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Fusillades à Bnei Brak : 5 morts ; le tireur abattu

Selon la police, un homme a ouvert le feu sur des passants dans la banlieue de Tel Aviv ; l'incident fait suite à deux attentats inspirés par l'État islamique

Des policiers et des secouristes sur les lieux d'une fusillade à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sasson/Flash90)
Des policiers et des secouristes sur les lieux d'une fusillade à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sasson/Flash90)

Au moins cinq personnes ont été tuées mardi dans des attaques armées dans la ville orthodoxe de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, ont indiqué les secouristes. Le tireur a été abattu par un motard de la police sur place.

Ces attaques sont les troisièmes en une semaine en Israël.

Eli Bin, chef du service de secours du Magen David Adom, a déclaré avoir reçu des signalements « dans deux endroits différents de Bnei Brak ».

Quatre personnes sont mortes sous les balles du tireur. Un homme âgé d’une quarantaine d’années a été transféré d’urgence à l’hôpital Beilinson, où son décès a été prononcé peu après.

Les victimes de l’attaque terroriste sont deux résidents de Bnei Brak, deux travailleurs étrangers et un officier de police, selon la Douzième chaîne.

La police a confirmé que la cinquième victime de l’attaque terroriste de ce soir était l’officier qui a réussi à tirer mortellement sur l’assaillant. Cependant, l’officier a également été touché par balle pendant l’attaque et grièvement blessé. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital.

Les résultats de l’enquête préliminaire montrent que le terroriste est arrivé en voiture. Il a quitté son véhicule armé d’un fusil d’assaut et a ouvert le feu sur des civils dans la rue Shnayim à Bnei Brak, où il a mortellement touché plusieurs civils. Il s’est ensuite déplacé à pied vers la rue Herzl, a de nouveau ouvert le feu sur des civils, avant d’être neutralisé par un policier à moto.

Une vidéo de la scène montre un homme armé d’un fusil, debout dans le parking d’un immeuble résidentiel, tirant dans la rue alors qu’un jeune homme d’apparence ultra-orthodoxe s’enfuit.

Quelques instants plus tard, le tireur vise une personne qui passe devant le parking à vélo, mais ne lui tire pas dessus. Alors qu’il marche dans la rue, le tireur crie en hébreu à une voiture qui approche de « rester immobile » avant de tirer sur le conducteur, qui s’écrase contre le bâtiment.

Le tireur s’enfuit ensuite, apparemment vers la scène d’une deuxième fusillade à quelques centaines de mètres de là.

Sur la vidéo, on le voit poursuivre une personne à vélo près d’une rue animée et tenter, sans succès, de l’abattre avant de courir vers un magasin.

Le tireur a finalement été abattu à un troisième endroit, selon la police. Cependant, les officiers étaient à la recherche d’éventuels complices. Selon les médias israéliens, un deuxième suspect a été arrêté sur les lieux.

Un homme pointe un fusil sur un passant à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Capture d’écran)

La police s’efforce toujours d’exclure la possibilité que le tireur de l’attaque terroriste de ce soir ait eu d’autres complices, a déclaré le porte-parole de la police, Eli Levy.

Les officiers ont scruté les voitures et sont entrés dans certaines maisons à Bnei Brak. Huit Palestiniens soupçonnés d’être entrés illégalement en Israël ont été arrêtés lors d’un raid massif à Bnei Brak après l’attaque de ce soir, selon la Douzième chaîne.

Ils ne sont pas soupçonnés d’avoir des liens avec le tireur.

Trois heures après le début de l’attentat, la police a indiqué, après avoir quadrillé Bnei Brak et sécurisé le secteur, qu’il n’y avait pas de complices encore en liberté. On ignore toujours si le tireur a agi seul.

Des policiers et des secouristes sur les lieux d’une fusillade à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sasson/Flash90)

Les médias israéliens ont rapporté que le tireur de l’attaque terroriste meurtrière de ce soir était Diaa Hamarsheh, un Palestinien âgé de 26 ans du village de Yabed, près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. Il travaillait illégalement sur un chantier à Bnei Brak.

Diaa Hamarsheh, le terroriste de l’attentat du 29 mars 2022 à Bnei Brak. (Autorisation)

Il a probablement bénéficié d’une aide pour passer en Israël, bien que cela ne soit pas particulièrement difficile étant donné le grand nombre de brèches dans la barrière de sécurité de Cisjordanie.

Il a déjà purgé une peine de six mois de prison après avoir été condamné pour liens avec le terrorisme et vente illégale d’armes.

