La FPA dépose une pétition contre la violence policière lors de la crise au mont du Temple
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La FPA dépose une pétition contre la violence policière lors de la crise au mont du Temple

La requête déposée devant la Cour suprême critique le silence de l'état alors qu'il proclame être "la seule démocratie du Moyen-Orient"

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Les forces de sécurité israéliennes devant les palestiniens sur le mont du Temple à Jérusalem le 27 juillet 2017, avec la mosquée Al-Aqsa qui apparaît en arrière-plan (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
Les forces de sécurité israéliennes devant les palestiniens sur le mont du Temple à Jérusalem le 27 juillet 2017, avec la mosquée Al-Aqsa qui apparaît en arrière-plan (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

La Foreign Press Association (FPA) en Israël a déposé une requête devant la Haute Cour de justice mercredi pour contester contre le comportement des forces de sécurité envers les journalistes lors des récents troubles à Jérusalem.

La requête exigeait que la police cesse de restreindre l’entrée des journalistes dans l’enclos du mont du Temple dont les abords avaient récemment étaient des lieux de prière, de protestations et d’affrontements violents.

La requête affirme aussi que ces restrictions – mises en place sans aucune autorité juridique – étaient souvent accompagnées d’abus verbaux et parfois physiques contre les journalistes. Parmi les cas mentionnés dans le document, il y avait celui d’un caméraman de Reuters qui a été hospitalisé avec une commotion cérébrale après avoir été supposément agressé par un agent.

Dans une déclaration qui accompagne la requête, l’organisation qui représente les journalistes étrangers en Israël a déclaré que la décision d’entamer des poursuites avait été prise « après des années de promesses vides, d’équipements brisés et de journalistes blessés. »

« Le gouvernement israélien a été beaucoup trop silencieux à propos de ce dilemme – ce qui est honteux pour un pays qui se vante d’être la seule démocratie du Moyen-Orient et qui affirme s’être engagé pour la liberté de la presse », a précisé le communiqué, affirmant que l’organisation n’avait plus « d’autres choix » que de porter l’affaire en justice.

Le chef de la police du district de Jérusalem, Yoram Halevi s'exprime sur les événements du mont du Temple depuis le mur Occidentale, là Jérusalem, le 27 juillet 2017?. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de la police du district de Jérusalem, Yoram Halevi s’exprime sur les événements du mont du Temple depuis le mur Occidentale, là Jérusalem, le 27 juillet 2017?. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’adressant aux journalistes la semaine dernière, le chef de la police du département de Jérusalem, Yoram Halevi, a déclaré que les restrictions avaient pour but de protéger les journalistes des affrontements violents qui ont éclaté suite à la mise en place de nouvelles mesures de sécurité au mont Temple le mois dernier. Des caméras et des détecteurs de métaux ont été installés après l’attaque terroriste du 14 juillet dans laquelle trois Arabes israéliens ont abattu deux policiers israéliens avec des armes qu’ils avaient introduites clandestinement dans le complexe.

Les fidèles musulmans avaient refusé d’entrer sur le mont du Temple jusqu’à ce que les installations de sécurité aux entrées du site aient été enlevées, tandis que les manifestants palestiniens ont organisé des manifestations presque quotidiennes dans et autour de Jérusalem-Est et en Cisjordanie, dont certaines se sont révélées violentes.

La Foreign Press Association a déclaré que les actions de la police pendant cette période de troubles ont créé une « situation dangereuse » et ont empêché les journalistes de faire leur travail.

« Cela semble être une sorte de censure innovante qui est surprenante dans un pays qui se targue de protéger la liberté de la presse », a déclaré l’association la semaine dernière.

Les affrontements à Jérusalem Est et dans ses environs et la Cisjordanie ont tué cinq Palestiniens. Une semaine après l’attentat terroriste du mont du Temple, un terroriste palestinien s’est introduit dans une maison dans une implantation juive en Cisjordanie et a poignardé à mort trois membres d’une même famille réunie pour Shabbat. Quelques heures avant son crime, le terroriste avait publié un message sur Facebook pour expliquer que les événements qui se déroulaient sur le mont du Temple l’avaient motivé à mener son action.

La crise a été contenue la semaine dernière lorsque les autorités israéliennes sont revenues sur leur décision de mettre en place de nouvelles mesures en raison de la pression de la Jordanie, qui est le gardien du mont du Temple, et les Palestiniens.

Les Juifs considèrent aussi que le mont du Temple est un lieu saint car c’est là que les temples bibliques se tenaient avant d’être détruits et c’est donc le site le plus saint du judaïsme. Pour les musulmans, le mont du Temple ou Haram al-Sharif (Sanctuaire Noble), comme ils l’appellent, est le troisième site le plus saint de l’islam, car sur le mont du Temple, il y a le sanctuaire du Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa.

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