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Sous les drones israéliens, les partisans du Hezbollah commémorent Nasrallah

Lors d'une cérémonie marquant le 1ᵉʳ anniversaire de sa mort, le successeur de Nasrallah promet de ne jamais déposer les armes ; Tsahal a partagé des informations sur les derniers jours du chef terroriste

Des partisans du Hezbollah assistent à une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'assassinat par Israël de leur chef de longue date, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Des partisans du Hezbollah assistent à une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'assassinat par Israël de leur chef de longue date, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

se sont rassemblés samedi pour commémorer le premier anniversaire de la mort de Hassan Nasrallah, chef du groupe terroriste chiite libanais, éliminé lors d’un bombardement israélien. Le nouveau leader du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, a promis qu’il ne déposerait jamais les armes.

Les médias libanais ont par ailleurs signalé que des drones israéliens avaient survolé la cérémonie organisée dans la banlieue sud de Beyrouth. L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire. Au début de l’année, des avions de chasse israéliens avaient déjà survolé la capitale libanaise à basse altitude lors des funérailles de Nasrallah.

Brandissant des bannières jaunes du Hezbollah, ainsi que des drapeaux libanais, palestiniens et iraniens, la foule a envahi le site du tombeau, situé à proximité de l’aéroport de Beyrouth, tandis que des chants partisans et religieux retentissaient dans les haut-parleurs, a rapporté l’AFP. Cette démonstration de loyauté a eu lieu malgré l’affaiblissement du groupe, durement frappé par la guerre qui l’a opposé à Israël l’an dernier et qui a abouti à l’élimination de Nasrallah.

Le chef du Hezbollah dirigeait le groupe terroriste depuis trois décennies.

Le Hezbollah envisage le « martyre » alors que les drones de Tsahal grondent

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s’est adressé virtuellement au rassemblement à l’occasion d’un discours qui, selon les médias libanais, a été diffusé en direct depuis un lieu tenu secret. Il a, une fois de plus, affirmé que le groupe terroriste chiite saurait résister à toute tentative de désarmement.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s’adressant à ses partisans à travers un écran lors d’une allocution télévisée prononcée lors d’une cérémonie marquant le premier anniversaire de l’assassinat par Israël du leader historique du groupe, Hassan Nasrallah, dans le sud du Liban, le 27 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

« Nous n’abandonnerons jamais nos armes, nous ne les céderons pas », a déclaré Qassem aux dizaines de milliers de personnes présentes.

« Nous sommes prêts au martyre », a-t-il ajouté.

Ces déclarations font suite à celles du ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, qui avait annoncé au début du mois que les forces armées libanaises (LAF) allaient commencer à mettre en œuvre un plan de désarmement du groupe terroriste, qui détient également quinze sièges au Parlement libanais.

Dernière image, un aperçu des derniers jours de Nasrallah

Une photo du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, publiée par la chaîne al-Mayadeen, affiliée au Hezbollah, le 27 septembre 2025, qui serait la dernière photo du chef terroriste, prise dans la « salle des opérations de commandement » du Hezbollah avec une carte d’Israël derrière lui, quelques jours avant qu’il ne soit tué lors d’une frappe aérienne israélienne sur le principal centre de commandement souterrain du Hezbollah à Beyrouth, le 27 septembre 2024. (Crédit : Al-Msyadeen via X)

Dans le cadre des commémorations, la chaîne de télévision al-Mayadeen, affiliée au Hezbollah, a diffusé ce qu’elle a présenté comme étant la dernière image de Nasrallah : une photo prise dans la « salle de commandement » du groupe terroriste, quelques jours avant son élimination. On y voit Nasrallah avec une carte d’Israël accrochée au mur derrière lui.

Selon le reportage, la photo a été prise alors qu’Israël intensifiait son offensive contre le Hezbollah – une campagne qui avait commencé par la dite « attaque des bipeurs« , au cours de laquelle des milliers de petits appareils de communication avaient explosé entre les mains des membres du groupe terroriste, mettant hors d’état de nuire 1 500 terroristes. Elle s’était poursuivie par des frappes qui avaient décimé le commandement supérieur et les infrastructures du groupe. La campagne avait culminé avec la mort de Nasrallah dans son centre de commandement souterrain.

