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Jack Sullivan : « Un accord israélo-saoudien serait gros »

Le conseiller américain à la sécurité nationale a éludé la question d'une éventuelle rencontre entre Joe Biden et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, s'exprimant lors de la séance d'information quotidienne à la Maison Blanche, à Washington, le 12 décembre 2022. (Crédit : Susan Walsh/AP)
Le conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, s'exprimant lors de la séance d'information quotidienne à la Maison Blanche, à Washington, le 12 décembre 2022. (Crédit : Susan Walsh/AP)

Le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a été invité mardi lors d’un point de presse à confirmer les informations selon lesquelles le président américain Joe Biden envisage de rencontrer le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane – également connu sous le nom de MBS – en marge de la conférence du G20 le mois prochain afin de discuter d’un éventuel accord de normalisation israélo-saoudien.

Sullivan a éludé la question, l’utilisant plutôt pour réitérer pourquoi Washington s’est engagé à obtenir un tel accord de normalisation, tout en ne fournissant aucune nouvelle information concernant l’effort.

« La paix entre l’Arabie saoudite et Israël serait une opération importante. Elle permettrait d’établir une région du Moyen-Orient plus intégrée et plus stable. Elle contribuerait à créer une situation dans laquelle les pays de la région, dont ceux qui ont signé les Accords d’Abraham, Israël et l’Arabie saoudite, pourraient collaborer dans tous les domaines, de l’économie à la technologie en passant par la sécurité régionale. »

« Cela profiterait fondamentalement aux États-Unis d’Amérique, car nous avons intérêt à ce que le Moyen-Orient soit plus intégré et plus stable, et que la désescalade soit le mot d’ordre du jour. »

« Les États-Unis ont également intérêt à entretenir des relations et un partenariat constructifs et efficaces avec Israël et l’Arabie saoudite, car nous travaillons sur une série d’intérêts communs. Nous voyons cela à travers le prisme de nos relations avec chaque pays, de leurs relations mutuelles et de la relation d’une paix entre Israël et l’Arabie saoudite avec la cause plus large de la stabilité régionale. »

« De notre point de vue, il est utile de poursuivre cet objectif. Il y a beaucoup d’éléments en jeu, nous devons tous les examiner et nous le ferons de la manière la plus efficace et la plus systématique possible. En d’autres termes, lorsque nous aurons davantage de choses à vous communiquer, nous le ferons. »

« Enfin, en ce qui concerne MBS, je n’ai rien à annoncer sur le G20, mais au fur et à mesure que nous nous rapprocherons et que nous commencerons à préciser le calendrier exact, nous partagerons plus d’informations sur la question des réunions bilatérales », a déclaré Sullivan.

Fin juillet, le président américain Joe Biden avait fait allusion à de possibles progrès dans un accord de normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite, le lendemain du jour où de hauts fonctionnaires de la Maison Blanche s’étaient rendus à Jeddah pour des discussions sur un accord qui comprendrait un renforcement massif des liens de sécurité entre Ryad et Washington, et des concessions israéliennes significatives aux Palestiniens visant à maintenir en vie les perspectives d’une solution à deux États.

Mais après la publication d’un article début août selon lequel les responsables américains et saoudiens se seraient mis d’accord sur les termes généraux d’un éventuel accord de normalisation israélo-saoudien, un responsable israélien a déclaré qu’il n’y avait pas eu de progrès tangibles.

Dans le même temps, le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, avait déclaré aux législateurs du Parti démocrate en visite en Israël qu’il s’opposait à éventuel accord de normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite qui permettrait à Ryad d’enrichir de l’uranium.

Dans le cadre d’un accord potentiel, Ryad cherche à obtenir un traité de sécurité mutuelle de type OTAN qui obligerait les États-Unis à se porter à son secours en cas d’attaque ; un programme nucléaire civil contrôlé et soutenu par les États-Unis ; et la possibilité d’acheter à Washington des armements plus avancés tels que le système de défense anti-missile balistique THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), qui pourrait être utilisé pour lutter contre l’arsenal de missiles de plus en plus important de l’Iran, a écrit Thomas L. Friedman dans son article du New York Times, confirmant un précédent article du Times of Israel.

En échange, les États-Unis attendent de Ryad qu’il offre un programme d’aide d’une ampleur sans précédent aux institutions palestiniennes de Cisjordanie, qu’il réduise de manière significative ses accords avec des entreprises high-tech chinoises telles que Huawei, qu’il utilise des dollars américains au lieu de la monnaie chinoise pour fixer le prix des ventes de pétrole, qu’il rejette le projet de Pékin d’établir une base militaire sur le sol saoudien et qu’il contribue à mettre fin à la guerre civile au Yémen, selon l’éditorialiste, qui a obtenu plusieurs entretiens récents avec Biden et qui est considéré comme un proche du président.

Quant aux mesures spécifiques qu’Israël devra prendre à l’égard des Palestiniens, elles n’ont pas encore été définies. Un diplomate au fait du dossier avait déclaré au Times of Israel que Ryad n’était pas encore suffisamment au fait de la question pour formuler des demandes spécifiques.

Le diplomate a déclaré que la question n’était pas « urgente » pour MBS et qu’il avait peu de sympathie pour la direction actuelle de l’Autorité palestinienne (AP). Toutefois, le prince héritier reconnaît également qu’il ne peut pas conclure un accord avec Israël en négligeant les Palestiniens, compte tenu de l’opinion publique en Arabie saoudite et du fait que le royaume se considère comme le gardien des lieux saints musulmans, a ajouté le diplomate.

Pour sa part, Netanyahu avait confirmé que la question palestinienne n’était qu’une case « à cocher (…) pour dire qu’on l’a fait », indiquant qu’il ne s’attendait pas à ce que les exigences sur ce front soient particulièrement élevées.

Lazar Berman a contribué à cet article.

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