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La 4e dose de vaccin renforce les défenses contre le COVID grave chez les séniors

Selon une nouvelle étude israélienne, la quatrième injection réduit le risque de maladie grave d’un tiers, mais cet effet diminue avec le temps

Une femme âgée reçoit une dose du vaccin contre la COVID-19 dans un centre de soins de santé temporaire de Maccabi à Rehovot, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Une femme âgée reçoit une dose du vaccin contre la COVID-19 dans un centre de soins de santé temporaire de Maccabi à Rehovot, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Selon une étude israélienne publiée mardi, une quatrième dose de vaccin contre la COVID-19 renforce considérablement la protection contre les formes graves de la maladie chez les sujets les plus âgés.

L’étude a comparé des personnes de plus de 60 ans qui avaient reçu une quatrième dose de vaccin à d’autres, auxquelles n’avaient été administrées que trois doses. Dans le groupe qui avait reçu trois doses, le taux de maladie grave était 3,5 fois plus élevé après quatre semaines.

Les données sont issues de l’étude de 1,2 million d’Israéliens de plus de 60 ans éligibles à l’injection supplémentaire, qui ont été suivis entre le 10 janvier et le 2 mars, au plus fort de la vague Omicron.

Les infections confirmées après avoir reçu la quatrième dose étaient moins nombreuses, mais cet effet diminuait après quatre semaines et avait presque disparu au bout de huit semaines.

La protection contre les formes graves de la maladie n’a pas diminué dans les six semaines suivant l’administration de la quatrième dose.

L’étude ne fournit aucune donnée sur les populations plus jeunes.

Israël a, parmi les premiers pays dans le monde, autorisé la quatrième dose dès janvier pour les Israéliens âgés de 60 ans et plus, les professions médicales et les immunodéprimés. La quatrième injection était possible quatre mois après la troisième.

Ces nouvelles données ont été publiées mardi dans le New England Journal of Medicine, une publication à comité de lecture.

L’étude a été menée par des chercheurs du ministère de la Santé, de l’Institut Weizmann des sciences, du Technion, de l’Université hébraïque et de l’hôpital Sheba. La directrice de la santé publique du ministère de la Santé, le Dr Sharon Alroy-Preis et le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, y ont contribué.

Une infirmière se prépare à administrer une dose du vaccin COVID-19 dans un centre des services de santé Clalit à Katzrin, sur les hauteurs du Golan, le 9 janvier 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

La nouvelle étude conforte les conclusions d’autres chercheurs israéliens sur l’efficacité du vaccin supplémentaire, dont les données du ministère de la Santé de janvier qui avaient conclu de la même manière que l’étude publiée mardi.

L’hôpital Sheba avait lancé la première étude au monde sur l’efficacité d’une quatrième dose en décembre dernier.

Une précédente étude israélienne avait révélé qu’une quatrième dose n’était que de peu d’utilité pour les personnes jeunes et en bonne santé, et procurait une protection « modérée » contre le développement d’une maladie symptomatique.

Le mois dernier, d’autres études israéliennes qui n’ont pas fait l’objet d’un examen par des pairs ont montré que la quatrième dose avait considérablement réduit la mortalité au sein de la population âgée d’Israël, au plus haut de la vague Omicron.

Lundi, avec un taux de transmission de nouveau à la baisse, Alroy-Preis a déclaré qu’Israël s’acheminait vers la reprise d’une vie normale en présence de la COVID-19.

« On peut considérer que nous nous approchons de la ‘normalisation’ avec le virus, pour le dire ainsi », a déclaré Alroy-Preis.

« Nous y parviendrons étape par étape. D’ores et déjà, les enfants scolarisés n’ont plus besoin d’être mis en quarantaine, de même pour les personnes qui reviennent de l’étranger. »

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