Le Fatah condamne Israël pour avoir tué Ahmad Jarrar
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Le Fatah condamne Israël pour avoir tué Ahmad Jarrar

Le parti de l'Autorité palestinienne au pouvoir a qualifié le terroriste du Hamas qui a tué un rabbin de "martyr" et a accusé Israël de semer "la destruction et les tensions"

Khaled Abu Toameh est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Ahmad Nassar Jarrar, 22 ans, chef de la cellule terroriste qui a tué le rabbin Raziel Shevach le 9 janvier (Crédit : Twitter)
Ahmad Nassar Jarrar, 22 ans, chef de la cellule terroriste qui a tué le rabbin Raziel Shevach le 9 janvier (Crédit : Twitter)

Le Fatah s’est joint au Hamas et à d’autres groupes palestiniens pour condamner Israël après l’élimination d’Ahmad Jarrar dans le village de Yamoun, à proximité de la ville de Jénine en Cisjordanie.

Jarrar, soupçonné d’avoir coordonné la fusillade dans laquelle le rabbin Raziel Shevach a été assassiné, était armé. Il a été tué lors d’une fusillade avec l’armée israélienne tôt dans la matinée de lundi.

La mort de Jarrar a mis un terme à presque un mois de chasse à l’homme pour retrouver les auteurs, embarqués à bord d’un véhicule, d’une fusillade qui avait tué le rabbin Raziel Shevach, père de six enfants, alors qu’il circulait dans sa voiture sur l’autoroute aux abords de l’avant-poste de Havat Gilad où il vivait.

Osama Qawassmeh, porte-parole du parti au pouvoir de l’Autorité palestinienne, le Fatah, a expliqué que la mort de Jarrar venait s’ajouter à une liste de « crimes » israéliens qui contreviennent à la loi internationale.

Qawassmeh a qualifié le meurtre de Jarrar d’ « exécution de terrain ».

Cette mort, a-t-il ajouté, « ne sapera pas la détermination de notre population qui continuera à rester la tête haute sur ses terres et à revendiquer ses droits nationaux ».

Un autre porte-parole du Fatah, Jamal Nazzal, a également accusé Israël de commettre « des meurtres sanglants extrajudiciaires ».

Le rabbin Raziel Shevach avec sa famille, photo non-datée (Autorisation de la famille)

Nazzal a mis en garde contre une « tendance » israélienne à transformer la Cisjordanie en « scène d’escalade et de tensions sécuritaire pour mettre la pression sur notre peuple et sur nos leaders et pour détourner l’attention de l’expansion colonialiste de l’Etat ».

Se référant au meurtre de Jarrar et aux mesures israéliennes de sécurité, le porte-parole du Fatah a indiqué que les « pratiques terroristes et affreuses [d’Israël] exposent le vrai visage du gouvernement israélien qui recherche la destruction et les tensions ».

هذا الشبل من ذاك الأسد

Posted by ‎حركة التحرير الوطني الفلسطيني " فتح "/الصفحة الرسمية‎ on Monday, 5 February 2018

Le Fatah a publié sur sa page Facebook officielle une photo de Jarrar et de son père, Nasser, qui avait été tué par l’armée israélienne en 2002. Le père de Jarrar était un haut-membre de l’aile militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam.

Peu après son meurtre, le Hamas a fait savoir qu’Ahmed Jarrar était commandant au sein de l’aile militaire du groupe.

La photo du père et du fils, qualifiés de « martyrs » par le Fatah, était accompagnée de ce proverbe arabe : « Ce lionceau est bien né de ce lion ».

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