La lutte armée n’est pas incompatible avec la diplomatie, estime un conseiller d’Abbas
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La lutte armée n’est pas incompatible avec la diplomatie, estime un conseiller d’Abbas

Nabil Shaath, ancien négociateur, soutient le droit “incontestable” des Palestiniens à faire la guerre à Israël

Nabil Shaath, commissaire en charge des relations extérieures du Fatah, dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, le 18 janvier 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Nabil Shaath, commissaire en charge des relations extérieures du Fatah, dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, le 18 janvier 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La lutte armée peut être menée parallèlement à la diplomatie, a dit la semaine dernière à la télévision un conseiller du Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne (AP).

Nabil Shaath, ancien négociateur palestinien qui est à présent le commissaire en charge des relations internationales du Fatah, a dit à la chaine de télévision palestinienne Awda qu’il n’avait « jamais pensé qu’il y avait un problème à s’engager dans la lutte armée, et en même temps dans des efforts politiques et diplomatiques pour soutenir votre cause », selon le MEMRI, institut de recherche dédié aux médias du Moyen Orient.

Il a déclaré que les Palestiniens avaient un droit « incontestable » à participer à la lutte armée.

Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Les propos de Shaath font suite à la déclaration surprenante d’un autre responsable du Fatah, Jibril Rajoub, qui a dit à la Deuxième chaîne israélienne que les Palestiniens reconnaissaient le mur Occidental comme un lieu saint juif qui devait rester sous souveraineté juive, s’éloignant ainsi des positions palestiniennes officielles.

Rajoub a ensuite semblé nier avoir tenu ses propos, diffusés dans leur intégralité par la chaîne israélienne.

Les Palestiniens considèrent que toute la Vieille Ville de Jérusalem est un territoire occupé qui a vocation à appartenir à leur futur état, et ont officiellement nié toute relation historique du judaïsme à Jérusalem.

Rajoub avait cependant souligné que le mont du Temple, lieu le plus saint du judaïsme et troisième lieu saint de l’islam, où se tenaient autrefois les Temples juifs et se trouvent aujourd’hui le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa, devrait se trouver sous contrôle palestinien dans tout accord de paix.

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