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Le chef de la Force Al-Qods : L’Iran fera « tout » pour aider le Hamas contre Israël

La lettre au chef militaire du groupe terroriste vient un jour après que l'Iran a déclaré au Hamas que, n'ayant pas été informé à l'avance, il ne participerait pas à la guerre

Le général Ismael Qaani, chef de la Force Al-Qods iranienne, s'exprimant lors d'une cérémonie à Téhéran, en Iran, le 14 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Le général Ismael Qaani, chef de la Force Al-Qods iranienne, s'exprimant lors d'une cérémonie à Téhéran, en Iran, le 14 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

L’Iran fera « tout ce qu’il faut » pour aider le Hamas dans sa guerre contre Israël, a déclaré le commandant de l’unité Al-Qods, la Force d’élite des Gardiens de la révolution islamique, au chef de la branche militaire du Hamas, dans une lettre publiée jeudi par les médias officiels iraniens.

 » Nous restons fidèles à l’engagement qui nous unit à nos frères et nous vous assurons que nous ferons tout ce qui est nécessaire dans cette bataille historique », a écrit Esmail Qaani dans une lettre adressée à Muhammad Deif.

La lettre a été publiée un jour après la publication par Reuters d’un article selon lequel le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait informé le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, au début du mois, que Téhéran ne participerait pas à la guerre contre Israël parce qu’il n’avait pas été prévenu à l’avance de l’attaque terroriste meurtrière du 7 octobre.

« Vos frères de l’axe de la résistance sont unis avec vous et ne permettront pas à l’ennemi d’atteindre ses objectifs abjects à Gaza et en Palestine », a écrit Qaani dans la lettre, en référence au réseau de groupes terroristes soutenus par l’Iran, dont le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Hezbollah au Liban.

« La résistance a clairement démontré la faiblesse et la fragilité de l’entité sioniste usurpatrice et a prouvé concrètement qu’elle est plus faible qu’une toile d’araignée », poursuit Qaani, qui applaudit l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », nom donné par le aux massacres du 7 octobre qui ont tué environ 1 200 personnes en Israël, pour la plupart des civils. Les terroristes ont également pris plus de 240 otages dans l’attaque la plus meurtrière de l’histoire de l’État juif.

Qaani a affirmé que la région « ne sera plus comme avant le déluge d’Al-Aqsa » et que suite à cet assaut, le monde musulman « se mobilisait pour le djihad ».

« La Résistance ne permettra pas à l’ennemi et à ceux qui le soutiennent de dominer Gaza et sa population », a ajouté le chef de la Force Al-Qods.

Selon l’agence Reuters, qui cite trois hauts responsables, Khamenei aurait demandé à Haniyeh de « faire taire les voix » au sein du Hamas qui appellent l’Iran et son groupe terroriste mandataire, le Hezbollah, à se joindre directement à la guerre contre Israël « avec toute sa force ».

Depuis le début du conflit, il y a eu une série d’attaques contre les forces américaines en Irak et en Syrie, ainsi que des échanges de tirs presque quotidiens à la frontière israélo-libanaise entre le Hezbollah et Tsahal.

Mais le Hezbollah, soutenu par l’Iran, s’est abstenu de lancer une campagne de grande envergure, et Israël a lui aussi veillé à respecter certaines limites, en répondant par une puissance de feu importante aux attaques et aux tentatives d’attaques, tout en se gardant d’entreprendre des actions susceptibles d’aggraver le conflit, dans la mesure où il cherche à maintenir son attention sur la bande de Gaza.

Les accrochages persistants le long de la frontière ont fait trois morts parmi les civils du côté israélien, ainsi que six parmi les soldats des Tsahal.

Du côté libanais, près de 100 personnes ont été tuées. Le bilan comprend au moins 74 membres du Hezbollah, huit terroristes palestiniens, plusieurs civils et un journaliste de l’agence Reuters.

Le président iranien Ebrahim Raissi, à droite, salue le chef du groupe terroriste palestinien Hamas, Ismail Haniyeh au début de leur rencontre à son bureau à Téhéran, Iran, le 20 juin 2023. (Crédit : Bureau de la présidence iranienne/AP)

Au Yémen, les rebelles houthis soutenus par l’Iran ont tiré plusieurs missiles en direction d’Israël, qui ont soit été interceptés au-dessus de la mer Rouge, soit manqué leur cible.

Le degré d’implication et la mesure dans laquelle Téhéran était au courant de l’incursion planifiée du Hamas ont fait l’objet d’un débat. Les dirigeants iraniens ont à plusieurs reprises mis en garde Israël contre la menace d’une guerre régionale à la suite de l’offensive à Gaza, mais ils ont toujours nié toute implication directe dans le massacre.

L’ancien chef adjoint du Mossad, Ehud Lavi, a déclaré dimanche qu’il était peu probable que l’Iran n’ait pas eu connaissance à l’avance de l’assaut du Hamas.

Un article du Wall Street Journal publié le mois dernier révélait que des centaines de terroristes palestiniens avaient suivi un « entraînement spécialisé au combat » en Iran quelques semaines avant l’assaut meurtrier du groupe.

Mais la Maison Blanche n’a pas encore pu établir de lien direct entre la République islamique et le massacre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré ne pas être convaincu de l’implication de Téhéran.

Une manifestante iranienne tient une pancarte anti-israélienne lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine à Téhéran, en Iran, marquant le 44e anniversaire de la saisie de l’ambassade, le 4 novembre 2023. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Le Hamas a appelé à plusieurs reprises ses alliés à se joindre à la guerre et à attaquer Israël.

Le jour de l’attaque meurtrière du Hamas, Deif a appelé la « résistance islamique au Liban, en Irak et en Syrie » – des pays abritant des mouvements terroristes soutenus par l’Iran – à « se joindre dès aujourd’hui au mouvement de résistance des Palestiniens » et à « marcher vers la Palestine dès aujourd’hui ».

Samedi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a appelé à multiplier les manifestations dans le monde entier contre la guerre à Gaza afin de faire pression sur Israël et ses alliés.

Dans un long discours, Nasrallah a également invité à faire durer la guerre « aussi longtemps que possible » pour permettre une plus grande « résistance », et s’est moqué du fait que seuls les États-Unis et le Royaume-Uni se tenaient encore aux côtés d’Israël.

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