Dans la foulée de l’attentat, de nombreuses implantations Cisjordanie ont annoncé qu’elles ne permettront pas aux travailleurs palestiniens d’entrer dans leurs villes pour des travaux de construction demain, selon la radio de l’armée.

Le maire de Rishon Lezion a informé les habitants que les travaux de jardinage et de construction dans les écoles n’auraient pas lieu demain, à la lumière de l’attaque terroriste perpétrée ce soir par un ouvrier de la construction palestinien entré illégalement dans le pays.

Le maire de Kiryat Gat a annoncé que tous les travaux de construction dans sa ville n’auront pas lieu demain.

Les maires de Tel Aviv et de Ramat Gan ont ordonné l’envoi d’agents supplémentaires pour sécuriser les écoles de leurs villes.

Des policiers et des secouristes sur les lieux d’une fusillade à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sasson/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett, en quarantaine après avoir contracté le coronavirus, a mené, à distance, une consultation de sécurité à 22h00 (heure locale) avec notamment le ministre de la Défense Benny Gantz, le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev, le chef d’état-major Aviv Kohavi, le chef du Shin Bet Ronen Bar, le chef de la police Kobi Shabtai et d’autres responsables de la sécurité.

L’armée israélienne a annoncé qu’elle renforcerait la présence militaire en Cisjordanie et dans la zone de jointure à la suite de l’attentat meurtrier perpétré ce soir à Bnei Brak.

Quatre bataillons supplémentaires viendront s’ajouter aux quatre autres déployés dimanche à la suite de l’attaque de Hadera.

Bennett réunira demain le cabinet de sécurité de haut niveau pour faire le point sur les trois récentes attaques terroristes.

La police a été contrainte d’extraire le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, qui venait d’arriver sur les lieux de l’attaque terroriste et a été immédiatement entouré par une foule en colère de manifestants d’extrême-droite.

La foule a harcelé verbalement le ministre et a cherché à s’approcher de lui, mais la police a réussi à maintenir la foule à distance avant d’extraire Barlev de la zone.

La tension était extrêmement élevée sur l’un des lieux de la fusillade à Bnei Brak, où des dizaines d’habitants scandent « mort aux Arabes » et « vengeance », tandis que les médecins et les forces de sécurité intervenaient dans la zone et que les journalistes interrogeaient les témoins.

Des dizaines de personnes à Bnei Brak ont déversé leur colère sur un véhicule qui aurait appartenu au tireur de l’attaque terroriste de ce soir.

Une foule de Bnei Brak passe sa colère sur un véhicule suspecté d’avoir appartenu au tireur d’une attaque terroriste, le 29 mars 2022. (Capture d’écran/Douzième chaîne)

Ils ont retourné la voiture et brisé ses vitres.

Les groupes terroristes palestiniens ont salué la fusillade meurtrière de Bnei Brak mais aucun n’a revendiqué le massacre.

« L’opération de Tel-Aviv souligne l’unité du peuple palestinien, où qu’il vive », a déclaré un responsable du Hamas, Mushir al-Masri, à une station de radio affiliée au groupe terroriste.

Le Jihad islamique a également fait l’éloge de l’attaque, la troisième de la semaine.

« C’est le signe avant-coureur des opérations que notre peuple va mener au plus profond de l’entité [sioniste] », a menacé Ahmad al-Mudalil, haut responsable du Jihad islamique.

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir quelques dizaines de jeunes Palestiniens se rassembler dans la ville en scandant des slogans de soutien aux tireurs. Des Palestiniens ont été photographiés en train de distribuer des bonbons à Gaza.

De façon assez contrastante et rare, le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a condamné l’attentat meurtrier.

Ramallah s’était abstenu de toute discussion publique sur la récente vague de terreur contre les Israéliens, restant silencieux lors des récents attentats meurtriers de Beer Sheva et Hadera.

Dans un communiqué, le chef de l’AP a « exprimé sa condamnation du meurtre de civils israéliens ce soir, soulignant que le meurtre de civils palestiniens et israéliens ne fait que conduire à une dégradation de la situation ».

« Le cycle de la violence montre qu’une paix globale, juste et stable est le chemin le plus court et le plus correct vers la sécurité et la stabilité pour les deux peuples », a ajouté Abbas.

Dimanche à Hadera, dans le nord d’Israël, deux policiers israéliens ont été tués dans une fusillade revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI). La police israélienne a identifié les assaillants qui ont été abattus comme des agents arabes israéliens de l’EI.

