Plus de 10 000 nouveaux cas de COVID-19 samedi
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Plus de 10 000 nouveaux cas de COVID-19 samedi

Le taux de reproduction de base - R0 - est en hausse ; les centres de dépistage sont pris d'assaut avant Yom Kippour ; plus de 1400 pèlerins d'Ouman ont été testés positifs

Des employés pratiquent des tests à la COVID-19 dans un centre de dépistage de type Drive-in à Modiin, le 10 septembre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Des employés pratiquent des tests à la COVID-19 dans un centre de dépistage de type Drive-in à Modiin, le 10 septembre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Israël a enregistré plus de 10 000 nouveaux cas de coronavirus samedi, un chiffre particulièrement élevé pour un week-end, ce qui tempère les espoirs que le pays puisse avoir passé le cap de la vague d’infections actuelle.

Le nombre de malades hospitalisés dans un état grave continue également à grimper, atteignant 697 personnes.

Le bilan des décès a aussi augmenté, avec 7 338 Israéliens qui ont succombé à une forme grave de la COVID-19 depuis le début de la pandémie. La station de radio Kan a fait savoir que l’une des personnes décédées cette nuit était un jeune âgé de seulement 21 ans qui ne s’était pas fait vacciner. Il est mort à l’hôpital Wolfson de Holon.

Samedi, ce sont 10 084 nouveaux cas qui ont été identifiés, indiquent les données du ministère, ce qui est surprenant dans la mesure où le nombre des infections est habituellement relativement bas le week-end. 769 nouveaux cas ont été détectés dans la matinée de dimanche – ce qui amène le nombre de cas actifs dans le pays à 83 930.

Sur les 155 871 tests qui ont été réalisés samedi, 6,6% étaient positifs.

Le taux de propagation de la maladie – le taux de reproduction de base – est de 0,96. Une valeur de transmission supérieure à 1 indique une accélération de la pandémie.

Un employé de l’hôpital Shaare Zedek sort des médicaments à Jérusalem, le 31 août 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Les données du ministère de la Santé montrent que 6,5 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin contre le coronavirus, que plus de 5,5 millions ont bénéficié des deux doses et qu’une injection de rappel a été administrée à 2,8 millions d’Israéliens.

Une haute-responsable de la Santé a déclaré vendredi que la majorité des patients hospitalisés pour des complications liées à la COVID-19 n’étaient pas vaccinés.

Sharon Alroy-Preis, cheffe de la santé publique au sein du ministère de la Santé, a précisé que presque tous les patients placés sous respirateur n’avaient pas été immunisés. De plus, sur les 27 malades placés sous ECMO (Oxygénation par membrane extracorporelle) – la majorité est âgée de moins de 60 ans – 90% n’étaient pas vaccinés, a continué Alroy-Preis.

Des membres de l’équipe de l’hôpital Hadassah Ein Kerem portent des équipements de sécurité en travaillant dans le pavillon réservé au coronavirus, le 1er février 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Par ailleurs, les files d’attente n’avaient pas diminué dans les centres de dépistage dans la journée de dimanche – avec l’inquiétude que la situation pourrait bien encore empirer pendant la semaine avec la fermeture des structures pour Yom Kippour. Les centres de dépistage doivent fermer mercredi à midi et ils ne devraient pas rouvrir avec vendredi matin, ce qui pourrait entraîner des attentes encore plus longues et des patients dans l’incapacité de se faire tester pour quitter de manière anticipée leur mise à l’isolement.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Salman Zarka, a indiqué dimanche que 30 équipes supplémentaires rejoindraient les centres de dépistage de tout le pays dans les prochains jours pour tenter d’écourter l’attente des Israéliens qui viennent en grand nombre se faire dépister en amont de Yom Kippour. De plus, le député Gilad Kariv a demandé au ministère de la Santé de réfléchir à prolonger la validité des tests antigéniques en la faisant passer de 24 heures à 48 heures pour Yom Kippour.

Environ 27 000 tests ont été réalisés, le 9 et le 10 décembre, à l’aéroport Ben-Gurion sur les voyageurs de retour au sein de l’État juif. 16 388 dépistages ont été effectués sur des fidèles revenant d’un pèlerinage sur un tombeau d’Ouman, en Ukraine – qui attire des dizaines de milliers de Juifs religieux pendant la fête de Rosh Hashana, qui s’est achevée mercredi soir.

Illustration — Des hommes juifs ultra-orthodoxes portant un parchemin et des bagages arrivent à l’aéroport Ben Gourion le 9 septembre 2021, après avoir passé la fête de Rosh HaShana (Nouvel an juif) dans la ville ukrainienne centrale d’Ouman. (JACK GUEZ / AFP)

Selon le site Ynet, plus de 1 400 passagers en provenance d’Ukraine ont été testés positifs à la COVID-19 à l’aéroport. De nouveaux arrivants sont par ailleurs soupçonnés d’avoir présenté de faux résultats négatifs de tests à la COVID-19 alors qu’elles étaient malades. Des dizaines de personnes soupçonnées d’avoir présenté de faux documents de ce type ont été arrêtées jeudi et elles seront probablement mises en examen.

Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins, originaires d’Israël dans leur majorité, se rassemblent lors de Rosh Hashana à Ouman, là où a été enterré Rabbi Nachman, un sage du 18è siècle qui a fondé le mouvement hassidique de Bratslav. D’autres Juifs religieux viennent de tous les pays du monde à cette occasion.

Cette année, ce sont environ 30 000 fidèles qui ont fait le voyage et un cadre sanitaire avait été établi pour le pèlerinage – port du masque lors des rassemblement, règles de distanciation sociale – de manière à éviter la propagation du virus lors de l’événement. Toutefois, des images parues dans les médias ont montré de nombreux fidèles le visage nu, se côtoyant étroitement et en très grand nombre, notamment aux abords des centres de dépistage.

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