La Russie a donné gratuitement 24 S-300 à la Syrie
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La Russie a donné gratuitement 24 S-300 à la Syrie

Une source militaire a indiqué à l'agence de presse d'État russe que Damas a aussi reçu 300 missiles guidés pour armer ce système de défense sophistiqué

Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0  via Wikimedia Commons)
Des missiles S-300 pendant la parade de la Victoire sur la place rouge à Moscou, le 9 mai 2009. (Crédit : Kremlin.ru/CC BY 3.0 via Wikimedia Commons)

La Russie a fourni le système de défense anti-aérienne avancé des S-300 aux militaires syriens gratuitement, transférant trois bataillons dotés chacun de huit lanceurs au régime d’Assad, a fait savoir lundi l’agence de presse russe TASS.

« Le 1er octobre, trois ensembles de bataillons de systèmes S-300 de huit lanceurs chacun ont été livrés à la Syrie », a annoncé une source militaire à l’agence.

« Ces systèmes étaient précédemment déployés dans l’un des régiments des forces aérospatiales russes qui utilisent dorénavant les systèmes S-400 Triumph. Des réparations capitales ont été faites sur les systèmes S-300 dans les entreprises de défense russes. Ils sont en bon état et sont dorénavant capables de mener des tâches de combat », a ajouté cette source.

Elle a noté également que ces systèmes avaient été gratuitement fournis, comme cela a été le cas aussi de 100 missiles guidés sol-air pour chaque bataillon, soit 300 au total.

Les liens entre Israël et Moscou sont tendus depuis la livraison russe des S-300 au régime d’Assad. L’État juif et les Etats-Unis s’inquiètent du fait que la présence de ce système sur le territoire syrien puisse compliquer les actuels efforts afin d’empêcher l’Iran d’approfondir sa présence en Syrie et d’éviter le transfert d’armes au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

La livraison russe des S-300 à la Syrie est survenu après l’abattage accidentel d’un avion-espion russe par les forces syriennes qui répondaient alors à une frappe israélienne menée dans l’espace aérien syrien. Moscou a alors attribué la responsabilité de l’incident – qui a fait 15 morts – à Israël.

Même si Poutine a évoqué dans un premier temps auprès des journalistes un « enchaînement de circonstances tragiques », l’armée russe a accusé les pilotes israéliens de s’être servi de l’avion russe telle une couverture.

Cela fait des années qu’Israël et ses alliés font pression sur la Russie pour que cette dernière ne fournisse pas le système avancé S-300 à la Syrie et à d’autres acteurs régionaux, affirmant qu’il limiterait la capacité d’Israël à neutraliser les menaces, émanant notamment du Hezbollah.

Le S-300, considéré comme l’un des plus avancés dans le monde, a un rayon d’action de 200 kilomètres environ, ce qui signifie qu’une batterie placée à proximité de Damas couvrirait une grande partie de l’État juif.

Jeudi dernier, le général américain Joseph Votel, qui dirige le commandement central aux États-Unis, a qualifié le déploiement russe de S-300 en Syrie « d’escalade inutile ».

Moscou aurait oeuvré à ouvrir des canaux de communication entre Jérusalem et Téhéran pour réduire les tensions et les frictions en Syrie. Citant un haut responsable russe, le quotidien arabe Asharq Al-Awsat, basé à Londres, a fait savoir que cette tentative serait survenue après la décision de Moscou de fournir les S-300 au régime d’Assad.

Netanyahu rencontre le vice-Premier ministre russe sur la coopération économique

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le vice-Premier ministre russe Maxim Akimov. Ils ont discuté des partenariats économiques entre les deux pays, selon un communiqué du bureau du Premier ministre.

Akimov participe à la 15e Commission intergouvernementale Russie-Israël.

Durant une rencontre dans son bureau de Jérusalem, Netanyahu et Akimov ont parlé de coopération dans les domaines de la médecine, de la science, de l’innovation, de la construction et de l’agriculture.

Netanyahu a souligné l’importance des relations internationales et de la poursuite du dialogue, sans doute une référence aux menaces régionales, tout en tirant parti des intérêts communs, a précisé le communiqué.

Stuart Winer a contribué à cet article.

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