Jérusalem : l’Iran condamne le veto américain à l’ONU
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Jérusalem : l’Iran condamne le veto américain à l’ONU

La position des États-Unis prouve qu'ils cherchent "à obtenir un compromis en piétinant les droits des Palestiniens", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne

Bahram Ghassemi, porte-parole de et chef de la la diplomatie iranienne, le 13 novembre 2017. (Crédit : Wikimédia CC BY 4.0)
Bahram Ghassemi, porte-parole de et chef de la la diplomatie iranienne, le 13 novembre 2017. (Crédit : Wikimédia CC BY 4.0)

L’Iran a condamné mardi le veto opposé la veille par les États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire échec à une résolution condamnant leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Le gouvernement américain (…) a prouvé par ce veto qu’il cherche à obtenir un compromis (dans le conflit israélo-palestinien) en piétinant les droits des Palestiniens », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bahram Ghassemi, dans un communiqué.

Le gouvernement du président américain Donald Trump avait annoncé le 6 décembre qu’il reconnaissait Jérusalem comme la capitale d’Israël et qu’il entendait transférer dans la Ville sainte son ambassade en Israël actuellement à Tel Aviv.

Washington a mis lundi son veto à une résolution de l’ONU condamnant cette décision. Le texte, approuvé par un vote unanime des 14 autres membres du Conseil de sécurité, soulignait que le statut de Jérusalem « doit être résolu par la négociation », et faisait état de « profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem », sans toutefois mentionner les États-Unis.

La décision américaine est « une violation flagrante des résolutions internationales » sur le conflit israélo-palestinien, et l’Iran la « condamne fermement », a ajouté M. Ghassemi, exhortant « la communauté internationale à (…) empêcher sa mise en œuvre afin de protéger la paix et la sécurité mondiale ».

Sur un autre sujet, M. Ghassemi a indiqué que le ministère avait convoqué l’ambassadeur de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains, pour lui transmettre un message de « protestation officielle et ferme » après les accusations lancées jeudi par la représentante américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Celle-ci a affirmé lors d’une conférence de presse avoir des éléments prouvant « irréfutablement » que l’Iran a fourni aux rebelles yéménites Houthis un missile de longue portée tiré sur le territoire saoudien début novembre.

L’Iran, qui soutient ces rebelles, mais dément leur fournir des armes, avait immédiatement réagi jeudi aux propos de Mme Haley en rejetant « catégoriquement » cette accusation, décrite par Téhéran comme « infondée, irresponsable, provocatrice et destructive ».

L’Iran et les États-Unis n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980.

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