Le Hamas promet un “châtiment divin” pour les assassins d’un de ses cadres
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Le Hamas promet un “châtiment divin” pour les assassins d’un de ses cadres

Ismail Haniyeh affirme que le groupe “coupera les mains” de ceux qui sont responsables de la mort de Mazen Foqaha

Ismail Haniyeh, chef du Hamas, , pendant un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)
Ismail Haniyeh, chef du Hamas, , pendant un rassemblement anti-Israël à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 février 2016. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Le Hamas, groupe terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé samedi que des « mesures radicales » seraient prises à l’encontre des Palestiniens ayant « collaboré » avec Israël, un acte passible de la peine de mort, après l’assassinat d’un de ses commandants militaires.

Samedi, Ismail Haniyeh, responsable du groupe terroriste, a promis un « châtiment divin » pour les assassins de Mazen Foqaha et ceux qui les ont envoyés.

« Les assassinats ne nous font pas peur », a déclaré Haniyeh selon la Deuxième chaîne. « Ces assassins et leurs donneurs d’ordre n’échapperont pas au châtiment divin, au châtiment par le peuple et au châtiment par les organisations de la résistance. »

Haniyeh a promis que le Hamas capturerait ceux qui sont impliqués dans le meurtre de Foqaha et que « chaque main qui a touché le martyr Mazen […] sera coupée. »

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Iyad al-Bozoum, précise que les « mesures radicales » seront prises « durant les heures ou les jours à venir », laissant planer la possibilité d’arrestations, de procès ou même d’exécutions. Lors du dernier conflit dans la bande de Gaza à l’été 2014, la branche armée du Hamas avait déjà exécuté six hommes en place publique, pour des faits de « collaboration ».

Mazen Foqaha à sa libération après l'accord Shalit, en 2011. (Crédit : capture d'écran Twiter)
Mazen Foqaha à sa libération après l’accord Shalit, en 2011. (Crédit : capture d’écran Twiter)

Dès l’annonce la semaine dernière de la mort de Mazen Foqaha, abattu dans son parking de quatre balles tirées à bout portant à l’aide d’un pistolet muni d’un silencieux, les dirigeants du mouvement terroriste avaient pointé du doigt Israël et des « collaborateurs » palestiniens.

Dans le cadre de leur enquête, les autorités gazaouies ont fermé dans la foulée le seul point de passage des habitants de Gaza vers Israël, avant de le rouvrir partiellement. Cette mesure semble viser à éviter toute exfiltration de personnes qui pourraient être impliquées dans ce meurtre.

Samedi, elles ont annoncé autoriser les humanitaires étrangers de l’ONU et de la Croix-Rouge à entrer et sortir de l’enclave « compte tenu des besoins en aide humanitaire à Gaza ».

Pour les autres, les restrictions restent en place : seuls les malades sortant pour recevoir un traitement ou les proches de prisonniers en route pour les visiter pourront sortir à condition d’avoir moins de 15 ans ou plus de 45 ans. « Les cas humanitaires urgents seront examinés individuellement, ont-t-elles ajouté.

Des humanitaires étrangers ont été empêchés de quitter Gaza ces derniers jours, selon une source humanitaire.

Les forces de sécurité du Hamas au point de passage d'Erez, dans le nord de la bande de Gaza, après sa fermeture par le mouvement terroriste, le 26 mars 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Les forces de sécurité du Hamas au point de passage d’Erez, dans le nord de la bande de Gaza, après sa fermeture par le mouvement terroriste, le 26 mars 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Selon l’Organisation mondiale de la santé, des dizaines de patients palestiniens ont manqué des rendez-vous médicaux en Israël en raison de ces restrictions. Une coalition de 133 ONG de défense des droits de l’Homme a appelé jeudi le Hamas à ouvrir de nouveau le point de passage.

Le Coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen Orient (UNSCO) a suspendu ses missions dans la bande de Gaza « jusqu’à nouvel ordre », a indiqué vendredi une source proche de cette organisation.

Les restrictions imposées par le Hamas nuisent, selon la même source, au travail des humanitaires dans l’enclave.

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