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L’Assemblée générale de l’ONU vote en faveur de la commémoration de la « Nakba »

La résolution déplorant la naissance d'Israël est adoptée par 90 à 30 ; Gilad Erdan a dénoncé une "honte" et dévoilé les expulsions de Juifs des pays du Moyen-Orient

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, brandissant un graphique à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2022. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, brandissant un graphique à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2022. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

NEW YORK – L’Assemblée générale des Nations unies a voté mercredi l’adoption d’une résolution pro-palestinienne pour commémorer la « Nakba », terme palestinien qui signifie « catastrophe » pour désigner la création d’Israël.

La résolution de l’ONU appelle à une « commémoration du 75e anniversaire de la Nakba, notamment en organisant un événement de haut niveau dans la salle de l’Assemblée générale » en mai 2023. Elle préconise également la « diffusion d’archives et de témoignages pertinents ».

L’initiative, parrainée par l’Égypte, la Jordanie, le Sénégal, la Tunisie, le Yémen et les Palestiniens, a été adoptée par un vote de 90 voix pour, 30 contre et 47 abstentions.

Israël, l’Australie, l’Autriche, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et les États-Unis figurent parmi les pays qui ont voté contre.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, fait des gestes pendant la conférence de presse qui suit ses entretiens avec le président du Conseil européen à Kiev, le 20 avril 2022. (Crédit : Sergei SUPINSKY/AFP)

L’Ukraine n’a pas voté. Kiev a déclenché une dispute diplomatique avec Jérusalem en votant en faveur d’une résolution anti-Israël au début du mois.

Les États arabes et musulmans, avec lesquels Israël a des liens, ont voté en faveur de la résolution, notamment l’Azerbaïdjan, le Bahreïn, l’Égypte, la Jordanie, le Maroc, le Soudan et les Émirats arabes unis.

Le plan de partage adopté par l’Assemblée générale en 1947 prévoyait la création d’États juif et arabe indépendants dans ce qui était alors la Palestine mandataire sous contrôle britannique. Les représentants juifs avaient accepté le plan, mais le monde arabe l’avait rejeté et avait déclenché la guerre de 1948. Depuis, les Palestiniens ont rejeté de nombreuses offres. Le gouvernement israélien sortant a cependant rejeté les négociations avec Abbas, et la prochaine coalition qui sera probablement dirigée par le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, compte de nombreux législateurs opposés à une solution à deux États.

Le point sur la Nakba de l’Assemblée générale était l’une des nombreuses résolutions similaires présentées lors de la réunion sur la « question de la Palestine ».

Dans une autre résolution, l’Assemblée générale « a constaté, avec un profond regret, que 55 ans se sont écoulés depuis le début de l’occupation israélienne » et que 75 ans se sont écoulés depuis le plan de partage des Nations unies et la « Nakba », sans que le conflit ne soit résolu.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, a déclaré que les résolutions « ont pour seul but de faire porter à Israël la responsabilité de ce qui se passe au Moyen-Orient, tout en exonérant les Palestiniens de toute responsabilité ».

« Essayez d’imaginer que la communauté internationale commémore le jour de l’Indépendance de votre pays en le qualifiant de désastre. Quelle honte », a déclaré Erdan à propos de la résolution sur la Nakba. « Les mensonges des Palestiniens ne doivent plus être acceptés sur la scène internationale, tout comme cet organe doit cesser de permettre aux Palestiniens de continuer à tirer ses ficelles. Je vous exhorte tous à cesser de soutenir aveuglément les calomnies des Palestiniens. »

« Cette Assemblée générale, cet organe, a voté pour adopter la résolution 181 – le plan de partage. Mon peuple, le peuple juif, a accepté cette résolution sans hésitation. Mais les Arabes et les Palestiniens ne l’ont pas fait », a déclaré Erdan. « Cinq armées arabes, ainsi que des Arabes vivant en Israël, ont tenté de nous détruire et de nous anéantir. »

Trois Juifs lisent la Torah dans un camp de réfugiés juifs à Hashid, dans la colonie britannique d’Aden, au Yémen, en mars 1949. (AP/Gerald Malmed)

Erdan a également dévoilé une exposition à l’ONU sur la « Nakba juive », l’expulsion de centaines de milliers de Juifs des pays arabes et de l’Iran dans les années 1940 et 1950 à la suite du plan de partage.

« Leur seul crime était d’être Juifs. C’est une véritable ‘Nakba’. C’est le désastre perpétré contre le peuple juif, et c’est le désastre que cet organe a ignoré pendant des décennies », a-t-il déclaré. « Je combattrai par tous les moyens le faux récit que les Palestiniens diffusent à l’ONU. »

L’exposition présente de la documentation sur la vie des Juifs dans les pays du Moyen-Orient et sera exposée pendant une semaine au siège de l’ONU, à New York.

Il a affirmé que les résolutions de l’ONU visant Israël ont éloigné les Palestiniens des pourparlers bilatéraux, des concessions et d’une possible résolution du conflit.

« Nous sommes arrivés au bout du chemin pour une solution à deux États. Soit la communauté internationale a la volonté d’agir de manière décisive, soit elle laisse passivement la paix mourir. Passivement, pas pacifiquement », a déclaré Riyad Mansour, l’envoyé palestinien auprès des Nations unies, lors de l’événement.

Il a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël, à demander aux Nations unies de reconnaître pleinement les Palestiniens et à réclamer un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

« Quiconque prend au sérieux la solution à deux États doit contribuer à sauver l’État palestinien », a-t-il déclaré. « L’alternative est ce sous quoi nous vivons actuellement – un régime qui a combiné les maux du colonialisme et de l’apartheid. »

Mansour a critiqué le plan de partition, affirmant que l’ONU n’avait pas « compris les conséquences » de son ébauche.

« Le projet était, et dans de nombreux cas est toujours, de déplacer notre peuple sur ses terres ancestrales », a-t-il déclaré, invoquant « 75 ans de politiques israéliennes visant à déraciner notre peuple » depuis l’adoption du plan. Il a, à maintes reprises, fait référence à Israël comme étant une « colonie », niant les liens ancestraux des Juifs avec Israël et leurs racines en Israël et au Moyen-Orient.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, suite à des discussions à Moscou, en Russie, le 12 mai 2021. (Crédit : Maxim Shemetov, Pool via AP)

Mardi, l’ONU a organisé un événement marquant la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré lors de cet événement que « l’occupation doit prendre fin », imputant le conflit à « l’occupation », aux implantations, aux démolitions de maisons, aux expulsions et aux fermetures des points de passage de Gaza.

Guterres, et les autres orateurs, se sont concentrés sur les forces israéliennes en Cisjordanie et n’ont ni mentionné le terrorisme palestinien, ni le groupe terroriste palestinien du Hamas, ni les problèmes de sécurité israéliens ni les victimes israéliennes.

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