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La députée Idit Silman affirme avoir été menacée dans une station-service

Membre de Yamina, harcelée pour avoir rejoint la coalition, elle rapporte avoir été poussée contre sa voiture par un homme après avoir fait le plein dans la ville de Modiin

La cheffe  de la coalition, Idit Silman, du parti Yamina, devant le comité de la Chambre de la Knesset, le 25 juillet 2021. (Crédit : Knesset)
La cheffe de la coalition, Idit Silman, du parti Yamina, devant le comité de la Chambre de la Knesset, le 25 juillet 2021. (Crédit : Knesset)

Idit Silman, députée de la coalition, a déclaré samedi qu’elle recevait sans cesse des menaces en raison de son soutien au gouvernement actuel et qu’elle avait récemment été agressée physiquement.

Silman, membre du parti Yamina du Premier ministre Naftali Bennett, a fait l’objet de protestations et de menaces plus tôt cette année lorsque sa faction s’est associée à des formations disparates, formant le gouvernement d’union qui a renversé Benjamin Netanyahu après 12 années consécutives au pouvoir. Le Likud de Netanyahu et les factions alliées ont accusé Yamina de trahir la droite en rejoignant une coalition composée d’autres partis de droite, du centre et de gauche, ainsi qu’une faction islamiste.

« Je reçois toujours [des menaces], mais maintenant moins. Depuis vendredi, je reçois des félicitations », a déclaré Silman à la Douzième chaine, faisant référence à l’adoption la semaine dernière des budgets nationaux 2021-2022.

Mme Silman a déclaré qu’il y avait une « campagne sans fin » contre elle depuis que Yamina a accepté de rejoindre le gouvernement, avec notamment des menaces contre elle et ses enfants.

Elle a également noté que des manifestations avaient eu lieu devant son domicile et elle a déclaré avoir été physiquement agressée dans une station-service il y a deux semaines.

« Un homme m’a saisie après que j’ai fait le plein dans une station-service à Modiin et m’a physiquement poussée contre la voiture », a déclaré Silman.

Le député Betzalel Smotrich et des manifestants de droite lors d’une manifestation contre le gouvernement d’union devant le domicile de la députée Yamina Ayelet Shaked à Tel Aviv, le 3 juin 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

À la question de savoir si quelqu’un était venu à son secours, Silman a déclaré que personne d’autre n’était présent lorsqu’elle a été agressée.

« J’ai compris à quel point les mots peuvent être dangereux. Au même moment, j’ai compris que je devais tout mettre de côté et que nous devions adopter le budget », a-t-elle déclaré.

Silman n’a pas indiqué si elle avait signalé l’agression à la police ou à la garde de la Knesset.

Dans l’interview, Silman a démenti les rumeurs selon lesquelles elle pourrait quitter Yamina pour le parti Yesh Atid du ministre des Affaires étrangères Yair Lapid.

« Je ne me présenterai qu’à Yamina. Naftali Bennett a pulvérisé le coronavirus et a réussi à faire passer un budget », a-t-elle déclaré.

Mme Silman s’est également montrée confiante quant au fait que la coalition ne s’effondrera pas en raison de ses divisions idéologiques, suite à l’adoption du budget.

« Nous allons de l’avant à la vitesse grand V. Chaque semaine, nous avons de nouveaux défis à relever : réussir les votes, maintenir la coalition », a-t-elle déclaré.

Ses remarques sont intervenues alors que M. Bennett a prédit samedi que le gouvernement irait jusqu’au bout de son mandat après l’approbation des budgets. Il a également promis de céder le poste de Premier ministre à Lapid en 2023 comme convenu, niant les informations selon lesquelles il pourrait revenir sur cet accord.

Le ministre des Affaires Etrangères Yair Lapid, à gauche, et le Premier ministre Naftali Bennett lors d’une session plénière à la Knesset à Jérusalem, le 26 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Knesset a adopté le budget 2022 d’Israël tôt vendredi matin, levant ainsi le dernier obstacle de cette législation complexe et couronnant un succès majeur pour l’alliance gouvernementale improbable de Bennett.

L’absence d’adoption du budget 2021 avant le 14 novembre aurait entraîné la dissolution automatique du gouvernement et des élections anticipées, les cinquièmes en deux ans.

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