Katz met en garde contre l’implantation iranienne en Syrie
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Katz met en garde contre l’implantation iranienne en Syrie

"Nous ne permettrons pas à l'Iran de s'établir militairement en Syrie", a prévenu sur la radio publique le ministre des Renseignements

Yisraël Katz, assiste à une réunion du Comité des finances à la Knesset, le 26 février 2018. (Flash90)
Yisraël Katz, assiste à une réunion du Comité des finances à la Knesset, le 26 février 2018. (Flash90)

L’attaché de Défense iranien à Damas a indiqué mardi que des conseillers militaires de son pays resteraient en Syrie au terme de la guerre qui ravage ce pays depuis 2011, en vertu d’un accord de coopération bilatérale conclu dimanche.

L’Iran fournit un soutien politique, financier et militaire de premier plan au régime syrien.

« L’accord conclu entre Bachar al-Assad et l’Iran constitue un test pour Israël : notre réaction sera claire et nette. Nous ne permettrons pas à l’Iran de s’établir militairement en Syrie », a prévenu sur la radio publique le ministre des Renseignements Israel Katz.

La Syrie est un pays frontalier d’Israël.

« Nous réagirons en Syrie avec toute notre puissance contre tout objectif iranien qui menacerait Israël, et si la défense antiaérienne de l’armée syrienne intervient contre nous, elle en paiera le prix », a ajouté M. Katz, membre du cabinet de sécurité restreint autour du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« La présence continue de conseillers iraniens en Syrie est l’un des aspects couverts par l’accord technique de défense », a indiqué le général de brigade Abolghasem Alinejad, cité par les agences Fars et Tabnak.

« Le soutien (iranien) à l’intégrité territoriale et à l’indépendance de la Syrie a également été mis en exergue », a-t-il ajouté.

Ce document a été signé dimanche lors d’une visite de deux jours du ministre iranien de la Défense, Amir Hatami.

Peu d’informations ont filtré sur son contenu précis, l’agence iranienne Tasnim affirmant qu’il abordait le rôle de la République islamique pour l’après-guerre en Syrie.

Le général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, en août 2017. (Crédit : Tasnim News Agency/CC BY 4.0/WikiCommons)

« La Syrie sort progressivement d’une période de crise pour entrer dans une phase de reconstruction », a dit M. Hatami, cité par Tasnim.

Dans une interview accordée à la chaîne al-Mayadeen, proche du mouvement terroriste libanais pro-iranien du Hezbollah et basée à Beyrouth, il a par la suite expliqué que l’accord concernait entre autres la réhabilitation de l’industrie de défense.

Durant son séjour à Damas, M. Hatami a notamment rencontré son homologue Abdallah Ayoub et le président Assad.

A LIRE : Des milices pro-Iran s’en prennent à Assad, Israël suit de près la situation

Egalement soutenu militairement depuis 2015 par la Russie, le pouvoir de Damas a enchaîné les conquêtes, parvenant à reprendre une large partie du territoire national.

La guerre en Syrie, qui s’est complexifiée au fil des ans, a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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