L’armée détruit les maisons des terroristes de Sarona
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L’armée détruit les maisons des terroristes de Sarona

Une maison a été explosée, l’autre partiellement détruite, en accord avec l’ordre de la cour

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les troupes israéliennes ont démoli les maisons des deux terroristes qui ont mené une attaque terroriste mortelle à Tel Aviv, abattant une structure et faisant exploser l’autre tôt jeudi matin.

Le 8 juin, les cousins Khalid et Muhammad Muhamra avaient ouvert le feu dans un restaurant Max Brenner dans la chic zone commerciale du marché Sarona, tuant quatre personnes et en en blessant 41.

Ils avaient été capturés vivant juste après l’attaque, et attendent actuellement leur procès pour meurtre, meurtre avec préméditation et tentative d’assassinat avec un autre Palestinien, Younis Ayash Musa Zayn, accusé de les avoir aidés.

Le mois dernier, la Cour suprême avait approuvé un ordre de démolition pour les domiciles des cousins, que l’armée a annoncé avoir exécuté tôt jeudi matin.

Des charges explosives sont placées sur la maison de Khalid Muhamra, un terroriste qui a mené une fusillade mortelle au marché Sarona de Tel Aviv, avant de faire exposer le bâtiment, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Des charges explosives sont placées sur la maison de Khalid Muhamra, un terroriste qui a mené une fusillade mortelle au marché Sarona de Tel Aviv, avant de faire exposer le bâtiment, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Les troupes israéliennes ont rempli le domicile de Khalid Muhamra de matériel explosif et l’ont activé afin de détruire le bâtiment, à Yatta, un village proche de Hébron, en Cisjordanie.

A Ruqa, un village voisin, un excavateur a été utilisé pour détruire le deuxième étage de la maison de Muhammad Muhamra, en accord avec le jugement de la cour.

Un excavateur israélien démolit le dernier étage du bâtiment où vivait Muhammad Muhamra, un terroriste qui a mené une fusillade mortelle au marché Sarona de Tel Aviv, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Un excavateur israélien démolit le dernier étage du bâtiment où vivait Muhammad Muhamra, un terroriste qui a mené une fusillade mortelle au marché Sarona de Tel Aviv, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

L’armée avait initialement prévu la destruction des deux étages du bâtiment où vivait Muhammad Muhamra, mais la cour a estimé que seul le dernier étage pouvait être démoli.

Dans leur décision, les juges ont noté qu’il y avait des indications que certains membres de la famille de Khalid Muhamra savaient qu’il était impliqué dans un trafic d’armes illégales, et sa sœur a partagé sur Facebook des posts soutenant le terrorisme et a même rendu hommage à l’attaque de son frère dans un post publié après l’attentat.

De plus, l’interrogatoire de Muhammed Muhamra a indiqué que son père savait qu’il était intéressé par l’achat d’une arme.

Khalid Muhamra, à gauche, Younis Ayash Musa Zayn, au centre, et Muhammad Muhamra, à droite, derrière une fenêtre pendant leur inculpation à la cour du district de Tel Aviv, le 4 juillet 2016. Ils sont accusés de meurtre en lien avec l'attentat terroriste du 8 juin 2016 au marché Sarona de Tel Aviv, dans lequel 4 Israéliens ont été tués. (Crédit : Flash90)
Khalid Muhamra, à gauche, Younis Ayash Musa Zayn, au centre, et Muhammad Muhamra, à droite, derrière une fenêtre pendant leur inculpation à la cour du district de Tel Aviv, le 4 juillet 2016. Ils sont accusés de meurtre en lien avec l’attentat terroriste du 8 juin 2016 au marché Sarona de Tel Aviv, dans lequel 4 Israéliens ont été tués. (Crédit : Flash90)

« Il y a des raisons de penser qu’il y avait un environnement dans les maisons où vivaient les attaquants, qui les a encouragé, d’une manière ou d’une autre, à être impliqué dans des crimes sécuritaires contre des Israéliens », est-il écrit dans la décision de la cour.

Selon le Shin Bet, l’attaque de Sarona a été planifiée après une attaque incendiaire en juillet 2015 par des extrémistes juifs en Cisjordanie, qui ont tué trois membres de la famille palestinienne Dawabsha, dont un bébé de 18 mois.

Muhamra voulait mener « une attaque en guise de vengeance contre Israël au nom de l’Etat islamique » pendant le mois musulman saint de Ramadan, a annoncé le Shin Bet le mois dernier.

Depuis octobre, 35 Israéliens et quatre ressortissants étrangers ont été assassinés pendant la vague de terrorisme palestinien et de violence. Environ 200 Palestiniens ont également été tués – les deux tiers pendant qu’ils attaquaient des Israéliens, et les autres pendant des affrontements avec les troupes, selon l’armée israélienne.

Au mois de juillet, la tendance décroissante du nombre d’attaques terroristes commises en Cisjordanie a continué, selon les données de l’armée israélienne.

Les assaillants palestiniens ont mené, ou tenté de mener, neuf attaques contre des soldats ou des civils israéliens en juillet, le même nombre qu’en mai et en juin. Ce nombre est d’environ un tiers de celui du mois de mars, et une diminution massive comparée à octobre 2015, quand 70 incidents avaient été enregistrés.

Le gouvernement israélien défend l’effet dissuasif des démolitions pour ceux qui seraient tentés de passer à l’acte, alors que les détracteurs de cette mesure la dénoncent comme relevant du châtiment collectif, ou comme n’étant pas efficace.

Plusieurs raids nocturnes de l’armée israélienne ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans toute la Cisjordanie, entraînant quatre arrestations et la confiscation de quatre pièces d’équipement qui auraient pu être utilisées pour fabriquer des armes illégales, a annoncé l’armée.

Une presse de perçage saisie par l'armée israélienne à al-Qubeiba, au nord de Mevasseret Zion, qui aurait été utilisée pour fabriquer des armes illégales, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Une presse de perçage saisie par l’armée israélienne à al-Qubeiba, au nord de Mevasseret Zion, qui aurait été utilisée pour fabriquer des armes illégales, le 4 août 2016. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

Des membres d’une unité de secours du Commandement de la défense passive et de la police israélienne ont saisi des tours métalliques et des presses de perçage dans le village d’Al-Qubeiba, juste au nord de Mevasseret Zion, et ont arrêté leur propriétaire présumé.

Dans le nord de la Cisjordanie, à Abu Salman, les forces israéliennes ont découvert une arme à feu en construction et deux pistolets à air comprimé, qui ont été remis au Shin Bet, a annoncé l’armée.

L’équipe du Times of Israël et l’AFP ont contribué à cet article.

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