Rechercher

Le médiateur de la justice demande la révocation du grand rabbin séfarade

Uri Shoham reproche au rabbin Yitzhak Yosef l'organisation d'une conférence contre les réformes proposées par le gouvernement qui supprimeront le monopole du grand rabbinat

Le grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef assiste à la vente traditionnelle du hametz (nourriture contenant du levain) de l'État d'Israël à un non-juif avant la prochaine fête de Pessah, le 29 mars 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Le grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef assiste à la vente traditionnelle du hametz (nourriture contenant du levain) de l'État d'Israël à un non-juif avant la prochaine fête de Pessah, le 29 mars 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Le médiateur de la justice israélienne a à nouveau demandé la potentielle révocation du grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef de la grande cour d’appel rabbinique de Jérusalem.

L’ancien juge à la Cour suprême, Uri Shoham, a expliqué que cette demande était motivée par l’organisation, par Yosef, d’une conférence du rabbinat contre les réformes proposées par le gouvernement qui supprimeront le monopole orthodoxe sur la certification de la casheroute et sur les conversions religieuses, suite à une plainte du Mouvement israélien pour le judaïsme réformé et progressiste.

Shoham affirme que la conférence, à laquelle ont participé des rabbins du rabbinat d’État, ainsi que des rabbins municipaux et des juges rabbiniques, a été contraire aux directives éthiques qui interdisent aux fonctionnaires d’intervenir sur des questions partisanes sensibles.

En octobre 2020, Shoham avait déjà demandé à la commission de sélection des juges rabbiniques d’envisager la révocation du rabbin Yitzhak Yosef en raison de ses commentaires controversés sur les femmes, le judaïsme réformé et la Haute Cour de justice, également à la suite d’une plainte du Mouvement israélien pour le judaïsme réformé et progressiste.

Yosef est le fils de feu le rabbin Ovadia Yosef, l’ancien chef spirituel du parti politique Shas qui, s’il avait juré de protéger Yosef l’année dernière, siège maintenant dans l’opposition à la Knesset.

Le ministre des Affaires religieuses, Matan Kahana, qui a été critiqué lors de la conférence, soutient néanmoins le droit de Yosef à faire part librement de ses opinions.

D’autres politiciens religieux et de droite se sont également exprimés contre Shoham, prenant la défense de Yosef.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...