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La communauté hassidique Belz va intégrer des programmes de base dans ses écoles

Le projet du ministère de l'Education débutera à la rentrée ; l'État subventionnera les établissements en fonction des résultats des élèves en maths, sciences, hébreu et anglais

Des dizaines de milliers de Juifs ultra-orthodoxes de la communauté hassidique Belz assistent à la cérémonie de mariage du rabbin Shalom Rokach, petit-fils du rabbin Belz, avec Hana Batya Pener, à Jérusalem, le 22 mai 2013. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Des dizaines de milliers de Juifs ultra-orthodoxes de la communauté hassidique Belz assistent à la cérémonie de mariage du rabbin Shalom Rokach, petit-fils du rabbin Belz, avec Hana Batya Pener, à Jérusalem, le 22 mai 2013. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Le chef de la communauté hassidique de Belz a approuvé l’inclusion de programmes scolaires de base dans ses écoles élémentaires, y compris les mathématiques, les sciences, l’hébreu et l’anglais, selon les médias mercredi.

La commission de l’éducation de la communauté s’est réunie lundi avec la directrice du ministère de l’Education, Dalit Stauber, et d’autres hauts responsables de l’éducation pour tenter de formuler un modèle selon lequel les Talmud Torah, l’équivalent pour la communauté des classes du CP à la Quatrième, qui enseignent le programme de base, seraient entièrement subventionnés par l’Etat en fonction de leur réussite dans ces études, a rapporté la chaîne publique Kan.

Belz, dirigé par le rabbin Yissachar Dov Rokeach, est la deuxième plus grande communauté hassidique d’Israël. La réforme proposée concernerait près de 7 000 écoliers.

De nombreuses communautés ultra-orthodoxes n’abordent pas les programmes d’enseignement de base dans leurs institutions, affirmant que l’éducation doit se concentrer uniquement sur les études de la Torah.

Le leader de la mouvance hassidique Belz, le rabbin Yissachar Dov Rokeach, le 15 décembre 2015. (Crédit : Yaacov Cohen/ FLASH90/Archives)

Cependant, de plus en plus de haredim cherchent à intégrer le marché du travail, ce qu’ils ne peuvent faire sans apprendre des matières dites profanes.

La communauté continuant de croître à un rythme rapide par rapport à la communauté laïque, de nombreux responsables ont averti que l’économie serait soumise à des pressions croissantes si les haredim n’étaient pas en mesure de s’instruire et de travailler.

Pour l’instant, le projet de Belz ne concerne que les écoles de garçons de la communauté et il n’y a pas encore d’accord sur la question de savoir si les élèves pourront passer les examens d’entrée au lycée. Un responsable de l’éducation cité par Kan a déclaré qu’il est probable que le programme soit étendu aux yeshivot de la communauté pour les enfants en âge de fréquenter l’école secondaire.

Moshe Tur-Paz, député de Yesh Atid, qui a participé aux discussions entre les hassidim et le ministère de l’Education, a déclaré à Kan qu’il avait été approché par Belz il y a un an, lorsqu’il dirigeait le département d’éducation à la municipalité de Jérusalem.

Moshe Tur-Paz, ancien directeur du département de l’éducation de Jérusalem, le 03 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

« Ils ont dit avoir pris leur décision en raison de la nécessité de gagner leur vie et de financer leurs institutions, conscients que sans programme de base, ils ne pourraient pas progresser et que leurs étudiants resteraient exclus du marché du travail », a déclaré Tur-Paz.

« Ils m’ont demandé de les aider à élaborer un plan d’introduction du tronc commun, à contacter le ministère de l’Education et à créer un mécanisme qui leur permettrait d’obtenir un budget en fonction du programme de base qu’ils autoriseraient », a-t-il ajouté.

« La direction du ministère a réagi très positivement à cette approche et a compris son potentiel », a-t-il ajouté. « L’objectif est de la lancer dès la prochaine rentrée scolaire. »

« L’État aura de gros problèmes s’il ne répond pas positivement », a ajouté Tur-Paz. « Aujourd’hui, ils sont subventionnés à hauteur de 40 % du budget des élèves ordinaires. L’État devrait accepter le plan budgétaire conditionnel. »

Il a également déclaré qu’il pensait que le succès de ce projet amènerait davantage de communautés hassidiques et d’autres communautés ultra-orthodoxes à embrayer le pas à la communauté Belz.

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