Le directeur général de Qualita appelle à voter pour Yamina
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Le directeur général de Qualita appelle à voter pour Yamina

"Seuls les représentants de Yamina ont proposé des solutions" face aux enjeux de l'alyah de France, justifie Ariel Kandel

Ariel Kandel, dirigeant de Qualita (Crédit : autorisation)
Ariel Kandel, dirigeant de Qualita (Crédit : autorisation)

Ce vendredi, Ariel Kandel, directeur général de Qualita, association d’aide à l’intégration des olim français en Israël, a appelé à voter pour le parti nationaliste religieux Yamina lors du scrutin de mardi.

Yamina est une alliance entre l’Union des partis de droite et HaYamin HaHadash, qui appelle à l’annexion de la Cisjordanie et à une refonte de la Cour suprême, jugée hostile. La numéro 1 de Yamina est l’ancienne ministre de la Justice, Ayelet Shaked. Le parti, qui recommandera le Premier ministre Benjamin Netanyhau auprès du président Reuven Rivlin, comporte des figures controversées extrêmes comme l’actuel ministre des Transports, Bezalel Smotrich, connu pour ses propos racistes, homophobes et sexistes notamment à l’encontre des soldates au sein de l’armée ou encore Roni Sassover pour ses tweets racistes. Quant à l’actuel ministre de l’Éducation Rafi Peretz, numéro 2 de Yamina et ancien grand-rabbin de l’armée israélienne, il a soulevé plusieurs tollés en affirmant que le taux de mariages mixtes chez les Juifs américains sont comme « une seconde Shoah » ou quand il avait appelé à des thérapies de conversion pour les homosexuels, entraînant des manifestations et des appels en faveur de son renvoi.

Dans sa tribune publiée sur LPHinfo et intitulée « Yamina – À droite pour l’alyah et l’intégration », Kandel explique avoir ces derniers mois « eu le privilège de [s’]entretenir avec la majorité des composantes politiques israéliennes pour leur exposer ce défi [celui des soutiens et des budgets pour l’alyah de France] comme nécessité pour l’État d’Israël ».

« Pour leur démontrer que cette alyah apporte à Israël 15 shekels sur 10 ans pour chaque shekel investit par l’État d’Israël. Pour leur démontrer la qualité des diplômes des olim de France. Pour leur faire découvrir la notion d’unité, d’אחדות [unité] que les olim de France peuvent apporter à la société. Pour leur expliquer que l’heure est grave, en Europe, en France, pour la communauté juive et que c’est le devoir de l’État d’Israël depuis toujours et aujourd’hui encore de tout faire pour permettre aux Juifs de faire l’alyah et de s’intégrer en Israël. »

Le responsable justifie son choix en expliquant que, de tous ses interlocuteurs, « seuls les représentants de Yamina ont proposé des solutions ».

« Naftali Bennett est le premier qui, en tant que ministre de l’Éducation, a œuvré en initiant cette année un plan spécial pour l’intégration de 2 000 enfants olim de France. Ce plan est aujourd’hui poursuivi par le rav Rafi Peretz, actuel ministre de l’Éducation. Les actes sont déjà présents. »

Selon Kandel, le bloc de droite a confirmé sa « motivation et [sa] détermination à assurer les valeurs chères aux olim de France avec comme valeur ajoutée ce plan d’intégration des olim déjà présents et d’encouragement à l’alyah des Juifs de France qui le souhaitent ».

« J’appelle donc aujourd’hui tous les olim, anciens et nouveaux, à voter Yamina », écrit-il sans évoquer d’autres aspects du programme de droite.

« Yamina possède cette incroyable force qui manque tellement à l’Israël d’aujourd’hui : Yamina est un mouvement qui rassemble les religieux et les non religieux », estime cet ancien combattant Golani qui a travaillé 17 ans à l’Agence juive.

La semaine dernière, Ayelet Shaked a jugé lors d’une interview télévisée que son parti se considérait « comme le foyer des nouveaux immigrants de France en Israël ».

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