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Lapid s’entretient avec son homologue suédoise – une première en 7 ans

Stockholm avait reconnu en 2014 un État palestinien et les liens s'étaient tendus - des propos anti-israéliens de la chef de la diplomatie de l'époque n'arrangeant rien

Le ministre israélien des Affaires étrangères  Yair Lapid, à gauche, et la ministre des Affaires étrangères de la Suède Ann Linde, à droite. Crédit : Alexander Nemenov/Pool via AP, AP/Darko Vojinovic))
Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid, à gauche, et la ministre des Affaires étrangères de la Suède Ann Linde, à droite. Crédit : Alexander Nemenov/Pool via AP, AP/Darko Vojinovic))

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a annoncé, lundi, s’être entretenu avec son homologue suédoise. C’est le premier appel entre les chefs de la diplomatie des deux nations en l’espace de sept ans.

« Cette conversation téléphonique, la première en sept ans entre les ministres des Affaires étrangères de nos deux pays, symbolise la reprise des relations à notre niveau », a écrit lundi Lapid sur Twitter après une discussion avec Ann Linde, la semaine dernière.

« J’apprécie sa déclaration portant sur l’engagement fort et solide de la Suède en faveur de la sécurité d’Israël et sa reconnaissance, au cours de notre conversation, d’Israël en tant que foyer du peuple Juif », a-t-il ajouté dans sa publication.

Mercredi dernier, Linde avait écrit de son côté sur Twitter que l’entretien téléphonique avait été « l’occasion pour [elle] de lui souhaiter Shana Tova & de souligner toute l’importance de notre relation bilatérale ».

« Nous avons tous deux souligné que l’amitié & la coopération peuvent – et elles doivent – s’allier au respect des convictions et des différences de chacun », avait-elle continué.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallstrom, avait entraîné à maintes reprise la colère d’Israël au cours de son mandat – en commençant par la reconnaissance par la Suède d’un État palestinien peu après son arrivée à son poste, au mois d’octobre 2014.

Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères à Riga le 23 janvier 2015 (Crédit : AFP / ILMARS ZNOTINS)

Les tensions s’étaient encore accrues quand Wallstrom avait directement mis en cause l’État juif en qualifiant de « meurtres extrajudiciaires » la mort de Palestiniens qui avaient été tués par les soldats alors qu’ils commettaient des attentats à l’arme blanche ou à la voiture-bélier. Elle avait appelé à ce que des enquêtes « rigoureuses » soient menées.

Elle avait également suscité l’indignation suite aux attentats terroristes survenus au mois de novembre 2015 à Paris lorsqu’elle avait déclaré que le conflit israélo-palestinien était l’un des facteurs expliquant pourquoi « tant de gens se sont radicalisés » – des propos que l’État juif avait qualifiés d’ « effroyablement impudents ».

Linde a déclaré, lors de sa conversation avec Lapid, qu’elle « condamne le terrorisme » et elle a fait part de « son engagement solide en faveur de la sécurité d’Israël », ajoutant que la Suède et l’Union européenne étaient attachées à une solution à deux États dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

Lapid a exprimé sa détermination à rendre une place centrale au ministère des Affaires étrangères dans le dialogue à l’international. L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu a été accusé de minimiser le rôle du ministère.

Lapid et Linde ont aussi évoqué la participation d’Israël au Forum international de Malmo consacré à la commémoration de la Shoah et à la lutte contre l’antisémitisme qui doit avoir lieu en date du 13 octobre.

« Je suis impatient de renforcer notre coopération avec la Suède sur des questions bilatérales et multilatérales », a noté Lapid.

L’AFP a contribué à cet article.

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