Le 22 mars, à Beersheva (sud), quatre Israéliens – deux hommes et deux femmes – ont été tués dans une attaque au couteau et à la voiture-bélier perpétré par un homme inspiré de l’idéologie du groupe EI. Le terroriste était un enseignant condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein de l’EI et pour des prêches faisant son apologie.

Au total, on dénombre onze victimes du terrorisme en une semaine, le nombre le plus élevé depuis 2006, lorsqu’un attentat suicide contre un bus avait tué 11 Israéliens à Tel Aviv.

Le nombre de victimes de cette semaine est supérieur à celui des années 2020 et 2021 réunies

Des policiers et des secouristes sur les lieux d’une fusillade à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sasson/Flash90)

Réactions

Le bureau du Premier ministre a émis un communiqué : « Israël fait face à une vague de terrorisme arabe meurtrier. Mes pensées vont aux familles qui ont perdu des êtres chers ce soir et je prie pour le bien-être des blessés »

« Nous combattrons le terrorisme avec persévérance, obstination et une poigne de fer. Ils ne nous déplaceront pas d’ici. Nous gagnerons », poursuit le communiqué.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, a promis que les forces de sécurité israéliennes utiliseront « tous les moyens » pour mettre fin à la série d’attaques terroristes meurtrières.

« Nous avons traversé des moments difficiles en tant que peuple et en tant que pays, au milieu de vagues de terreur, et nous avons toujours gagné avec détermination et force, et il en sera de même cette fois-ci », écrit Gantz sur Twitter.

« L’ensemble des services de sécurité – Tsahal, le Shin Bet et la police – travailleront par tous les moyens pour rétablir la sécurité dans les rues d’Israël et un sentiment de sécurité pour les citoyens », a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a réagi à l’attaque terroriste de ce soir.

« Une soirée très difficile. Le terrorisme violent et cruel fait du mal aux civils innocents. Mon cœur va aux familles qui reçoivent la plus dure des nouvelle ce soir. J’envoie des vœux de prompt rétablissement aux blessés et souhaite beaucoup de force à leurs familles », déclare Lapid.

« L’État d’Israël est fort, nous combattrons le terrorisme avec force et détermination. Les forces de sécurité ont devant elles des jours tendus. Je les renforce et je prie pour qu’elles rentrent chez elles en paix », a-t-il ajouté.

Le bureau du Président de la Knesset Mickey Levy, qui est actuellement en déplacement aux Etats-Unis, a annoncé que ce dernier allait écourter son voyage.

« Ce soir, le président de la Knesset Levy tiendra un certain nombre de réunions personnelles importantes avec le président de la Chambre des représentants de Pelosi, le chef de la majorité démocrate et le chef de la minorité républicaine, et rentrera en Israël demain à midi », indique le communiqué.

« Je suis les informations en provenance d’Israël avec inquiétude et douleur. Je souhaite adresser mes sincères condoléances aux familles des victimes et un prompt rétablissement aux blessés. Il ne fait aucun doute que nous traversons des jours difficiles et sensibles qui doivent élever le niveau de vigilance et exigent de nous tous une extrême vigilance. Je formule l’espoir et je prie pour que nous connaissions prochainement des jours tranquilles », a ajouté Mickey Levy dans le communiqué.

Le président israélien Isaac Herzog a réagi à l’attentat en invitant les Israéliens à ne pas diffuser de vidéos de l’attaque, par solidarité pour les proches des victimes.

« L’âme est déchirée et le cœur se serre lorsque des terroristes méprisables versent à nouveau le sang d’innocents. Notre esprit inébranlable, qui a déjà surmonté les attentats terroristes et les guerres, surmontera une fois de plus la haine de nos ennemis », a déclaré Herzog.

« J’adresse mes condoléances aux familles des personnes en deuil et je prie avec tout le peuple d’Israël pour la guérison des blessés. Je suis convaincu que les forces de sécurité feront fidèlement leur travail et j’appelle le public à faire preuve de solidarité et de responsabilité et à le laisser agir avec détermination, rapidité et précision », a-t-il ajouté.

« Malgré la douleur, et malgré les sentiments difficiles, je vous appelle à agir avec sensibilité et ne pas diffuser de vidéos et de messages qui pourraient nuire à des familles dont les mondes viennent d’être détruits. »

Le porte-parole de la municipalité de Bnei Brak a déclaré le maire de Bnei Brak, Avraham Rubinstein, a chargé le personnel du département des affaires sociales d’apporter une assistance étendue aux familles des victimes de la terrible catastrophe de la ville.

