L’ancien général Tal Russo autorisé à se présenter avec le parti travailliste
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L’ancien général Tal Russo autorisé à se présenter avec le parti travailliste

La commission centrale électorale a suivi l’avis du procureur général selon lequel la période de réserve de l'ancien militaire était suffisante

Le nouveau membre du Parti travailliste Tal Russo s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le nouveau membre du Parti travailliste Tal Russo s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

La candidature de l’ancien général en tant que numéro 2 de la liste du parti travailliste à la Knesset a été approuvée par la commission centrale électorale.

Tal Russo, ancien chef du Commandement du sud de l’armée, a été choisi à la mi-février par le chef du parti travailliste Avi Gabbay pour occuper la deuxième place sur la liste du parti. Mais des doutes avaient été soulevés par des responsables électoraux au sujet de sa candidature, celle-ci intervenant deux ans après son départ de l’armée – soit moins que les trois années de « réserve » requises par la législation israélienne pour des anciens officiers militaires.

S’il a quitté son service actif en 2013, il a ensuite été rappelé dans une fonction spéciale de réserviste à temps plein, pour diriger un corps militaire nouvellement formé, une poste qu’il a occupé jusqu’en 2017.

Dans une lettre envoyée à l’ancien commandant, au parti travailliste et au procureur général Avichai Mandleblit le 25 février, le président de la commission centrale électorale et juge de la Cour Suprême Hanan Melcer avait indiqué que Tal Russo avait achevé son service le 10 mai 2017 et qu’il ne pouvait donc pas se présenter à une élection avant mai 2020. Il avait donné aux partis jusqu’au 3 mars pour répondre.

Le juge de la Cour suprême Hanan Melcer. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans sa réponse de dimanche dernier, le procureur général a noté que Tal Russo avait officiellement démissionné de sa fonction en 2013 et avait ensuite seulement servi comme réserviste. Il a souligné que le devoir de réserve était fondamentalement différent d’une fonction d’officier régulier puisqu’il s’agissait d’un arrangement temporaire, volontaire, et non pas d’un engagement à long terme auquel un officier régulier était légalement lié. Avichai Mandelblit a également mentionné les différences dans les rémunérations et autres avantages.

La période de « réserve » de Russo, avant qu’il ne puisse occuper une fonction politique, devrait donc être prise en compte à partir de son départ du service régulier en 2013, et non pas de la fin de sa période de réserviste en 2017, a fait valoir le procureur général.

Dimanche, la commission centrale électorale a donné une suite favorable aux arguments du magistrat et autorisé l’ancien militaire à se présenter

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