Le blessé grave dans l’attaque au couteau de Jérusalem est sorti de l’hôpital
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Le blessé grave dans l’attaque au couteau de Jérusalem est sorti de l’hôpital

Gabriel Lavi, 47 ans, qui a subi des blessures graves au cou et à la tête le 31 mai en se faisant poignarder, a dit : "nous ne devons pas avoir peur"

Gabriel Lavi, (au centre), en compagnie de ses médecins et secouristes qui lui ont fourni leur aide, fait une déclaration à la presse avant sa sortie de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 12 juin 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Gabriel Lavi, (au centre), en compagnie de ses médecins et secouristes qui lui ont fourni leur aide, fait une déclaration à la presse avant sa sortie de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 12 juin 2019. (Hadas Parush/Flash90)

L’Israélien qui a été poignardé dans un attentat terroriste perpétré le mois dernier dans la Vieille Ville de Jérusalem est sorti mercredi d’un hôpital de Jérusalem, déclarant aux journalistes : « Nous ne devons pas avoir peur ».

Gabriel Lavi, 47 ans, a dit qu’il peinait à se souvenir des détails de l’attaque à l’arme blanche perpétrée à la Porte de Damas dans la capitale le 31 mai, mais qu’il estimait avoir été sauvé par les prières et la tsedaka (dons aux bonnes œuvres] de ses camarades étudiants de sa yeshiva, ou séminaire religieux juif.

L’attaque au couteau perpétrée à l’intérieur de la Porte de Damas le matin du 31 mai a causé à Lavi des blessures graves au cou et à la tête et à une autre personne, Yisrael Meir Nachumberg, 16 ans, une blessure légère dans le dos.

Le terroriste présumé, un Palestinien de 19 ans originaire de Cisjordanie, a été abattu par des policiers sur les lieux alors qu’il poursuivait une autre victime.

« Je savais que je flottais entre la vie et la mort », a déclaré Lavi lors d’une conférence de presse à l’hôpital Shaare Zedek peu avant sa sortie. « Grâce aux dons à la tsedaka faits par mes amis de la yeshiva, les choses ont évolué pour le mieux. »

Yisrael Meir Nachumberg (à gauche) serre la main du Dr Michael Samir à sa sortie de l’Hôpital Hadassah Ein Karem à Jérusalem, le 5 juin 2019. (Porte-parole de l’Hôpital Hadassah Ein Kerem)

Il a promis que « nous continuerons à emprunter à pied la Porte de Damas, et nous n’aurons pas peur ».

Il a ajouté : « Je sentais que Dieu était avec moi. Pendant l’attaque, je n’étais pas concentré. La seule chose que j’ai pu dire, c’est « Shema Israël », la prière juive traditionnelle qui affirme l’unité de Dieu et que l’on récite aussi lorsque quelqu’un est proche de la mort.

L’attentat terroriste s’est produit le dernier vendredi du mois musulman du Ramadan, une période de tensions accrues. Après l’attaque, la police a déployé des effectifs supplémentaires autour de la Vieille-Ville.

La Porte de Damas, du côté nord-ouest de la Vieille Ville, est souvent empruntée par les fidèles juifs des quartiers ultra-orthodoxes de la ville pour se rendre directement au mur Occidental, via le quartier musulman de la Vieille Ville.

Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux où un Palestinien a poignardé et grièvement blessé Gabriel Lavi, 47 ans, à la Porte de Damas, dans la Vieille Ville, à Jérusalem, le 31 mai 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

La Vieille Ville de Jérusalem a connu un certain nombre d’attaques au couteau ces dernières années, mais elle a connu un calme relatif au cours des six derniers mois.

Le 13 décembre, deux agents de la police des frontières ont été poignardés et légèrement blessés lors d’un attentat terroriste dans la Vieille Ville, avant d’abattre leur agresseur, un palestinien de 26 ans de Cisjordanie. Un officier a été poignardé au visage, près de l’œil. Une garde-frontière a a reçu des coups de couteau à la jambe.

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