La Turquie confirme des discussions pour une normalisation avec Israël
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La Turquie confirme des discussions pour une normalisation avec Israël

Le ministre des Affaires étrangères turc a une nouvelle fois insisté mercredi sur les compensations de la flottille Mavi Marmara

Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Des responsables turcs et israéliens se sont récemment rencontrés pour tenter de relancer les efforts de normalisation entre leurs deux pays, a indiqué mercredi le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, confirmant des informations de presse.

« Il est tout à fait normal que les deux pays s’entretiennent pour normaliser leurs liens. Comment peut-on parvenir à un compromis sans discuter ? », a-t-il dit devant la presse, cité par l’édition internet du journal Hürriyet.

M. Cavusoglu a expliqué que des responsables des deux pays se rencontraient « au niveau des experts » depuis longtemps.

Selon le journal israélien Haaretz, le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Dore Gold, s’est entretenu à Rome avec son homologue turc Feridun Sinirlioglu.

Les relations diplomatiques entre la Turquie et Israël se sont détériorées en 2010, après l’assaut lancé par des commandos israéliens contre le Mavi Marmara, un navire turc qui faisait partie d’une flottille humanitaire à destination de Gaza.

Neuf Turcs sont morts dans le raid et un dixième est décédé à l’hôpital l’an dernier après quatre ans passés dans le coma.

A la demande pressante du président américain Barack Obama, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait présenté ses excuses à la Turquie. Depuis, des responsables turcs et israéliens se sont rencontrés pour discuter de l’indemnisation des familles des victimes, sans toutefois parvenir à un accord.

Le ministre des Affaires étrangères turc a une nouvelle fois insisté mercredi sur ces compensations, affirmant que « la balle est dans le camp adverse ». « Nous attendons une réponse de leur part », a-t-il dit.

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