Journal d’une Juive française à Paris sous l’Occupation
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Journal d’une Juive française à Paris sous l’Occupation

Historien et juriste, David Fuks publie le carnet - découvert il y a 25 ans - qu’a tenu sa grande-mère juive, Raymonde Rose, pendant la guerre

Couverture du Journal d’une Juive française à Paris sous l’Occupation [1939-1943]. (Crédit : Éditions de Paris)
Couverture du Journal d’une Juive française à Paris sous l’Occupation [1939-1943]. (Crédit : Éditions de Paris)

Après le décès de sa grand-mère, Raymonde Hacker, épouse Rose, en 1997, David Fuks a découvert le journal qu’elle avait tenu entre 1939 et 1943, pendant la guerre. Enseveli sous une pile de draps, dans l’appartement où son père avait exercé son métier de tailleur, l’existence du carnet lui était jusqu’alors restée méconnue.

Ce récit, présenté, établi et annoté par son petit-fils, juriste et historien, est publié ce 6 mai aux éditions de Paris sous le nom Journal d’une Juive française à Paris sous l’Occupation [1939-1943] (18 €).

Dans son journal, Raymonde Rose, née en 1910 dans le Pletzl, a inclus de nombreuses coupures de presse, offrant un large panorama des journaux de la collaboration, alors que les Juifs devaient vivre dans la clandestinité pour ne pas être conduits dans les camps. Ces articles concernent principalement les lois antijuives, les spoliations, les arrestations, la pénurie, les restrictions, le marché noir, la guerre, les sabotages et les exécutions.

David Fucks savait très peu de choses de la vie de sa grand-mère durant cette période, si ce n’est qu’elle a traversé quatre années d’épreuves, comme les quelques dizaines de milliers d’autres Juifs demeurés malgré les délations et arrestations dans la capitale de tous les dangers.

Dans son récit, sa grand-mère, artiste et illustratrice, a raconté au jour le jour sa mise au ban de la société, les menaces permanentes qui pesaient sur elle, sa séparation contrainte avec son mari, en captivité, ses angoisses mais aussi ses espoirs.

Le carnet vert qu’elle a tenu, témoignage rare et exceptionnel, est désormais conservé et exposé par le mémorial de la Shoah, à Paris.

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