La police enquête sur Heba Yazbak pour incitation à la haine présumée
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La police enquête sur Heba Yazbak pour incitation à la haine présumée

L'ex-députée a été interrogée sur des publications sur Facebook datant d'avant son mandat à la Knesset, dont l'une indiquait une solidarité avec un terroriste palestinien

Heba Yazbak à la Cour suprême à Jérusalem pour une audience sur l'éventuelle disqualification du parti Raam-Balad pour les élections générales, le 14 mars 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90/File)
Heba Yazbak à la Cour suprême à Jérusalem pour une audience sur l'éventuelle disqualification du parti Raam-Balad pour les élections générales, le 14 mars 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90/File)

L’ancienne députée à la Knesset de la Liste arabe unie Heba Yazbak a été interrogée lundi par la police qui la soupçonne d’incitation et d’identification à des actes terroristes.

Les allégations sont liées à des publications Facebook rédigées par Yazbak entre 2015 et 2017, avant qu’elle ne soit députée, a déclaré une source policière aux médias israéliens.

En 2015, Yazbak avait fait l’éloge du terroriste libanais Samir Kuntar, qui, en 1979, a pris part au meurtre brutal des membres d’une famille israélienne dans la ville de Nahariya, dans le nord du pays. En 2017, elle saluait la fin d’une peine de neuf ans pour Amir Makhoul, qui a plaidé coupable d’avoir transmis des informations sensibles au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

Yazbak a également été critiquée pour des déclarations qu’elle a faites et que certains ont interprétées comme une approbation de la violence contre les soldats israéliens.

L’ancienne députée, qui représentait la faction nationaliste de Balad dans la Liste arabe unie, a défendu ces messages, affirmant qu’elle ne faisait pas la promotion de la violence, mais plutôt de la fin de l’occupation.

La police a déclaré dans un communiqué que l’interrogatoire de Yazbak avait été mené avec l’approbation du procureur général et avec l’aide du bureau du procureur du district nord.

Samir Kuntar. (Crédit : Mardetanha/Wikipedia)

Yazbak a décrit l’enquête comme un « interrogatoire politiquement motivé et illégitime », notant que ces publications avaient déjà fait l’objet d’un jugement par la Cour suprême l’année dernière, lorsque plusieurs partis de droite ont cherché à la disqualifier lors des élections pour la Knesset. L’organe juridique suprême a finalement autorisé sa candidature à 5 contre 4.

La législation électorale israélienne interdit à toute personne soutenant ouvertement un conflit armé contre Israël ou incitant au racisme de se présenter à la Knesset.

L’ancienne députée a déclaré lundi que la décision de l’interroger représentait un abus de pouvoir de la part des forces de l’ordre.

Yazbak était députée en 2019-2020, mais n’a pas réussi à être réélue lors des élections de mars 2021, car elle était septième sur la liste de la Liste arabe, qui n’a remporté que six sièges.

Le parti Balad a fait l’objet de critiques répétées pour des déclarations faites par certains de ses parlementaires et candidats.

Parmi les autres politiciens de Balad qui ont fait l’objet de vives critiques : l’ancien député Basel Ghattas, qui a fait passer clandestinement des téléphones à des condamnés pour terrorisme dans les prisons israéliennes.

Le chef de Balad, Sami Abou Shehadeh, a lui-même été critiqué pour avoir remis des certificats à des prisonniers palestiniens libérés, dont un qui aurait planifié de violentes attaques terroristes contre des Israéliens.

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