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Le Hamas menace d’intensifier les violences après la mort de Palestiniens

Le Hamas menace de faire face à "l’escalade par l'escalade" alors qu'Israël a lancé une opération en Cisjordanie à la suite de la vague d'attaques terroristes meurtrières en Israël

Des Palestiniens assistent aux funérailles de Sanad Abu Atiyeh et Yazan al-Saadi dans la ville de Jénine tués lors d'un raid israélien en Cisjordanie, le 31 mars 2022. (Crédit : JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Des Palestiniens assistent aux funérailles de Sanad Abu Atiyeh et Yazan al-Saadi dans la ville de Jénine tués lors d'un raid israélien en Cisjordanie, le 31 mars 2022. (Crédit : JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

Le groupe terroriste du Hamas a menacé jeudi d’intensifier les violences contre Israël, après que les forces israéliennes ont lancé une opération anti-terroriste à grande échelle en Cisjordanie en réponse à une série d’attaques au cours des deux dernières semaines qui ont fait onze morts Israéliens.

Trois hommes armés palestiniens ont été tués lors d’un échange de tirs avec les troupes israéliennes jeudi lorsque des commandos sont entrés dans la ville palestinienne de Jénine lors d’un rare raid de jour et des dizaines d’autres ont été arrêtés, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Les responsables de la santé de l’Autorité palestinienne ont fait état de deux morts et de 14 blessés dans les affrontements. Une source impliquée dans l’affaire a déclaré plus tard au Times of Israel que seuls deux décès avaient été confirmés, mais que deux autres Palestiniens étaient en état de mort cérébrale, mais toujours sous assistance respiratoire.

« Les crimes continus de l’occupation présagent une explosion totale qui sera encore plus puissante, plus douloureuse et plus misérable que toutes celles qui l’ont précédée et qui sera rejointe par tout notre peuple sur nos terres occupées, où qu’il se trouve », a déclaré le groupe terroriste dans un communiqué, jeudi.

Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a salué « le mois béni du Ramadan, le mois du combat, du martyr et des victoires », en « baisant la main de nos héros révolutionnaires ». Il a également menacé de faire face à « l’escalade par l’escalade » et a mis en garde contre une « explosion généralisée ».

L’avertissement est intervenu alors que les responsables israéliens cherchaient à apaiser les tensions avant le mois saint musulman du Ramadan, craignant que la violence ne fasse boule de neige de la même façon qu’en mai 2021, lorsque le Hamas a commencé à tirer des roquettes sur Israël, déclenchant une guerre de onze jours avec Gaza et de nombreuses émeutes entre Arabes et Juifs à l’intérieur des frontières d’Israël.

Des jeunes Palestiniens attendent de pouvoir s’inscrire à un camp d’été organisé par l’aile militaire du Hamas, les Brigades Iz-Ad Din Al-Qassam à Gaza City, le 14 juin 2021. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Dans le même temps, le chef du Jihad islamique, Ziyad al-Nakhaleh, a demandé que la branche armée du groupe soit mise en « alerte maximale ».

L’opération israélienne à grande échelle en Cisjordanie, qui devrait se poursuivre dans les prochains jours, a été lancée à la suite d’une réunion de hauts ministres, qui ont décidé de renforcer les forces policières et militaires et de pousser les opérations antiterroristes offensives.

L’opération d’arrestation – surnommée « Breakwater » – visait des individus soupçonnés de planifier de futures attaques, ainsi que certains soupçonnés d’être liés à l’attaque meurtrière de mardi à Bnei Brak, perpétrée par un Palestinien originaire d’un village près de Jénine.

Les médias palestiniens ont identifié deux des victimes palestiniennes du raid comme étant Sanad Abu Atiyeh, 17 ans, et Yazid al-Sa’adi, 23 ans.

Des soldats israéliens patrouillent dans un village au sud de Jénine, en Cisjordanie, le 30 mars 2022. (Crédit : AFP)

31 suspects ont été arrêtés en Cisjordanie dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite d’une vague d’attentats meurtriers en Israël, dont un Palestinien d’Hébron soupçonné d’appartenance à l’État islamique, a indiqué l’armée.

Depuis l’attentat terroriste à Beer Sheva le 22 mars perpétré par un Arabe israélien de la ville de Hura – précédemment emprisonné pour avoir tenté de rejoindre l’État islamique – les forces de sécurité israéliennes ont arrêté 43 suspects qui auraient sympathisé avec le groupe djihadiste.

Quelques jours après l’attaque meurtrière, deux cousins ​​d’Umm al-Fahm – dont l’un avait déjà été emprisonné pour avoir tenté de rejoindre l’État islamique – ont tué deux policiers à un arrêt de bus à Hadera.

Mardi, cinq Israéliens ont été tués dans une tuerie menée par un terroriste palestinien à Bnei Brak. Rien n’indiquait qu’il était membre de l’État islamique.

Des policiers s’affairent sur les lieux d’un attentat à Beer Sheva, dans le sud d’Israël, le mardi 22 mars 2022. (Crédit : AP/Tsafrir Abayov)

Et jeudi matin, un Israélien a été grièvement blessé lors d’une attaque au couteau près de l’implantation cisjordanienne de Neve Daniel, ont indiqué des médecins.

En réponse à la « vague de terrorisme meurtrier », le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré mercredi « il n’y a pas de limite aux ressources » qui devraient être consacrées à la lutte contre le terrorisme.

Il a noté que la présence militaire en Cisjordanie et le long de la Ligne verte avait été fortement renforcée ces derniers jours.

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