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La mise hors service d’une ligne de train Jérusalem-Herzliya a entrainé le chaos

Les défaillances de l'infrastructure sur le chemin de fer s'ajoutent au désordre déjà existant causé par la construction de la ligne Tel Aviv-Haïfa

La circulation s'accumule sur l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, le 24 juillet 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
La circulation s'accumule sur l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, le 24 juillet 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les usagers des transports publics ont été confrontés au chaos tôt lundi matin après qu’un dysfonctionnement de l’infrastructure a perturbé les services de train du matin sur l’une des lignes principales.

Les voyageurs, dans les deux sens, de la ligne Jérusalem-Herzliya – qui marque des arrêts à chaque gare de Tel Aviv – ont été contraints de descendre à l’aéroport Ben Gurion et de changer de train.

Après des heures de retard en pleine heure de pointe, la compagnie de chemins de fer israélienne a informé les usagers que le problème avait été résolu et que les services revenaient progressivement à la normale.

Cette interruption de service intervient au cours d’une semaine où la ligne ferroviaire, très fréquentée, Tel Aviv-Haïfa est déjà fermée pour des travaux de maintenance programmés, provoquant des embouteillages massifs le long des routes côtières israéliennes.

Lors d’un entretien avec le radiodiffuseur public Kan, lundi, concernant le calendrier des perturbations de la ligne Tel Aviv-Haïfa, Yehiel Tovol, un responsable des chemins de fer israéliens, a déclaré que la période de l’été avait été délibérément choisi car ce serait moins perturbant pour les utilisateurs.

« D’après les plans, cela prendra une semaine. Il n’y a pas de bon moment pour une fermeture, mais c’est la période où il y a le moins de passagers et le développement des transports publics a un coût », a-t-il déclaré.

Les travaux visant à relier davantage la ligne côtière à la ligne orientale, qui traverse des villes telles que Petah Tikva, Kfar Saba et Raanana, ont commencé dimanche et devraient être achevés samedi.

Photo d’illustration d’un train à la gare Yitzhak Navon à Jérusalem, le 11 mai 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Durant ce laps de temps, les trains en direction du nord marqueront leur terminus à Herzliya ou à Netanya, tandis que les trains en direction du sud en provenance de Nahariya s’arrêteront à Binyamina ; des services de navette seront mis à disposition pour compléter les tronçons de train manquants.

Malgré ces perturbations, la journée de lundi a marqué le point de départ de la nouvelle réforme des transports publics « Derech Shaveh » défendue par la ministre des Transports, Merav Michaeli.

Le nouveau système comprend un nouveau laissez-passer national, permettant aux utilisateurs d’accéder à un nombre illimité de transports publics dans tout le pays pour 225 shekels par mois. Les personnes âgées de plus de 75 ans peuvent voyager gratuitement, et les retraités de moins de 75 ans peuvent bénéficier d’une réduction de 50 % sur tous les billets.

Ce nouveau système a été conçu pour encourager l’utilisation accrue des transports publics, dans le but de décongestionner le réseau routier.

Les Israéliens souffrent de plus en plus des problèmes de circulation routière. La concentration de la population dans le centre du pays, l’insuffisance du réseau de transports publics et la lenteur des projets d’aménagement routiers font de la circulation en Israël un problème aigu, 3,5 fois pire que la moyenne de l’OCDE, alors même que le taux d’équipement en véhicules est relativement faible par rapport à d’autres pays développés.

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