Israël en guerre - Jour 145

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Le porte-parole du Shas suggère un détachement de Netanyahu après-guerre, puis se rétracte

Après que sa tribune a retenu l'attention des médias, Asher Medina a fait savoir qu'il n'avait pas dit que le remplacement de Netanyahu était un positionnement officiel du Shas

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le ministre de l'Intérieur et de la Santé, Aryeh Deri, lors de la cérémonie de prestation de serment du 37e gouvernement israélien, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le ministre de l'Intérieur et de la Santé, Aryeh Deri, lors de la cérémonie de prestation de serment du 37e gouvernement israélien, à la Knesset, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le porte-parole du parti ultra-orthodoxe Shas, allié de longue date de Benjamin Netanyahu, a dit ce week-end que les Israéliens commençaient à se lasser du Premier ministre, avant de revenir sur ses propos.

« La conduite de la guerre peut valoir de bonnes notes à Netanyahu, mais après-guerre, c’est un autre leader qu’attend l’opinion publique … plus jeune, déterminée et surtout révolutionnaire », a écrit Asher Medina dans une tribune politique publiée dans le journal officiel de son parti.

« [Nous ne voulons] plus rien de ce que nous savons déjà. Nous en avons assez », a-t-il affirmé, évoquant la chute rapide de Netanyahu dans les sondages après l’assaut brutal du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre, au cours duquel quelque 1 200 personnes ont été tuées et plus de 240 prises en otage dans la bande de Gaza.

Suite à l’attaque, la confiance dans le gouvernement a chuté à son plus bas niveau depuis 20 ans, selon l’Institut israélien de la démocratie. Selon un sondage publié par le groupe de réflexion basé à Jérusalem la semaine dernière, plus des deux tiers des Israéliens pensent que des élections devraient être convoquées dès que la guerre contre le Hamas sera terminée.

Un sondage de la Douzième chaîne, publié au même moment, a révélé que si des élections avaient lieu le jour-même, les partis de la coalition d’avant-guerre de Netanyahu ne rassembleraient que 44 sièges à la Knesset et le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, aurait un boulevard devant lui pour former une coalition gouvernementale. Le sondage a également révélé que les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah conserveraient le même nombre de sièges, soit respectivement 11 et 7.

Ces dix dernières années, ces partis ont été de fidèles alliés de Netanyahu. En retour, ils ont bénéficié d’un monopole sur plusieurs questions de politique intérieure liées à la religion et à l’État, ainsi que d’une exemption pour les ultra-orthodoxes en matière de conscription militaire.

Des jeunes hommes haredi dansent devant une pancarte portant l’inscription « Nous devons résister contre un État halachique » alors que des manifestants se rassemblent devant la maison du chef du Shas, Aryeh Deri, à Jérusalem, le 23 mars 2023. (Crédit : Flash90)

Avant le 7 octobre, les ultra-orthodoxes ont tenté de faire adopter une loi consacrant juridiquement cette exemption, mais leurs efforts ont été réduits à néant par le déclenchement des hostilités et il est difficile de dire si pareille initiative serait politiquement réalisable dans l’après-guerre.

Dire que « l’idée du Shas est de remplacer Netanyahu » est « caricatural et faux », a déclaré Medina par voie de communiqué, une fois que sa chronique a attiré l’attention des médias israéliens.

« La majeure partie de l’article parlait des forces de Netanyahu et du fait qu’il n’a que peu d’alternatives dignes de ce nom », a-t-il expliqué. « En ces temps difficiles, le Shas se mobilise totalement pour la guerre et les personnes évacuées, soutient le Premier ministre et l’unité de la [coalition] et n’est certainement pas préoccupé par des questions politiciennes. »

Le leader du Shas, Aryeh Deri, avait été nommé ministre de la Santé et de l’Intérieur dans l’actuel gouvernement avant d’en être limogé, en tout début d’année, lorsque la Cour Suprême a jugé sa nomination « extrêmement déraisonnable » en raison de son passif pénal. Une partie du programme législatif du gouvernement, avant la guerre, a consisté à obtenir la neutralisation de cette fameuse « clause du caractère raisonnable » et faire revenir Deri à son poste ministériel.

Selon les médias israéliens, Deri a beaucoup œuvré pour l’entrée de Gantz au gouvernement, au contraire des partis d’extrême droite de la coalition – HaTzionout HaDatit et Otzma Yehudit -.

JTA a contribué à cet article.

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