« À la demande du maire, de la police israélienne et du département de la défense et de la police municipale, ils effectueront demain des analyses et des inspections approfondies sur tous les chantiers de construction de la ville, afin d’exclure la présence d’autres  »

Le porte-parole a précisé que « la sécurité sera renforcée autour de tous les établissements d’enseignement de la ville. Selon les consignes, les cours de demain auront lieu, si D.ieu veut, comme d’habitude ».

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

« Une soirée triste et très difficile. Israël est au milieu d’une dangereuse vague de terrorisme que nous n’avons pas vue depuis de nombreuses années. J’adresse mes condoléances aux familles des personnes tuées et je prie pour la guérison des blessés. Renforce les forces de sécurité et de secours qui sont sur le terrain. Nous devons agir résolument pour restaurer la paix et la sécurité des citoyens d’Israël », a tweeté l’ancien Premier ministre.

Le chef de la Liste arabe unie Ayman Odeh a condamné l’attaque terroriste en affirmant que les victimes rejoignent les 51 Palestiniens tués cette année.

« Cinq civils ont été tués aujourd’hui – chacun est un monde à part entière. Ils rejoignent les 51 Palestiniens tués depuis le début de l’année – chacun d’entre eux est un monde à part entière », a déclaré Odeh.

« Je m’oppose fermement à toute atteinte aux civils, qu’ils soient Palestiniens ou Israéliens, ainsi qu’à toute atteinte aux personnes innocentes », a-t-il ajouté.

« Il est temps de mettre fin à la source de la haine qu’est cette maudite occupation, et d’établir une paix qui apportera la sécurité et une vie normale aux deux peuples », a-t-il dit.

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a également condamné l’attaque, mais n’a pas mentionner « l’occupation ».

Mansour Abbas, qui préside le parti islamiste Raam qui fait partie de la coalition gouvernementale, a condamné et souligné que les meurtriers tuent de façon indiscriminée Juifs et arabes.

« Je m’associe à la douleur des familles et souhaite aux blessés un rétablissement complet. Nous sommes tous confrontés à une vague de terrorisme meurtrier – nous tous, sans exception », a déclaré Abbas dans un communiqué.

« Les rues des villes israéliennes sont remplies de citoyens arabes et juifs, et ceux qui se lancent dans une folie meurtrière ne les remarquent pas et ne font pas de différence entre eux », a-t-il déclaré.

Le policier tué dans l’attentat était un Arabe chrétien.

L’ambassadeur américain en Israël, Tom Nides, a été le premier membre de l’administration Biden à réagir à l’attaque terroriste de ce soir.

« Nous venons d’apprendre qu’une nouvelle attaque a eu lieu en Israël, cette fois-ci au détriment de personnes innocentes à Bnei Brak. Je suis de tout cœur avec les familles des victimes. Personne ne devrait avoir à endurer un tel déchirement », a tweeté M. Nides.

L’ambassadeur britannique en Israël s’est dit « choqué par la série d’attaques terroristes qui ont frappé Israël la semaine dernière – Beer Sheva, Hadera et maintenant à Bnei Brak, près de chez moi. Mes condoléances à toutes les familles des victimes et mes meilleurs vœux de prompt rétablissement aux blessés. La Grande-Bretagne condamne ces attaques et soutient Israël ».

L’ambassadeur de l’Union européenne en Israël Dimiter Tzantchev a vivement condamné l’attentat de Bnei Brak.

« Une autre attaque terroriste méprisable, qui a coûté la vie à de nouveaux innocents. Mes pensées vont aux familles des victimes et des blessés. L’UE condamne sans équivoque cette violence insensée ! Nous sommes solidaires d’Israël en ces temps difficiles. L’extrémisme violent sera vaincu », a déclaré Tzantchev.

L’ambassade d’Israël en France a tweeté son « soutien ».

L’Allemagne a mis en garde contre une « spirale de violence » après l’attentat, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Tous ceux qui ont des responsabilités et de l’influence doivent condamner clairement ces actes de violence afin d’éviter une nouvelle escalade de la violence », précise un porte-parole du ministère allemand, cité dans le communiqué, appelant à « éviter une spirale de violence pendant les fêtes à venir pour les Juifs, les musulmans et les chrétiens ».

« Tout comme les attentats de Beersheva et de Hadera, l’attaque (de mardi) est choquante par sa brutalité et son sang-froid », selon le gouvernement allemand, qui condamne avec « la plus grande fermeté cette vague d’attentats en Israël ». « Rien ne peut justifier la terreur », conclut-il.

L’AFP a contribué à cet article.

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