Rechercher

James Levine, suspendu du MET, après des accusations d’agressions sexuelles

Le chef d'orchestre aurait procédé dans les années 1980 à des attouchements sur un mineur de 15 ans

James Levine (Crédit : Capture d’écran YouTube)
James Levine (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le Metropolitan Opera de New York a suspendu dimanche soir toute collaboration avec son directeur musical honoraire, le mythique chef d’orchestre James Levine, accusé d’agressions sexuelles dans les années 1980.

Dans un communiqué, Peter Gelb, directeur-général du « Met », a annoncé que James Levine, 74 ans, ne sera plus à l’affiche cette saison et qu’un ancien procureur avait été engagé pour faire la lumière sur les accusations portées contre lui.

Au terme de la saison 2015-16, James Levine avait pris sa retraite officielle — mettant fin à une carrière de 40 ans au sein du Met — pour raisons de santé, étant atteint de la maladie de Parkison. Mais il restait jusqu’ici directeur musical honoraire de l’institution. Il lui arrivait également de revenir y diriger des opéras, comme ce fût le cas samedi pour sa dernière prestation, le « Requiem » de Verdi.

Au cours de sa longue carrière, il avait notamment dirigé les trois ténors, Placido Domingo, Jose Carreras et Luciano Pavarotti.

« En se fondant sur ces nouvelles informations, le Met a pris la décision d’agir dès maintenant, en attendant les résultats de l’enquête », a déclaré Peter Gelb.

« C’est une tragédie, pour tous ceux dont la vie a été affectée », a ajouté le directeur-général de l’opéra.

Robert J. Cleary, l’ancien procureur de l’Etat du New Jersey, qui mènera l’enquête pour le compte du Met, est bien connu pour avoir poursuivi Ted Kaczynski, le militant écologiste surnommé « Unabomber », auteur de colis piégés meurtriers, condamné à la prison à vie en 1998.

En 2016, un rapport de la police de l’Illinois (nord des Etats-Unis) avait fait état de ces accusations, mais « James Levine avait affirmé qu’elles étaient totalement fausses et nous nous en étions remis à l’enquête de la police », précise la direction du Met.

Selon le New York Post, le procureur local n’aurait retenu aucune charge.

Ces accusations ne peuvent pas faire l’objet de poursuites judiciaires, car le délai de prescription pour un crime sexuel sur mineur dans l’Etat de l’Illinois est dépassé de neuf ans.

Les faits auraient débuté en 1985 quand la victime présumée avait 15 ans et le chef d’orchestre 41, et se sont poursuivis jusqu’en 1993, selon les quotidiens New York Post et New York Times.

« Il m’a embarrassé, m’a fait me sentir coupable », a déclaré la victime présumée, âgée désormais de 48 ans, dans sa déclaration à la police, selon le New York Post. « J’ai été blessé émotionnellement, perdu, paralysé ».

Les attouchements sexuels auraient débuté par des caresses sur la main du jeune homme « de façon prolongée et incroyablement sensuelle », ce qui l’aurait mis « très mal à l’aise ». L’homme accuse ensuite James Levine de lui avoir caressé le sexe dans une chambre d’un hôtel de luxe à Lake Forest, où la scène se serait reproduite « des centaines de fois » au cours des années.

Toujours d’après le New York Post, l’homme aurait affirmé aux policiers de Lake Forest (Illinois) que James Levine avait pris l’habitude de se masturber devant lui et de lui embrasser le sexe.

Ses rencontres avec Levine, sous prétexte de parler de ses ambitions dans le monde de la musique classique, se seraient poursuivies jusqu’en 1993. En plus de divers cadeaux comme des baguettes de chef d’orchestre, Levine lui aurait donné 50 000 dollars en liquide au fil des ans.

La victime présumée affirme que ces agressions « l’ont mené au bord du suicide ». « Je me sentais seul, effrayé. Il essayait de me séduire. Je ne pouvais pas voir ce qu’il se passait. Maintenant je peux. », aurait-il déclaré à la police.

« James Levine n’était pas quelqu’un à qui on pouvait dire non », aurait-il ajouté.

« Nous sommes profondément troublés par les articles de presse (…) sur James Levine », avait réagi samedi le Metropolitan Opera, affirmant conduire « une enquête pour déterminer si les accusations d’agressions sexuelles sont vraies » afin de prendre « les mesures appropriées ».

Depuis l’éclatement de l’affaire Harvey Weinstein en octobre, d’innombrables scandales autour d’accusations de harcèlement, d’agressions voire de viols ont éclaté, touchant, outre le cinéma, d’autres secteurs (médias, politique, etc.) dans de nombreux pays.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.