Israël en guerre - Jour 257

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La ministre de la Diplomatie publique démissionne, invoque un « gaspillage de fonds publics »

Galit Distel Atbaryan, figure controversée du Likud, dit que son ministère est privé de toute autorité et qu'il « ne peut donc apporter aucune contribution de poids au pays »

La ministre de la Diplomatie publique, Galit Distel Atbaryan, à la Knesset, à Jérusalem, le 16 août 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La ministre de la Diplomatie publique, Galit Distel Atbaryan, à la Knesset, à Jérusalem, le 16 août 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Alors qu’une guerre brutale et meurtrière fait rage, la ministre de la Diplomatie publique, Galit Distel Atbaryan, a annoncé sa démission jeudi soir, évoquant la remise en cause de ses pouvoirs par l’actuel gouvernement.

Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, Distel Atbaryan a expliqué qu’à la suite de l’assaut brutal du Hamas sur le sud d’Israël samedi, la Direction de la diplomatie publique – service du Premier ministre – avait décidé de charger le ministre des Affaires de la diaspora de la coordination de la diplomatie publique israélienne avec le ministre des Affaires étrangères, le temps de la guerre.

Le ministère des Affaires de la diaspora dispose par conséquent de davantage de ressources, de main-d’œuvre et d’autorité que son propre ministère.

« Je ne vois pour l’heure aucun intérêt à cette redondance », a-t-elle donc déclaré.

Distel Atbaryan a expliqué, son ministère ayant été « privé de ses attributions initiales », n’avoir « pas d’autre choix que d’admettre honnêtement que ce serait un gaspillage de fonds publics de continuer à travailler dans ces conditions ».

Depuis sa prise de fonction, la ministre du Likud a fait l’objet de sévères critiques, notamment pour avoir utilisé ses services pour promouvoir la réforme judiciaire, sans parler de ses propos volontiers provocateurs. Ses critiques ont également porté, ces derniers temps, sur le manque d’activité de son ministère alors qu’Israël faisait face à sa pire attaque depuis des dizaines d’années.

Distel Atbaryan a expliqué que son action était entravée par des problèmes budgétaires, son ministère n’ayant perçu ses fonds qu’il y a 17 semaines, six mois après l’investiture du gouvernement.

La ministre de la Diplomatie publique, Galit Distel Atbaryan, réagissant lors d’une session plénière pour le 74e anniversaire de la Knesset, dans la salle d’assemblée de la Knesset, à Jérusalem, le 6 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je mets mon ego de côté – le bien d’Israël est plus important, surtout avec cette guerre atroce», a-t-elle écrit. « Le fonctionnement d’un ministère coûte beaucoup d’argent et la population israélienne a besoin de chaque shekel. »

« Dans les circonstances actuelles, ce ministère n’est pas en position d’apporter de contribution significative au pays et le bien de l’État est plus important pour moi que toute autre chose », a-t-elle ajouté.

La députée Avoda Naama Lazimi a écrit sur X qu’il « existe d’autres ministères redondants, dotés de budgets énormes, qui devraient plutôt servir à améliorer la sécurité et les conditions de vie de la population israélienne », ajoutant que la multiplication des postes de ministres, attribués de manière à pouvoir former l’actuel gouvernement, « n’est plus admissible. Ca suffit. »

Atbaryan a souvent fait les gros titres de la presse pour ses propos clivants, comme lors d’un Conseil ces ministres, cet été, au cours duquel elle aurait eu une vive altercation avec la ministre du Renseignement, Galit Gamliel, à laquelle elle aurait dit : « Allez-y, attaquez-moi, imbécile, personne au Likud ne vous aime. »

En avril, elle avait laissé entendre qu’il existait une sorte d’État profond, un réseau de hauts responsables de l’armée, de la police et des médias qui œuvraient à la chute du gouvernement ; en mars, elle s’était attiré une vive réprobation après un discours enflammé lorsqu’elle avait déclaré que  « ce sont vos proches qui ont été brûlés » dans la Shoah, dans une diatribe contre des élites ashkénazes qui, d’après elles, la critiquent sans relâche.

« Ils me qualifient de ministre de la propagande – Goebbels par ci, Goebbels par là », avait-elle dit, évoquant Joseph Goebbels, dont le titre officiel sous le régime d’Adolf Hitler était ministre de l’Instruction publique et de la Propagande du Reich. « Un vrai déluge de comparaisons avec les nazis. Des ‘Hitler’ à ne plus savoir qu’en faire. Cela ne me choque même plus. »

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