L’antisémitisme en Grèce unifie toutes les tendances politiques, selon Pantazopoulos
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L’antisémitisme en Grèce unifie toutes les tendances politiques, selon Pantazopoulos

Selon le politologue, l'idéologie antisémite grecque est trans-courant, et le Protocole des Sages de Sion reste un ouvrage régulièrement cité, parfois même par les membres de l'Eglise

Le porte-parole du parti néo nazi Aube dorée s'adresse à la foule réunie devant le Parlement en soutien à leu chef dont l'immunité di^lomatique a été levée (Crédit : AFP)
Le porte-parole du parti néo nazi Aube dorée s'adresse à la foule réunie devant le Parlement en soutien à leu chef dont l'immunité di^lomatique a été levée (Crédit : AFP)

Dans un long entretien accordé au Crif, Andreas Pantazopoulos, politologue, et professeur associé à l’Université Aristote de Thessalonique, rappelle que l’antisémitisme grec a gardé toute sa vigueur.

« Toutes les recherches ont situé l’antisémitisme en Grèce entre 65 et 70 %, ce qui est le plus fort taux en Europe occidentale et orientale et ne peut être comparé qu’avec les taux correspondants des pays arabes ! »

Seul le renforcement des relations entre la Grèce et Israël depuis deux ans, semblent un peu infléchir les opinions anti-sionistes.

Et ce phénomène, parfois violent (il fait allusion aux nombreuses profanations de lieux de cultes et de cimetières juifs) se rencontre « dans tout l’éventail politique, […] avec une intensité particulière aux deux « extrêmes » droite et gauche.

« Parallèlement, affirme Andreas Pantazopoulos, ces enquêtes révèlent dans l’opinion publique des pourcentages élevés de foi dans les théories du complot et en particulier dans le complotisme judéophobe ».

Le politologue décortique les sources de cet antisémitisme, qui ne se limite pas à celui du parti neo-nazi Aube dorée : il pointe « une judéophobie issue du sein même de l’Église orthodoxe grecque ».

Il note de la part « d’évêques de premier plan » des « déclarations ‘anti-sionistes’ et complotistes, centrées sur les Protocoles et la nazification du sionisme, [et] rarement condamnées expressément par l’institution ecclésiastique officielle ».

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