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La police arrête le chef de la famille criminelle Bakri après 4 mois de traque

Les forces spéciales de la police ont perquisitionné un complexe dans la ville de Basmat Tabun et saisi un véhicule qui aurait été utilisé lors d'une fusillade mardi

Samir Bakri lors de son arrestation, à Basmat Tabun, le 30 août 2023. (Crédit  : Police israélienne)
Samir Bakri lors de son arrestation, à Basmat Tabun, le 30 août 2023. (Crédit : Police israélienne)

Des sources policières ont affirmé mercredi avoir arrêté Samir Bakri, le chef présumé de la famille criminelle Bakri, après quatre mois de recherches.

La police a déclaré dans un communiqué qu’à la suite d’une opération « compliquée », les forces spéciales de la police ont perquisitionné un complexe de la ville bédouine de Basmat Tabun, dans le nord du pays, et ont arrêté Bakri après une course-poursuite à pied dans les ruelles de la ville. Alors que les agents pénétraient dans l’enceinte où il s’était caché, Bakri a tenté de s’enfuir avec un autre suspect, a indiqué la police.

Bakri est soupçonné d’être impliqué dans des meurtres, des extorsions et d’autres crimes violents. L’adjoint de Bakri, qui résiderait à Nazareth, a également été arrêté. Le second suspect n’a pas été nommé par la police.

Une Jeep a été saisie dans le complexe où se cachait Bakri. La police soupçonne qu’il s’agit du même véhicule qui a été utilisé mardi dans la fusillade mortelle d’Abed al-Latif Zaytoon, le « financier » présumé de la famille rivale Abu Latif, selon les médias israéliens.

Un haut fonctionnaire anonyme du district nord de la police a déclaré mercredi à la Douzième chaîne que c’est l’utilisation du véhicule dans le meurtre de Zaytoon, aux abords de l’échangeur de Meggido mardi, qui a conduit les officiers à retrouver Bakri.

« Ce coup et l’utilisation de la jeep ont conduit à leur arrestation », a déclaré la source à propos de Bakri et du second suspect. « Il a commis l’erreur de trop. Pour se cacher , il dormait chaque nuit dans des appartements différents en Israël, à Naplouse, et selon certaines informations, il aurait également parlé de se rendre dans la bande de Gaza.

Samir Bakri lors de son arrestation, à Basmat Tabun, le 30 août 2023. (Crédit : Police israélienne)

Les avocats de Bakri ont déclaré dans un communiqué qu’ils n’étaient pas encore « au courant des soupçons qui pèsent sur leur client » et qu’ils répondraient lorsqu’ils auraient plus d’informations à ce sujet, a rapporté Ynet.

Selon la chaîne publique israélienne Kan, Bakri, 32 ans, réside à Nazareth et a mis en place ces dernières années une vaste organisation criminelle impliquée dans des réseaux d’extorsion, de trafic d’armes, de drogue, de jeux d’argent et de tueurs à gages. Son empire du crime rapporte des centaines de millions de shekels par an, selon Kan.

La querelle entre les familles Bakri et Hariri aurait fait des dizaines de victimes, dont le massacre de cinq personnes dans une station de lavage de voitures en juin.

Selon l’agence Walla, la plupart des personnes tuées n’étaient pas activement impliquées dans le crime organisé et n’ont été visées qu’en raison de leurs liens familiaux avec des mafieux présumés.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a été appelé à démissionner en raison de la manière dont les autorités ont géré la vague de crimes meurtriers dans la communauté arabe, a publié sur X – anciennement Twitter – une photo de l’arrestation de Bakri et s’est félicité des promesses qu’il avait faites lors de sa campagne électorale en vue de renforcer la sécurité publique.

« Lorsque j’ai pris mes fonctions, j’ai fait de la lutte contre le crime organisé mon objectif principal, et c’est ce que j’ai demandé à la police de faire », a déclaré Ben Gvir, dont le ministère supervise la police.

« J’espère seulement que le tribunal ne remettra pas ces criminels en liberté », a écrit Ben Gvir en référence à l’arrestation de Bakri au début de l’année, puis à sa remise en liberté en raison de l’absence de preuves permettant d’engager des poursuites. Le commentaire du ministre était également une attaque contre le système judiciaire, que la coalition radicale cherche à réformer, ce que Ben Gvir soutient activement.

L’arrestation de Barki est survenue alors que la police tente de réprimer une vague de criminalité lancinante au sein de la communauté arabe, qui a vu les homicides atteindre des niveaux record en 2023.

Selon le groupe Abraham Initiatives, une organisation à but non lucratif qui recense les crimes violents dans la communauté arabe, Zaytoon était le 159e membre de la communauté arabe à être violemment tué en Israël depuis le début de l’année, la grande majorité d’entre eux dans des fusillades. Au cours de la même période en 2022, 72 membres de la communauté sont morts dans des homicides.

Le nombre de morts pour 2023 a atteint 160 mercredi, lorsqu’un homme a été abattu dans une rue de la ville centrale de Lod.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, lors d’un événement organisé par la police, à Jérusalem, le 17 août 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Citant des estimations que des sources policières ont communiquées à un haut fonctionnaire municipal, Zman Israel, la version en hébreu du Times of Israel, a rapporté mardi que 35 % des personnes tuées cette année appartiendraient au milieu du crime organisé, pour la plupart, des « soldats de rang inférieur ».

Un autre quart des victimes sont des parents de mafieux mais ne sont pas eux-mêmes impliqués dans le crime organisé, certains ont été tués en représailles par des groupes rivaux.

On estime que les 40 % de victimes restantes ont été tuées pour avoir accumulé des dettes sur le « marché noir », pour des litiges locaux ou commerciaux impliquant des criminels, ou pour leurs activités politiques ou communautaires que les gangs considéraient comme une menace. D’autres ont simplement été pris entre deux feux.

Ces homicides restants comprennent également les féminicides et d’enfants par des membres de la famille.

La plupart des meurtres ne sont pas élucidés, la police ne disposant pas de renseignements précis sur les mobiles. En revanche, elle parvient généralement à déterminer si les victimes appartenaient ou non au crime organisé en résultat du travail livré par les forces de l’ordre pour identifier et suivre les gangs et leurs membres.

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