Le mandat du chef du Shin Bet prolongé de quatre mois par Netanyahu
Rechercher

Le mandat du chef du Shin Bet prolongé de quatre mois par Netanyahu

Argaman restera à son poste jusqu'en septembre 2021 ; le ministre de la Défense Benny Gantz avait refusé la nouvelle nomination du conseiller à la sécurité nationale

Le chef des services de sécurité du Shin Bet, Nadav Argaman, à la 8è conférence internationale UVID à l'Avenue Convention Center d'Airport City, le 7 novembre 2019. (Crédit :  Flash90)
Le chef des services de sécurité du Shin Bet, Nadav Argaman, à la 8è conférence internationale UVID à l'Avenue Convention Center d'Airport City, le 7 novembre 2019. (Crédit : Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé vendredi qu’il avait prolongé le mandat de Nadav Argaman à la tête du Shin Bet pour quatre mois supplémentaires, dans un contexte de querelles politiques qui devraient empêcher la désignation d’un dirigeant permanent à la tête de l’agence intérieure de sécurité au moins à court-terme.

Le mandat d’Argaman devait se terminer au mois de mai mais il continuera au moins jusqu’au mois de septembre.

Cette annonce a suivi des informations parues dans le journal Yediot Ahronoth qui avaient indiqué que Netanyahu avait prévu de désigner son Conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat comme nouveau directeur de l’agence – une initiative à laquelle s’était opposé Benny Gantz, le ministre de la Défense.

Selon l’article, Gantz avait affirmé qu’il ne permettrait pas à Netanyahu de nommer ses proches.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Benny Gantz se tournent le dos lors de la prestation de serment de la 24e Knesset. (Bureau du porte-parole de la Knesset)

En réponse, le bureau de Netanyahu avait évoqué un « ultimatum fictif » lancé par le ministre de la Défense.

« Gantz est bien conscient qu’il n’est pas possible de nommer un nouveau chef du Shin Bet dans un gouvernement de transition, et que cela ne pourra être fait que par le nouveau gouvernement qui va être formé », avait dit un communiqué. « Nous rejetons fermement les allégations contre le Premier ministre qui émanent de considérations autocentrées. »

Le communiqué avait aussi pris la défense de Ben-Shabbat, disant que le chef du Conseil de la sécurité nationale est « un fonctionnaire exceptionnel et dévoué qui accomplit un travail sacré pour la sécurité d’Israël ».

Ben-Shabbat est considéré comme un proche allié de Netanyahu et certains estiment qu’il est devenu un outil politique pour le Premier ministre.

Le conseiller israélien à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat fait une déclaration lors de son arrivée à l’aéroport international de Bahreïn, le 18 octobre 2020. (Crédit : Ronen Zvulun / AFP)

Les spéculations entourant la nomination possible de Ben-Shabbat avaient amené certains hauts-responsables du Shin Bet à avertir qu’ils pourraient démissionner suite à cette désignation.

« Si Netanyahu nomme Meir Ben-Shabbat comme directeur de l’agence, ça va être pour des raisons personnelles, pas professionnelles », avait dit une source à la chaîne Kan, au mois de décembre. « Ben-Shabbat n’est pas apte à prendre la tête de l’agence professionnellement parlant. S’il est nommé directeur, alors nous partirons. »

Ben-Shabbat était devenu le numéro un du Conseil national de sécurité en 2017. À ce poste, il a supervisé les accords de normalisation conclus entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Il est également très impliqué dans la réponse apportée par le gouvernement à la pandémie ainsi que dans les discussions entretenues avec Washington concernant l’accord sur le nucléaire iranien.

De nombreux postes de hauts-fonctionnaires ne sont plus pourvus au sein de l’État juif en raison de l’incapacité du Likud de Netanyahu et de Kakhol lavan de Benny Gantz de trouver des accords dans le cadre de leur gouvernement d’unité.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...