Israël en guerre - Jour 229

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La chanson d’une sandwicherie de Netanya devient un tube aux soirées israéliennes

La pub pour le restaurant d'un homme qui "met son amour dans la baguette" a accumulé des millions de vues sur TikTok et a donné lieu à des centaines de reprises et de parodies

Des artistes dansent dans la vidéo de la chanson "Lehem Havita beNetanya".(Capture d'écran de YouTube via JTA)
Des artistes dansent dans la vidéo de la chanson "Lehem Havita beNetanya".(Capture d'écran de YouTube via JTA)

JTA – La chanson en hébreu qui fait office DE publicité pour une sandwicherie israélienne ne ressemble pas vraiment à une chanson typique qu’on pourrait entendre dans une boîte de nuit israélienne.

« Kebab, merguez, shakshuka/Les légumes et les oignons sont toujours intéressants… Maintenant que vous avez mangé une baguette avec de l’âme/vous reviendrez certainement », dit la chanson.

Mais « Lehem Havita beNetanya », le spot publicitaire pour un établissement du même nom dans la ville côtière, est devenue virale en Israël. Elle a accumulé des millions de vues sur TikTok et a donné lieu à des centaines de reprises, de parodies et de vidéos de critiques de restaurants. Elle est diffusée lors de soirées trance, de mariages et reste dans la tête de millions d’utilisateurs des réseaux sociaux.

Le nom de l’enseigne, « Lehem Havita » signifie littéralement « pain à l’omelette », un sandwich très populaire en Israël.

Le propriétaire, Vicky Ezra – l’homme qui, si l’on en croit la chanson, « met son amour dans la baguette » – n’a pas toujours été un connaisseur de sandwichs. Avant de tomber malade du COVID-19 lors de la première vague en Israël en mars 2020, Vicky Ezra était un homme d’affaires prospère dans le secteur de l’immobilier. Il a été plongé dans un coma artificiel et n’a repris conscience que deux semaines et demie plus tard. Il a confié à la Douzième chaîne qu’il était persuadé qu’il allait mourir.

Pendant sa longue rééducation, il a été hanté par des cauchemars et a décidé qu’il ne pouvait pas reprendre son ancienne activité. Il a acheté la modeste boutique en guise d’héritage pour son fils, Moriel.

La chanson n’a pas été créée comme une stratégie de marketing, mais plutôt pour rendre Ezra heureux, selon le reportage de la Douzième chaîne, qui cite les antécédents musicaux de sa famille.

Dans une vidéo partagée sur le compte TikTok de Lehem Havita – qui a été ouvert à la suite de la chanson et a depuis recueilli plus d’un demi-million de likes – le chanteur, Avi Levy, explique que la chanson a été écrite en 10 minutes. Le clip se termine par un commentaire de Levy qui espère que la popularité de la chanson attirera suffisamment de fans pour remplir l’amphithéâtre de Césarée, l’équivalent de l’Olympia en Israël.

Ce que Levy ne mentionne pas, c’est que « Lehem Havita beNetanya » est en fait une reprise d’une chanson grecque, « To Diamerisma« , de la légende du folk Vasilis Karras.

Selon Yasmin Ishbi, rédactrice en chef de Galgalatz, la station de radio la plus écoutée d’Israël, ce phénomène existe dans la musique israélienne depuis au moins 60 ans.

« De nombreux succès des années 1970, 1980 et 1990 sont en fait des chansons grecques qui sont passées par un giyour », a déclaré Yasmin Ishbi à la Jewish Telegraphic Agency, en reprenant le terme décrivant le processus de conversion au judaïsme. Elle a cité les icônes de la musique Arik Einstein et Yehuda Poliker parmi les centaines de musiciens israéliens qui ont repris à leur compte des chansons grecques.

La communauté juive grecque est relativement petite, car de nombreux Juifs grecs ont été exterminés pendant la Shoah. L’impact de la musique grecque sur la musique israélienne, en particulier pour les Israéliens séfarades, est très important, selon Ishbi. Les chansons grecques ont « comblé le vide » de la culture aux premiers jours du pays, avant qu’Israël ne cultive son propre style musical.

« Elle était plus légère que la musique des pays arabes et, parce qu’elle avait un pied à l’Ouest et un pied à l’Est, elle a servi de pont entre les immigrants ashkénazes et mizrahi », explique Ishbi. « De nombreux [Juifs séfarades] étaient gênés par la musique qu’ils écoutaient traditionnellement, comme Umm Kulthum et Farid al-Atrash.

Il est « tout à fait logique » que « Lehem Havita beNetanya » ait été inspirée par une chanson grecque, a déclaré Ishbi, car la « mélodie est tout simplement excellente ».

« Ce qui est charmant, c’est qu’elle a été réalisée sans aucune intention de devenir virale », a-t-elle ajouté. « Ainsi, lorsque vous la regardez, vous riez d’eux et de leurs paroles absurdes, mais vous riez aussi avec eux. »

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