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La Women’s march dissoute face aux inquiétudes d’antisémitisme

"Nous ne pouvons pas trahir notre communauté juive en continuant d'appartenir à cette organisation", écrit la cheffe de la branche locale Angie Beem

Linda Sarsour lors de la Women's March à Washington, DC, le 21 janvier 2017. (Crédit : Theo Wargo / Getty Images via JTA)
Linda Sarsour lors de la Women's March à Washington, DC, le 21 janvier 2017. (Crédit : Theo Wargo / Getty Images via JTA)

La branche de la Women’s march à Washington a fermé en raison des inquiétudes liées à l’attitude ambiguë face à l’antisémitisme de la direction nationale du mouvement.

Angie Beem, directrice du bureau de Washington de la Women’s March, a fait cette annonce dans un post paru la semaine dernière sur Facebook, critiquant le « fanatisme flagrant » des responsables nationaux Bob Bland, Tamika Mallory, Linda Sarsour et Carmen Perez.

« Moi et mon équipe ne pouvons rester indifférentes et ignorer l’antisémitisme que les quatre présidents du mouvement national ont soutenu et continuent à soutenir », a écrit Beem. « Nous ne pouvons pas trahir notre communauté juive en continuant à faire partie de cette organisation ».

« En raison des événements qui surviennent au niveau national et du refus des responsables de reconnaître et de présenter des excuses pour leur positionnement antisémite, nous avons décidé de dissoudre notre organisation de la Women’s March dans l’Etat de Washington pour nous séparer du message officiel qui est transmis, que ce soit du point de vue de la justice sociale ou du point de vue financier », a-t-elle écrit.

https://www.facebook.com/Womensmarchonwashingtonstate/posts/2178285899103435

Cette initiative est survenue quelques semaines après que Teresa Shook, co-fondatrice de la Women’s March, a appelé les organisateurs actuels à démissionner, estimant qu’ils ont « autorisé l’antisémitisme ».

La controverse qui touche la Women’s March a été suscitée par les liens entretenus par Mallory avec le leader du mouvement antisémite Nation of Islam, Louis Farrakhan. Au début de l’année, Mallory avait été critiquée pour ne pas s’être exprimée après qu’elle a assisté à un événement durant lequel Farrakhan avait déclaré que « les puissants Juifs sont mon ennemi », accusant les « Juifs sataniques » d’avoir la « mainmise sur les médias ».

Les responsables de la Women’s March avaient ultérieurement déclaré que les propos de Farrakhan « ne sont pas conformes aux principes d’unité de la Women’s March », mais ils avaient également défendu Mallory contre les critiques.

Farrakhan s’est fait remarquer pour ses déclarations antisémites, homophobes et transphobes. Le mois dernier, il a été très critiqué – notamment par Chelsea Clinton – pour un tweet qui comparait les Juifs à des termites.

La cofondatrice de la Women’s March Teresa Shook. (Capture d’écran : Facebook)

Après l’élection présidentielle de 2016, Shook avait créé l’événement Facebook qui devait donner naissance à la Women’s March à Washington. Elle était devenue l’une des cofondatrices du mouvement, aux côtés de Bland, Vanessa Wruble et Evvie Harmon. Wruble avait recruté Sarsour, Mallory et Perez aux postes de co-présidentes avec Bland.

Au début du mois de novembre, l’actrice Alyssa Milano avait fait savoir qu’en raison du positionnement adopté par les organisatrices face à Farrakhan, elle ne s’exprimerait pas lors de l’édition future de la prochaine Women’s March.

Des manifestantes dans les rues du centre de Los Angeles lors de la Women’s March contre le président Donald Trump, le samedi 21 janvier 2017 (Crédit : AP Photo/Jae C. Hong)

Sarsour, citoyenne américano-palestinienne, avait également suscité une vive controverse pour avoir paru critiquer les Juifs américains libéraux, disant qu’ils préféraient leur soutien à Israël à leur engagement en faveur de la démocratie. Certains avaient estimé que ces propos venaient renforcer le préjugé portant sur la double allégeance chez les Juifs.

Le post avait suscité la colère de l’AJC (American Jewish Committee), qui avait répondu dans un tweet : « Accuser les Juifs de double loyauté est l’un des tropes les plus antisémites, les plus anciens et les plus pernicieux ».

Sarsour avait ultérieurement diffusé un communiqué présentant des excuses au nom de la Women’s March pour avoir nui aux membres juifs du mouvement et pour avoir trop tardé à montrer l’engagement du groupe dans la lutte contre l’antisémitisme.

« Nous aurions dû aller plus vite et être plus clairs pour faire comprendre nos valeurs et notre engagement dans la lutte contre l’antisémitisme. Nous le regrettons », a dit ce communiqué. « Tous les membres de notre mouvement nous sont chers – notamment nos incroyables membres Juifs et LGBTQ. Nous sommes profondément meurtris du mal que nous avons causé mais nous vous voyons, nous vous aimons, et nous combattons à vos côtés ».

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