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L’attentat près d’Ariel aurait « dû se terminer autrement », déplore Aviv Kohavi

Le chef d'état-major de Tsahal, qui s'est rendu sur place, a assuré que l'armée allait "enquêter et tirer des leçons" ; il a félicité les soldats qui ont neutralisé le terroriste

Le chef des Forces de défense israéliennes Aviv Kohavi (2e à gauche) en réunion avec des commandants supérieurs sur les lieux d'une attaque terroriste meurtrière près de l'implantation d'Ariel, au nord de la Cisjordanie, le 15 novembre 2022. (Crédit : armée israélienne)
Le chef des Forces de défense israéliennes Aviv Kohavi (2e à gauche) en réunion avec des commandants supérieurs sur les lieux d'une attaque terroriste meurtrière près de l'implantation d'Ariel, au nord de la Cisjordanie, le 15 novembre 2022. (Crédit : armée israélienne)

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi s’est rendu mardi soir sur les lieux de l’attaque terroriste qui a eu lieu plus tôt dans la journée près de l’implantation d’Ariel, au nord de la Cisjordanie, et qui a coûté la vie à trois Israéliens et fait trois autres blessés.

Kohavi, accompagné de plusieurs commandants supérieurs, a déclaré que l’attaque « aurait dû se terminer autrement », alors que l’armée israélienne enquête sur un garde de sécurité qui n’a pas tiré sur le terroriste palestinien lorsque l’attaque a commencé.

« Nous allons enquêter et tirer des leçons », a déclaré Kohavi dans un communiqué des Tsahal.

Il a félicité les soldats qui ont aidé à « neutraliser » l’attaquant tout en promettant que l’armée poursuivra sa campagne antiterroriste de plusieurs mois en Cisjordanie.

Le terroriste, Muhammed Souf, 18 ans, a poignardé un garde de 36 ans près de l’entrée de la zone industrielle d’Ariel, le blessant. Selon une première enquête, un autre agent de sécurité posté dans la zone n’a pas tiré directement sur Souf, mais en l’air.

Souf s’est échappé, puis a tué deux personnes et en a blessé une troisième dans une station-service à proximité. Il s’est ensuite enfui à bord d’un véhicule volé, avec lequel il a percuté d’autres voitures sur la Route 5, une importante autoroute régionale, tuant une personne. Il a poignardé une autre personne sur l’autoroute, a volé une autre voiture et s’est à nouveau écrasé en roulant à contre-sens. Il est sorti de la voiture et a été abattu par des soldats et des civils armés, une vingtaine de minutes après avoir commencé son massacre.

Selon la radio de l’armée, le deuxième garde a déclaré qu’il avait tiré en l’air parce qu’il y avait plusieurs passants dans les environs qu’il craignait de blesser s’il tirait directement sur le terroriste.

Les trois victimes ont été identifiées.

MONTAGE – Les trois victimes de l’attentat près d’Ariel, le 15 novembre 2022. A gauche, Tamir Avihai. En haut à droite Michael Ladygin. En bas à droite, Motti Ashkenazi. (Autorisations)

Il s’agit de Tamir Avihai, un cinquantenaire résident de l’implantation de Kiryat Netafim et père de six enfants. Il a été tué lorsque le terroriste l’a percuté avec une voiture.

La deuxième victime est Michael Ladygin, habitant de Bat Yam, dans le centre du pays.
Selon le maire de Bat Yam, Tzvika Brot, il laisse derrière lui une femme et deux enfants. Il s’était installé en Israël il y a cinq ans.

La troisième victime de l’attaque terroriste de mardi matin s’appelle Motti Ashkenazi, 59 ans, de la ville du centre de Yavne. Il a été poignardé à mort.

Il a travaillé comme fournisseur pour le distributeur de gaz Amisragas dans la région de Cisjordanie. Ashkenazi laisse dans le deuil sa femme, trois enfants et deux petits-enfants.

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