À l’occasion de l’anniversaire de la mort du chef terroriste, l’armée israélienne a également diffusé de nouvelles informations qui, selon elle, éclairent ses derniers jours.

Selon le Directorat des Renseignements militaires, Nasrallah « est resté en place sans se rendre compte qu’il était la prochaine cible à éliminer », même après la mort de plusieurs de ses principaux commandants.

De la fumée s’élevant au-dessus de la banlieue sud de Beyrouth lors d’une frappe israélienne, le 27 septembre 2024. (Crédit : AFP)

« Dans les jours qui ont précédé son élimination, Nasrallah a tenté de reconstruire les capacités de l’organisation et de planifier des contre-attaques, mais chacune d’entre elles a été rapidement déjouée », a fait savoir Tsahal.

L’armée a ajouté que des « renseignements précis » avaient été recueillis au fil des ans, ce qui « avait permis de localiser avec exactitude son bunker secret, dont la construction avait été rendue possible grâce à la technologie iranienne et grâce à une compartimentation stricte, même au sein des cercles les plus proches de l’organisation terroriste ».

Des révélations qui ont été faites après que le fils de Nasrallah, Jawad, a indiqué à Reuters, vendredi, que son père avait passé ses derniers jours rongé par la colère suite à l’attaque israélienne.

Un an après la mort de Nasrallah

Des automobilistes circulant dans une rue bordée de portraits du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué lors des combats, et de bâtiments endommagés par les frappes israéliennes lors de la récente guerre, pendant le premier tour des élections municipales, dans le quartier de Ghobeiry, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 4 mai 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Dans la soirée du 27 septembre 2024, des avions de combat israéliens avaient largué 83 bombes antibunker sur le principal complexe souterrain du Hezbollah à Beyrouth, tuant Nasrallah et d’autres hauts responsables. Plusieurs bâtiments avaient également été détruits lors de cette frappe.

L’inhumation de Nasrallah avait été retardée de plusieurs mois en raison des combats en cours, mais ses partisans, dont son fils, se sont rendus sur sa tombe depuis.

Cette frappe avait eu lieu alors qu’Israël intensifiait ses opérations au Liban, en réponse aux attaques quasi quotidiennes de roquettes et de drones lancées par le Hezbollah contre les communautés frontalières du nord du pays. Ces hostilités avaient commencé le 8 octobre 2023, au lendemain de l’invasion du sud d’Israël par le Hamas, lors d’une attaque sanglante qui avait déclenché la guerre à Gaza. Cette escalade avait provoqué le déplacement d’environ 60 000 habitants du nord d’Israël.

La guerre entre Israël et le Hezbollah s’était terminée par un cessez-le-feu qui avait été conclu le 27 novembre 2024, qui exigeait que le Hezbollah remette ses armes dans le sud du Liban à l’État libanais. Depuis, Israël accuse le groupe terroriste d’avoir violé l’accord et a lancé des dizaines de frappes intermittentes visant les positions du Hezbollah.

Le chef de la sécurité iranienne Ali Larijani (au centre) et l’ambassadeur iranien au Liban Mojtaba Amani (à droite) assistent à une cérémonie marquant le premier anniversaire de l’assassinat par Israël du chef historique du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2025. (Crédit : Anwar AMRO / AFP)

Le cessez-le-feu stipulait également que les troupes israéliennes se retireraient du sud du Liban dans un délai de 60 jours, mais Israël continue de contrôler cinq points stratégiques malgré les appels du Liban à un retrait complet.

La mort de Nasrallah et les pertes subies pendant la guerre ont considérablement affaibli le Hezbollah, même si le groupe terroriste continue de disposer de capacités opérationnelles limitées et d’une présence politique notable au Liban.

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