Le Parlement grec a mis en garde contre ‘une conspiration juive’
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Le Parlement grec a mis en garde contre ‘une conspiration juive’

Un projet de loi pour ouvrir le marché aux médicaments génériques ferait partie d'une conspiration entre l'Allemagne et les groupes juifs

Le bâtiment du Parlement à Athènes, Grèce (Crédit : Gerard McGovern/Creative Commons/Wikipedia)
Le bâtiment du Parlement à Athènes, Grèce (Crédit : Gerard McGovern/Creative Commons/Wikipedia)

ATHÈNES – Le chef d’un groupe représentant les firmes pharmaceutiques en Grèce a averti qu’un projet de loi pour réguler l’ouverture du marché du pays aux médicaments génériques à bas prix était le résultat d’une conspiration entre l’Allemagne et les groupes juifs.

Au cours du débat de mercredi au Parlement, Dimitris Giannakopoulos, le président de l’Association hellénique des compagnies pharmaceutiques, a déclaré que 11 000 emplois grecs seraient perdus et a tenu pour responsables les groupes de pression juifs car la mesure bénéficierait les responsables israéliens des médicaments génériques.

Il a appelé à une enquête parlementaire sur le rôle de l’ancien Premier ministre Antonis Samaras, l’homme d’affaires gréco-israélien, Sabi Mionis, et David Harris, le directeur de l’American Jewish Committee, pour la rédaction du projet de loi.

Giannakopoulos a ajouté que la mesure était également à l’initiative de la chancelière allemande Angela Merkel, l’accusant d’ « imposer un contrat de la mort sur la Grèce » et a fait référence à la prise de contrôle de la firme allemande de médicaments génériques, Ratiopharm, en 2010 par le géant pharmaceutique israélien, Teva.

« Il y a cinq ans, nous avons dit que les entreprises israéliennes se cachaient derrière tout cela. N’importe quelle personne qui connaît le secteur des médicaments et qui n’a pas encore compris qu’ils tentent de favoriser les entreprises israéliennes est soit stupide, soit non pertinente, ou manipulée », a déclaré Giannakopoulos.

Son accusation a été reprise plus tard par Nikos Nikolopoulos, un député du parti de droite Independent Greek Party, le membre le plus jeune de la coalition gouvernementale.

Le débat faisait partie d’une série de mesures imposées à la Grèce dans le cadre du plan de sauvetage financier européen, qui comprend l’ouverture des secteurs fermés tels que le marché pharmaceutique.

Les législateurs du Independant Greek Party ont été impliqués récemment dans une série d’incidents antisémites.

Un récent sondage ADL a révélé que les stéréotypes antisémites sont répandus en Grèce et que le pays avait le plus haut pourcentage de points de vue antisémites en Europe.

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