Le médecin-conseil de Moderna devient docteur honoraire de l’université Bar-Ilan
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Le médecin-conseil de Moderna devient docteur honoraire de l’université Bar-Ilan

Tal Zaks a reçu son titre lors d'une cérémonie et il a exprimé sa confiance dans les capacités des vaccins à contrer les mutations du coronavirus

Tal Zaks, au centre, médecin-conseil de Moderna, reçoit un certificat de doctorat honoraire à l'université Bar-Ilan, le 26 avril 2021. (Autorisation)
Tal Zaks, au centre, médecin-conseil de Moderna, reçoit un certificat de doctorat honoraire à l'université Bar-Ilan, le 26 avril 2021. (Autorisation)

L’université Bar-Ilan en Israël a décerné, lundi, un doctorat honoraire à Tal Zaks, le principal médecin-conseil de Moderna, pour son rôle dans le développement du vaccin anti-COVID-19 au sein de la firme pharmaceutique du Massachusetts.

Zaks, qui est Israélien, se trouvait dans le pays pour prendre part personnellement à cette cérémonie qui a été organisée sur le campus.

« Je suis à la fois ému et reconnaissant pour ce grand honneur qui m’est fait », a dit Zaks, selon un communiqué de Bar-Ilan. « Je considère cet honneur comme un symbole d’appréciation pour tous ceux qui, à Moderna, ont contribué à cette réussite. Pendant toute ma vie professionnelle, je me suis efforcé de conjuguer la science et la médecine et je suis fier de recevoir cette distinction de la part d’une université qui le fait de manière unique ».

Au cours de la cérémonie qui a eu lieu à l’université, Zaks a aussi évoqué les défis représentés pour les vaccins par les mutations du coronavirus.

« Quand nous évaluons ces mutations, nous réalisons que la base du virus est la même », a-t-il commenté. « C’est le premier variant qui est important et je pense que nous lui avons apporté une réponse exhaustive. Une dose supplémentaire de vaccin pourrait être nécessaire à l’avenir et nous étudions actuellement cette possibilité », a-t-il continué.

« Aujourd’hui, nous disposons d’une infrastructure mondiale et nous faisons confiance à la technologie qui nous permet, en un délai court, de produire des vaccins résistants aux variants qui se développent », a continué Zaks.

Le médecin-conseil de Moderna Tal Zaks s’exprime pendant un entretien au siège de la compagnie à Cambridge, dans le Massachusetts, le 27 janvier 2020. (Capture d’écran : Rodrique Ngowi/AP)

Une deuxième cérémonie organisée pour le doctorat de Zaks aura lieu le 30 mai, a noté l’université.

Au début du mois, Israël avait rendu hommage à Albert Bourla pendant les cérémonies de Yom HaShoah. Le pays avait présenté ses remerciements au directeur de la firme pharmaceutique Pfizer Inc. pour le partenariat qui a permis à l’État juif de mener l’une des campagnes de vaccination les plus réussies au monde.

Lors de la principale cérémonie qui avait été organisée à Jérusalem, Bourla avait prononcé un discours pré-enregistré qui avait été diffusé sur la chaîne de télévision nationale.

« Ensemble, nous sommes en train de démontrer que grâce à la vaccination massive, nous pouvons vaincre la pandémie de COVID-19 et sauver des vies », avait dit Bourla.

Bourla, fils de survivants juifs de la Shoah originaires de Grèce, avait été invité à venir représenter la communauté juive de la Diaspora mais il avait été dans l’incapacité de faire le voyage.

En réponse aux pressions lourdes qui avaient été exercées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Bourla avait accepté de fournir à Israël suffisamment de vaccins Pfizer-BioNTech pour immuniser les 9,3 millions d’habitants du pays. En échange, Israël avait accepté de partager les données issues de sa campagne avec Pfizer.

L’État juif a vacciné les trois quarts de sa population adulte et plus de la moitié de la population toute entière. Les taux d’infection se sont effondrés, ce qui a permis au pays de rouvrir son économie ces dernières semaines. Même si Israël a été critiqué pour ne pas avoir davantage partagé ses approvisionnements en vaccin avec les Palestiniens, sa campagne de vaccination est largement considérée comme une réussite.

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