La police enquête sur un 3e crime de haine présumé contre un village palestinien
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La police enquête sur un 3e crime de haine présumé contre un village palestinien

Les habitants d'al-Mughayyir en Cisjordanie centrale ont découvert à leur réveil les pneus de huit voitures crevés et des slogans de haine en hébreu peints à la bombe sur les murs

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Un pneu a été crevé lors d'une attaque présumée de crime de haine dans le village palestinien d'al-Mughayyir le 30 juillet 2018. (Police d'Israël)
Un pneu a été crevé lors d'une attaque présumée de crime de haine dans le village palestinien d'al-Mughayyir le 30 juillet 2018. (Police d'Israël)

La police enquête sur un crime de haine présumé dans le village palestinien d’al-Mughayyir, au centre de la Cisjordanie, où les habitants se sont réveillés lundi matin et ont découvert les pneus de huit voitures crevés et des slogans en hébreu, dont un qui disait « Dieu est roi », peint à la bombe sur les murs des bâtiments avoisinants.

Le maire de la ville a déclaré aux médias palestiniens qu’en plus des dégâts matériels, les Israéliens qui ont perpétré ce délit avaient également agressé un groupe de producteurs de produits laitiers et d’éleveurs de moutons en sortant du village.

Une porte-parole de la police a indiqué qu’elle n’était pas au courant des plaintes pour voies de fait, mais qu’elle les examinerait.

L’attaque de lundi est le troisième crime de haine présumé contre un village palestinien de Cisjordanie en moins d’une semaine.

Samedi, les habitants du village d’Immatin, situé au nord de la Cisjordanie, ont accusé les habitants de l’avant-poste voisin de Havat Gilad d’avoir incendié 15 hectares de leurs terres. Quand les Palestiniens sont arrivés sur les lieux pour éteindre le feu, ils ont affirmé que des Israéliens armés les attendaient et qu’ils les ont empêchés de passer pour éteindre l’incendie.

De leur côté, les habitants de l’implantation de Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie, ont affirmé que les Palestiniens de Burin avaient allumé des incendies dans les champs attenant à la localité israélienne au sommet de la colline la veille.

La police n’était pas informée de ces deux incendies criminels présumés.

Vendredi dernier, la police a ouvert une enquête sur deux maisons qui ont été saccagées dans le village de Jalud, au centre de la Cisjordanie.

Des habitants de Havat Gilad empêchent les Palestiniens du village d’Immatin d’éteindre un incendie dans leurs champs le 28 juillet 2018. (Yesh Din)

Les habitants palestiniens ont accusé les Israéliens d’avoir commis l’attaque, affirmant avoir vu un groupe d’Israéliens se retrancher dans l’avant-poste d’Esh Kodesh peu de temps après leur arrivée sur les lieux pour constater les dégâts.

L’une des maisons ciblées a été incendiée et une autre a été saccagée, le revêtement de sol arraché, les fenêtres brisées et une salle de bain pillée.

La police a ouvert des enquêtes sur des douzaines de crimes de haine qui auraient été perpétrés par des Israéliens au cours des derniers mois. Bien que plusieurs arrestations aient eu lieu, les rares suspects qui étaient derrière les barreaux pour les crimes ont été libérés la semaine dernière sans qu’aucune accusation n’ait été portée.

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