dernier explique que la difficulté réside dans l’absence de contrôle de la température du rayon laser.

Recoudre des plaies à l’aide d’un laser n’est pas une idée nouvelle mais l’impossibilité de contrôler la température du laser empêche la mise en place d’un tel procédé.

L’ambition des chercheurs est de trouver la technologie qui leur permettra de contrôler cette température. C’est là qu’intervient la fibre optique constituée de cristaux d’halogénures d’argent !

Cette technologie développée par le groupe de recherche permet à la fibre optique de transmettre la lumière invisible infrarouge.

Le processus consiste à juxtaposer deux fibres optiques. La première fait passer le rayon laser chauffant sur la suture à souder. La seconde mesure la température et la maintient à 65°C.

Cette méthode a été testée et s’est révélée performante. Elle permet des sutures puissantes et esthétiques.

La poursuite des recherches consiste à réunir les deux fibres optiques en une seule pour éviter trop de manipulation sur la mesure de la température.

Le groupe de recherche attend maintenant l’autorisation pour effectuer des essais cliniques.

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